CANADA - SANTÉ - DOULEURS
L'utilisation médicale des dérivés du cannabis aurait des effets secondaires mineurs - Mercredi, 25 Juin 2008 - 10:11 - NEWS-INFO
MONTRÉAL - 17 juin 2008 - L'utilisation médicale des cannabinoïdes, des composantes dérivées du cannabis, ne provoquerait généralement que des effets mineurs sur le système nerveux, comme des vertiges et des engourdissements, selon une étude.
C'est du moins l'une des conclusions d'une étude réalisée conjointement par des chercheurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et de l'Université de Colombie-Britannique qui est publiée mardi dans le Journal de l'association médicale canadienne.
Le Dr Mark Ware, chercheur à l'Institut de recherche du CUSM, et son équipe ont passé en revue 31 études publiées de 1966 à 2007 sur les propriétés médicales des cannabinoïdes. Selon leurs observations, il n'y a pas eu d'incidents conduisant à la mort, à l'hospitalisation ou à un handicap sérieux à la suite de l'utilisation des cannabinoïdes en médecine. Dans 96,6 % des cas, il y avait plutôt augmentation des événements non sérieux, principalement des perturbations du système nerveux.
Les chercheurs s'attendaient à ces résultats, puisque les cannabinoïdes sont utilisés justement en raison de leurs effets sur le système nerveux. Ils servent notamment à réduire la douleur chronique provoquée par le cancer, la sclérose en plaques, l'arthrite et la fibromyalgie, à soulager la nausée et les vomissements associés aux traitements de chimiothérapie, et à stimuler l'appétit des personnes atteintes du VIH.
Présentement, il y a plus de médicaments à base de cannabinoïdes disponibles au Canada que dans n'importe quel autre pays du monde. Outre la marijuana, dont l'usage est autorisé à des fins thérapeutiques, le Sativex®, le Marinol et le Cesamet sont vendus en pharmacie. L'étude visait à rassurer les patients, les médecins et les décideurs publics sur les risques associés aux cannabinoïdes, soutient le Dr Ware.
ESPAGNE - SANTÉ
Le Sativex® positif au Pays Catalan
Les rapports gouvernementaux Catalan affichent des résultats positifs en faveur du Programme d'accès au Sativex - Mercredi, 9 Avril 2008 - 12:45 - NEWS-INFO
Porton Down, UK, le 9 avril 2008: GW Pharmaceuticals plc (GWP: AIM), annonce que le gouvernement de la Catalogne en Espagne publie aujourd'hui des résultats positifs de son programme pilote destiné à évaluer Sativex® comme traitement pour les patients souffrant d'un haut besoin de toute une gamme de Conditions médicales.
Dr Stephen Wright, Directeur R&D, a déclaré: "Ce programme a démontré que Sativex fournit d'importantes améliorations dans environ la moitié des patients qui ont besoin de niveau fort, là où les autres traitements actuellement disponibles ont échoués. Cela est tout à fait compatible avec notre expérience de Sativex au Canada et au Royaume-Uni ainsi que dans des essais cliniques contrôlés. Nous sommes heureux d'avoir pu aider le gouvernement catalan dans la conduite de cette importante recherche."
Les résultats sont présentés au cours d'une conférence de presse qui se tient le 9 avril 2008 à Barcelone.
Communiqué de presse :
Programme pilote sur l'utilisation thérapeutique du cannabis promu par le Département de Santé du Gouvernement de Catalogne.
Cette étude a été réalisée en réponse à la demande de la disponibilité d'une formulation pharmaceutique de cannabis pour utilisation au bénéfice des patients souffrant d'un certain nombre de maladies chroniques à long terme.
Près de la moitié des patients qui ont reçu Sativex ont bien répondu en signalant l'amélioration de leurs symptômes.
Ce projet de recherche, promu par l'administration catalane, est novateur dans sa coordination avec les médecins, les hôpitaux et les pharmacies de détail et d'autres professionnels de la santé comme les infirmières dans le suivi thérapeutique des patients.
Le Département de la Santé du Gouvernement de Catalogne a publié des résultats du programme pilote sur l'utilisation thérapeutique du cannabis, qui s'est achevé en décembre 2007.
L'objectif principal de ce programme pilote est de répondre à la demande de la disponibilité d'une formulation pharmaceutique légitimée de cannabis. Le programme résulte d'une initiative de l'association de l'Associació Agata (le cancer du sein) qui a conduit le Parlement catalan à approuver deux propositions autorisant le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour préparer la source thérapeutique du cannabis d'une part et pour promouvoir un projet de recherche Sur l'utilisation thérapeutique des dérivés du cannabis, de l'autre.
Le programme pilote a débuté en janvier 2006 par arrêté du chef du Département de la Santé catalan, sous la direction d'un comité présidé par la Direcció General de Recursos Sanitaris:
IRLANDE - BIOLOGIE - SANTÉ
Un marqueur moléculaire sanguin pour la détection précoce du cancer du sein - Mardi, 18 Mars 2008 - 14:01 - NEWS-INFO
Des chercheurs de l'équipe du Dr O'Connor de la faculté de biotechnologie de l'université 'Dublin City University' (DCU) ont découvert un marqueur sanguin pour la détection précoce du cancer du sein. Il s'agit de la seprase, une protéine surexprimée au niveau de la membrane des cellules cancéreuses du sein. Les chercheurs sont en train de développer un test fluorométrique pour tester le niveau de cette protéine dans le sang des patients. Des premières études indiquent une sensibilité et une spécificité de détection du test de respectivement 88 et 70%, ce qui en ferait un test plus sensible que les tests commerciaux actuellement disponibles.
A terme, les chercheurs espèrent que ce test puisse être pratiqué chez un médecin généraliste en moins de 15 minutes, pour un coût modique, en prélevant un peu de sang ou à partir de la salive des patients.
Le test est développé par Sera Scientific, une spin-out de DCU, en collaboration avec Amideon Systems.
Information extraite du BE Irlande numero 29 - 14 mars 2008, rédigé par l'Ambassade de France en Irlande. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com
IRLANDE - SANTÉ
Un test pour personnaliser le traitement de patients atteints d'un cancer du sein - Mardi, 18 Mars 2008 - 13:59 - NEWS-INFO
L'équipe du Pr Duffy de l'institut Conway de l'université University College Dublin' et de l'hôpital universitaire Saint Vincent de Dublin ont mis au point un test permettant de prédire si une tumeur du sein récemment diagnostiquée est susceptible de métastaser ou non.
Le test mesure le taux dans les tissus cancéreux d'une enzyme, uPA, qui joue un rôle important dans le processus de métastase de la tumeur primaire. Si le niveau de l'enzyme est faible, la tumeur est moins susceptible de se disséminer dans d'autres organes. Ce test a été validé par plusieurs groupes indépendants à travers le monde, représentant au total 8.000 patients. Ceci a conduit la société américaine d'oncologie clinique à recommander le test comme standard pour tous les nouveaux patients diagnostiqués avec une tumeur du sein.
Les patients dont le taux d'uPA est faible pourraient éviter la chimiothérapie habituellement prescrite après la découverte d'un cancer du sein, et pourraient se voir proposer d'autres traitements, comme l'hormonothérapie, qui ont des effets secondaires moins marqués que la chimiothérapie.
Ces travaux ont été financés par la Irish Cancer Society et le Health Research Board.
Information extraite du BE Irlande numero 29 - 14 mars 2008, rédigé par l'Ambassade de France en Irlande. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com
CANADA - SANTÉ - TRAITEMENT DE LA DOULEUR
Un traitement novateur contre la douleur cancéreuse est maintenant sur le marché au Canada - Vendredi, 24 Août 2007 - 1:31 - INFO-NEWS
TORONTO, le 7 août - Bayer Inc., filiale de Bayer AG, et GW. Pharmaceuticals ont annoncé que Santé Canada avait approuvé
SATIVEX®, médicament dérivé du cannabis, pour le traitement analgésique d'appoint chez les adultes atteints de cancer avancé qui présentent une douleur modérée ou grave pendant un puissant traitement opioide administré à la plus forte dose tolérée contre une douleur de fond persistante. SATIVEX®, seul médicament dérivé de composants du cannabis, s'administre par vaporisation dans la bouche.
Santé Canada a approuvé SATIVEX® avec conditions en vertu de la politique relative aux avis de conformité avec conditions (AC-C). Cette approbation témoigne de la nature prometteuse des données cliniques qui devront être confirmées par d'autres études. Les produits approuvés en vertu de la politique sur les AC-C de Santé Canada se sont révélés prometteurs, sont de grande qualité et ont un profil d'innocuité acceptable selon une évaluation des avantages et des risques pour ce qui est de l'indication approuvée.
En 2005, Santé Canada a approuvé SATIVEX® pour le soulagement de la douleur neuropathique en présence de sclérose en plaques chez les adultes, également en vertu de la politique relative aux avis de conformité avec conditions (AC-C).
SATIVEX® est un vaporisateur buccal qui contient surtout du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et du cannabidiol (CBD), cannabinoide non psychoactif. La composition et la dose de ce produit sont standardisées. On croit que SATIVEX® agit par l'entremise des récepteurs cannabinoides qui sont présents dans le système nerveux central et les cellules immunitaires(1). Ces récepteurs se retrouvent dans les voies de la douleur du système nerveux et on sait que leur activation atténue la douleur dans des modèles de douleur pertinents.
"La prise en charge de la douleur cancéreuse laisse à désirer et les ressources pour la prise en charge efficace de cette douleur demeurent quelque peu limitées. Les cannabinoides ont un important rôle à jouer dans le traitement de la douleur cancéreuse complexe, surtout de la douleur neuropathique, et ont un effet positif en association aux options thérapeutiques actuelles", a déclaré le Dr Lawrence Librach, directeur du Temmy Latner Centre for Palliative Care de l'hôpital Mount Sinai et vice-président de l'Association canadienne de soins palliatifs.
"Comme les besoins des patients sont au premier rang de ses préoccupations, Bayer HealthCare est très heureuse que SATIVEX puisse maintenant être utilisé au Canada pour la prise en charge de la douleur cancéreuse, a déclaré Philip Blake, président-directeur général de Bayer Inc. L'approbation de SATIVEX® par Santé Canada témoigne une fois de plus de l'importance du rôle de ce médicament dans le soulagement efficace de la douleur."
Selon le Dr Geoffrey Guy, président de GW, "GW est enchantée que Santé Canada ait approuvé SATIVEX® pour le soulagement de la douleur cancéreuse. On a montré que SATIVEX® procurait un important soulagement de la douleur aux patients atteints de cancer avancé chez qui les besoins sont les plus grands. Nous sommes heureux de pouvoir donner la possibilité d'améliorer leur qualité de vie à des personnes qui entretenaient jusqu'ici peu d'espoir en ce sens."
Statistiques sur le cancer au Canada
La Société canadienne du cancer estime qu'en 2007, il y aura 159 900 nouveaux cas de cancer et 72 700 décès par cancer au Canada. Chaque semaine, en moyenne, le cancer sera diagnostiqué chez 3075 personnes et entraînera 1398 décès.
Le cancer avancé au Canada
Le cancer avancé est un cancer qui peut s'être disséminé à d'autres parties de l'organisme depuis son foyer d'origine et qui ne peut en général pas être maîtrisé ni guéri par un traitement. De 60 à 90 p. 100 des patients atteints de cancer avancé souffrent d'une douleur modérée ou grave, indépendamment de leur âge ou de leur sexe et qu'ils soient ou non hospitalisés(2)(3)(4). Chez ces patients, la douleur nuit au sommeil, aux activités quotidiennes, à la capacité de profiter de la vie et de travailler ainsi qu'aux rapports sociaux(5).
Mode d'action de SATIVEX®
Le patient vaporise lui-même SATIVEX sous la langue ou à l'intérieur de la joue pour obtenir un soulagement fiable de la douleur. La vaporisation confère une plus grande souplesse posologique que la prise de comprimés par voie orale.
Bayer Inc.
Bayer Inc. (Bayer) est une filiale canadienne de Bayer AG, groupe international de recherche dont les principales activités sont dans les domaines des soins de santé, des sciences végétales et des matériaux novateurs.
Bayer Inc., dont le siège social est situé à Toronto, en Ontario, exploite les segments HealthCare et MaterialScience du Groupe Bayer au Canada. Bayer CropScience Inc., dont le siège social est à Calgary, en Alberta, est une entité juridique distincte au Canada. Ensemble, ces compagnies jouent un rôle essentiel dans l'amélioration de la qualité de vie des Canadiennes et des Canadiens en offrant des produits pour lutter contre les maladies, en protégeant les cultures et les animaux et en concevant des matériaux à haut rendement utilisés dans de nombreux aspects de la vie quotidienne.
Les installations de Bayer au Canada comprennent le siège social de Toronto et les bureaux d'Ottawa et de Calgary. Bayer Inc. a environ 1000 employés au Canada et ses ventes ont été de plus de 910 millions de dollars canadiens en 2006. A l'échelle mondiale, les ventes du Groupe Bayer en 2006 ont été de plus de 28 milliards d'euros.
En 2006, Bayer Inc. a investi environ 47 millions de dollars canadiens dans la recherche et le développement et le Groupe Bayer a dépensé l'équivalent de plus de 2 milliards d'euros dans ce domaine à l'échelle mondiale.
GW Pharmaceuticals
La compagnie GW Pharmaceuticals, fondée en 1998, a été inscrite à l'AiM de la Bourse de Londres en juin 2001. En vertu d'une licence délivrée par le Home Office du Royaume-Uni, la compagnie mène des activités de recherche et de développement sur des produits pharmaceutiques à base de cannabinoides qui soulagent la douleur et d'autres symptômes neurologiques chez les patients qui souffrent de graves maladies. GW a assemblé une équipe de plus de 100 scientifiques ayant une vaste expérience du développement tant de produits pharmaceutiques d'ordonnance à base de plantes que de médicaments contenant des substances contrôlées. GW est un des chefs de file mondiaux dans le domaine des cannabinoides et a constitué un important réseau international composé des plus éminents scientifiques dans le domaine. Pour de plus amples renseignements, visitez le site www.gwpharm.com.
Ce communiqué de presse peut contenir des énoncés de nature prospective qui reflètent les attentes actuelles de GW en ce qui a trait aux événements à venir, y compris le développement clinique et l'approbation par les organismes de réglementation de ses produits. Les énoncés de nature prospective comportent des risques et des incertitudes. Il pourrait y avoir d'importantes différences entre les événements qui vont se produire et les prévisions faites dans le présent communiqué de presse. Ces événements dépendent notamment du succès des stratégies de recherche de GW, de l'applicabilité des découvertes faites, du succès et du parachèvement dans des délais raisonnables des études cliniques, dont celles sur SATIVEX et sur les autres produits de GW, des incertitudes relatives au processus de réglementation et de l'acceptation de SATIVEX et d'autres produits par les consommateurs et les médecins.
CANADA - SANTÉ
GW dépose au Canada une demande d'homologation de Sativex(R) contre la douleur cancéreuse - Vendredi, 20 Octobre 2006 - 1:56 - INFO-NEWS
TORONTO, le 19 octobre 2006 /CNW/ - GW Pharmaceuticals plc (AIM : GWP; GW ou "la compagnie") et la Division des produits pharmaceutiques de Bayer HealthCare, Canada ("Bayer") annoncent que GW a déposé auprès des autorités réglementaires canadiennes une demande d'homologation d'une nouvelle indication de Sativex(R), soit le soulagement de la douleur chez les patients atteints de cancer évolué quand la douleur n'est pas convenablement soulagée par les opiacés.
La demande fait suite à une récente réunion officielle, au cours de laquelle des données sur l'efficacité de Sativex chez ces patients gravement malades ont été présentées à Santé Canada. Après cette réunion, Santé Canada a fait savoir que sur la foi des données cliniques présentées, une demande pouvait être déposée en vertu de la politique sur les avis de conformité avec conditions (AC-C).
Selon le Dr Geoffrey Guy, président de GW, "la demande déposée auprès des autorités réglementaires est une autre des étapes de notre vaste stratégie concernant Sativex, dont l'objet est de faire approuver toute une gamme d'indications thérapeutiques pour cet important nouveau médicament dans divers pays au cours des années à venir."
Une étude de phase III menée par GW en Europe auprès de 177 patients souffrant de douleur cancéreuse a donné des résultats positifs. Il s'agissait d'une étude multicentrique, à double insu, avec répartition aléatoire, contrôlée par placebo et en groupes parallèles. Les patients inscrits présentaient un cancer évolué et souffraient de douleur qui n'était pas convenablement soulagée par un puissant opiacé (p. ex. la morphine). En plus de recevoir le médicament à l'étude, tous les patients ont continué de prendre leur opiacé ainsi que d'autres analgésiques pendant l'essai. Au cours de cette étude, Sativex a produit une atténuation statistiquement significative de la douleur par rapport au placebo selon une échelle d'évaluation numérique (p égale 0,014), un des principaux critères d'évaluation de l'étude. Une analyse de la réponse au traitement a révélé que chez 43 p. 100 des patients traités par Sativex, l'atténuation de la douleur était de plus de 30 p. 100 (p égale 0,024).
La douleur liée au cancer est la douleur causée par le cancer, par le traitement du cancer, par exemple la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie, ou par les effets secondaires du traitement. La douleur est grave chez au moins deux tiers des patients atteints de cancer évolué. On estime que chez 14% à 47% de ces patients, les opiacés ne produisent pas un soulagement convenable, donc la douleur persiste(1).
Selon le Dr Jeremy Johnson, investigateur principal de l'étude sur la douleur cancéreuse menée par GW et directeur médical du Severn Hospice au Royaume-Uni, "la douleur demeure un important besoin médical non comblé chez de nombreux cancéreux, qui peuvent ne pas obtenir un soulagement convenable de la douleur même s'ils reçoivent un traitement optimal par un puissant opiacé.
De plus, une proportion des patients ne peut tout simplement pas tolérer les doses d'opiacés pouvant être nécessaires pour soulager la douleur. Bref, de nouveaux analgésiques efficaces sont clairement nécessaires. Les résultats obtenus avec Sativex montrent qu'il peut produire un soulagement additionnel de la douleur dans ce groupe de patients et représenter une importante nouvelle option pour le traitement de la douleur cancéreuse."
Selon Philip Blake, président-directeur général de Bayer Inc., "la douleur est un des symptômes les plus débilitants et craints du cancer évolué. Une fois cette indication approuvée, nous pourrons mettre Sativex à la disposition des patients atteints de cancer évolué."
Sativex est présenté en vaporisateur buccal et contient surtout du tétrahydrocannabinol (THC) et du cannabidiol (CBD), cannabinoide non psychoactif. La composition et la dose de ce produit sont standardisées. On croit que Sativex agit par l'entremise des récepteurs cannabinoides qui sont présents dans le système nerveux central et les cellules immunitaires(2). Ces récepteurs se retrouvent dans les voies de la douleur du système nerveux et on sait que leur activation atténue la douleur dans des modèles de douleur pertinents.
En 2005, Santé Canada a approuvé Sativex pour le soulagement de la douleur neuropathique en présence de sclérose en plaques chez les adultes. Le Canada devenait ainsi le premier pays à approuver Sativex, nouveau médicament de prescription dérivé de composantes du cannabis ayant des propriétés thérapeutiques démontrées. Cette approbation, accordée en vertu de la politique sur les AC-C, témoigne de la nature prometteuse des données cliniques qui devront être confirmées par d'autres études. Les produits approuvés en vertu de la politique sur les AC-C de Santé Canada se sont révélés prometteurs, sont de grande qualité et ont un profil d'innocuité acceptable selon une évaluation des avantages et des risques pour ce qui est de l'indication approuvée.
Cette année, la Food and Drug Administration des Etats-Unis a accepté une demande concernant une drogue nouvelle de recherche qui visait à permettre le passage direct aux essais de phase III sur Sativex pour le traitement de la douleur cancéreuse aux Etats-Unis.
Sativex a été mis au point par l'entreprise britannique GW Pharmaceuticals plc et est exclusivement commercialisé au Canada par la Division des produits pharmaceutiques de Bayer HealthCare.
USA - Sciences de la vie
Obésité ou surpoids léger, mêmes effets - Jeudi, 7 Septembre 2006 - 21:03 - INFO-NEWS
Une importante étude réunissant plus d'un demi million de personnes a démontré un lien entre un surpoids même léger et la mort prématurée.
Le surpoids et l'obésité sont définis selon le calcul de l'indice de masse corporelle (IMC). L'IMC se calcule par le rapport du poids (kg) sur la taille (m) au carré (poids/taille2). Si le rapport est compris entre 25 et 30, le sujet est considéré en surpoids modéré. Au delà de 30, le terme d'obésité est utilisé. Entre 18,5 et 25, le poids est considéré comme normal. Aux Etats-Unis, un tiers de la population est obèse et un autre tiers est en surpoids. On y constate un début de réelle prise de conscience des dangers de l'obésité.
Cette étude financée par le National Cancer Institute a été menée pendant 10 ans sur 527.265 américains âgés de 50 à 71 ans. 61.317 personnes participant à cette étude sont décédées entre 1995 et 2005, la période suivie. Cette étude a intégré un certain nombre de paramètres, notamment l'âge, le groupe ethnique, le niveau d'éducation, l'activité physique et la prise d'alcool. Les auteurs de l'étude, une équipe d'épidémiologiste du National Cancer Institute basée à Rockville dans le Maryland ont également tenu compte des potentiels biais induits par les maladies chroniques et le tabagisme.
Pour le docteur M. Leitzmann, M.D., directeur de cette étude, 19% des morts prématurées peuvent être attribuées à un surpoids. En comparant avec des personnes en bonne santé, un léger surpoids augmenterait les risques de mort prématurée de 20 à 40% alors qu'être obèse multiplierait ces risques par 2 ou 3.
Le docteur Hu, professeur de nutrition et d'épidémiologie à Harvard estime, qu'en moyenne, un léger surpoids raccourci la vie de 2 ans contre 5 à 7 ans pour une personne obèse.
Cette étude vient contredire des données publiées l'année dernière par le "Centers for Disease Control and Prevention". Les membres du CDCP n'ont pas commenté ces divergences. Il semblerait que leur étude n'ait pas tenu compte du tabagisme et des maladies chroniques qui entraînent bien souvent une perte de poids et une mort prématurée.
Le conseil d'Aviva Must, spécialiste de l'obésité à Tufts University, Boston, Massachusetts, est de maintenir un poids correct en étant jeune et ne pas attendre d'avoir 50 ans pour essayer de perdre 20 kg.
Cette information est un extrait du BE États-Unis numéro 45 du 31/08/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux États-Unis. Les Bulletins Électroniques (BE) forment un service ADIT et sont accessibles gratuitement
EUROPE - SANTÉ
Les scientifiques lancent une mise en garde : les rayons ultraviolets émis par les bancs solaires augmentent le risque de cancer de la peau - Jeudi, 6 Juillet 2006 - 15:46 - INFO-NEWS
Bruxelles, le 6 juillet 2006 - Selon un avis adressé à la Commission européenne par le Comité scientifique des produits de consommation (CSPC), publié aujourd’hui, l’usage d’appareils à rayons ultraviolets – lampes à bronzer et bancs solaires – pour obtenir et entretenir un bronzage à des fins esthétiques est susceptible d’augmenter le risque de mélanome malin de la peau. C’est pourquoi les scientifiques recommandent aux personnes présentant des facteurs de risque connus, comme une peau très sensible aux coups de soleil, une incapacité ou une grande difficulté à bronzer, la présence de taches de rousseur ou de grains de beauté atypiques et/ou multiples, ainsi que des antécédents familiaux de mélanome, de ne pas utiliser d’appareils de bronzage pour des raisons esthétiques. Ce conseil s’applique aussi aux moins de 18 ans, car ces appareils semblent entraîner un risque de mélanome particulièrement élevé chez les jeunes. La Commission appelle les États membres et le secteur des appareils de bronzage à faire en sorte que ces produits soient accompagnés d’avertissements et d’instructions propres à éviter leur mauvaise utilisation. La Commission demandera aussi aux organismes de normalisation d’instaurer des limites de rayonnement UV dans les normes relatives aux produits, élaborera des orientations à l’intention du secteur et des conseils destinés aux consommateurs, et demandera aux États membres de veiller à ce que les centres de bronzage appliquent ces recommandations (voir ci-dessous : « Que va faire la Commission ? »).
Günter Verheugen, vice-président de la Commission chargé de la politique relative aux entreprises et à l’industrie, a déclaré : «La Commission appelle les États membres et le secteur des appareils de bronzage à faire en sorte que ces appareils soient accompagnés d’avertissements et d’instructions propres à réduire le risque que leurs utilisateurs développent un cancer de la peau. Nous demandons aux États membres et aux professionnels du secteur de veiller au bon usage des bancs solaires.»
Markos Kyprianou, commissaire à la santé et à la protection des consommateurs, s’est exprimé en ces termes : «Je crains qu’une utilisation abusive de ces appareils de bronzage à des fins esthétiques n’aboutisse à une hausse de l’incidence des cancers de la peau. Il nous faut agir rapidement pour sensibiliser le public aux risques liés aux bancs solaires. Nous devons aussi conseiller les consommateurs pour les aider à déterminer s’ils présentent des facteurs de risque et s’ils devraient s’abstenir d'utiliser ces appareils. Je compte proposer sans retard des initiatives en ce sens.»
La principale source d’exposition aux rayons ultraviolets (UV) est le soleil, mais certaines personnes subissent une exposition importante provenant de sources artificielles : bancs solaires utilisés pour des raisons esthétiques, lampes industrielles, soudure à l’arc, ou encore traitements médicaux faisant appel aux UV. Il est prouvé que les UV peuvent nuire à la santé. L’utilisation d’un banc solaire «pour des raisons esthétiques» signifie que le but recherché est le bronzage.
Les appareils de bronzage aux UV ne se sont popularisés que dans les années 90s et l’on ne connaît pas encore tous leurs effets sur la santé. Il faudra plusieurs années pour mettre entièrement en évidence leur rôle réel dans le développement du cancer de la peau. Les centres de bronzage utilisent des appareils à rayons UVB, relativement puissants.
Il faut conseiller aux personnes présentant des facteurs de risque connus pour le cancer de la peau, surtout le mélanome malin, de ne pas se faire bronzer au moyen d’appareils à rayons UV. Plus précisément, ces facteurs sont les suivants : (i) les phénotypes de peau I et II et la présence de tâches de rousseur, (ii) la présence de grains de beauté atypiques et/ou multiples et (iii) des antécédents familiaux de mélanome. L’utilisation d’appareils de bronzage aux UV semble entraîner un risque de mélanome particulièrement élevé chez les jeunes, aussi vaut-il mieux ne pas les utiliser à un âge inférieur à 18 ans.
Que va faire la Commission ?
La Commission va étudier l’avis et examiner les mesures, tant législatives que non législatives, qui pourraient être prises. Elle estime qu’il est absolument prioritaire d’informer les consommateurs sur les recommandations figurant dans le rapport et prend actuellement contact, à cette fin, avec les organisations de consommateurs et les autorités des États membres. Avec la coopération de l’association européenne des dermatologues, la Commission va mettre au point, dans toutes les langues officielles de l’UE, une fiche d’information destinée à sensibiliser le public aux risques et à guider les consommateurs pour déterminer s’ils sont menacés.
Enfin, la Commission va demander que la norme en la matière (EN 60335-2-27:1997) soit modifiée compte tenu des recommandations, y compris celles relatives à l’irradiance.
Les normes harmonisées européennes sont élaborées par les organismes de normalisation européens ; la Commission présentera sa demande de modification de la norme dans le cadre de la directive « basse tension » 73/23/CEE, qui fixe les objectifs en matière de santé et de sécurité applicables aux bancs solaires.
Site web
L’avis du comité scientifique.
USA - Sciences de la vie
La Nutrigénomique et son devenir - Lundi, 12 Juin 2006 - 13:41 - INFO-NEWS
La nutrigénomique est une spécialité récente qui a pris naissance avec la caractérisation du génome humain et l'avènement de la génomique fonctionnelle. Elle étudie l'influence des pratiques alimentaires sur la variabilité des réponses du génome en fonction de facteurs environnementaux. En effet, les aliments participent de façon active aux processus biologiques et sont capables d'entraîner des mutations de gènes (mutations géniques classiques) ou des épimutations (mutations épigénétiques) qui ne modifient pas la séquence du gène mais qui peuvent modifier son comportement. Ces mutations épigéniques peuvent être transmissibles.
Deux journées de réflexion sur l'avenir de la nutrigénomique ont été organisées les 1er et 2 juin par la National Academies à l'"Institute of Medicine" de Washington.
Bien qu'il soit nouveau, cet axe de recherche est dynamique et le budget alloué par le NIH pour ses différents projets est d'environ 1,3 milliard de dollars.
Il concerne deux objectifs principaux : d'une part, comprendre les interactions entre les aliments et le génome et d'autre part, évaluer l'effet des variations génétiques sur les interactions entre les maladies et le régime alimentaire.
Durant cette rencontre, le projet Hap Map a été aussi discuté. C'est un programme destiné à identifier les SNP (Single Nucleotide Polymorphism). Les SNP sont des variations ponctuelles d'une paire de base de l'ADN. Les S.N.P sont des outils qui permettent d'identifier des génotypes (reconnaître des personnes par exemple), à partir d'échantillons de matière organique, ou permettent de contribuer à la construction d'arbres généalogiques d'êtres vivants ou d'espèces. 300.000 SNP ont été identifiés à ce jour.
D'autres programmes ont également été présentés :
- le "Genetic Association Information Network" (GAIN) financé par les NIH et par des partenaires privés (Pfizer, Penleger, Affymetrix, Abott...) développe des études permettant d'associer l'analyse du génome et les maladies.
- le "Genes and Environment Initiative" (GEI), dont la proposition de budget faite aux NIH pour l'année 2007, permettrait d'accélérer la compréhension de l'implication de la génétique et de l'environnement dans l'apparition des maladies.
Ces deux derniers ont été largement inspirés du "European Nutrigenomics Organisation" (NuGO) dont le but est d'intégrer et de faciliter la recherche nutrigénomique. Ce programme européen a d'ailleurs été souvent cité.
Différents aspects ont été abordés lors de ces journées :
1) L'impact des variations nutritionnelles et génétiques.
Les effets des SNP ont été présentés. Les variations génétiques semblent perturber le réseau métabolique dans lequel la protéine est impliquée. Les études s'avèrent cependant très compliquées car un sujet comme l'obésité implique plus de 20 protéines possédant des SNP.
2) L'épigénétique
Les facteurs épigénétiques montrent que la nutrition via ses apports peut modifier des molécules et agir sur le phénotype. Les souris "agouti" apportent un exemple efficace puisque leur régime alimentaire peut modifier le niveau de méthylation de l'ADN et changer la couleur des souris (de jaune à noir)
3) Les systèmes biologiques
Pour tester les paramètres génétiques et nutritifs, les modèles biologiques utilisés sont classiques : drosophile, souris. Les sujets abordés (cancer du colon, diabète, obésité) tendent à montrer que les individus ne sont pas tous égaux en fonction de la nutrition et de ses effets.
La solution informatique a également été avancée avec la construction d'un réseau métabolique humain. Selon les informaticiens, cette méthode permet de simuler les effets de la nutrition et d'évaluer ses conséquences.
4) Les implications futures
En conclusion de ces journées, les chercheurs ont tenu à réfléchir sur les évolutions à donner à leur discipline. Ils ont précisé que pour le moment les recherches étaient à un stade fondamental et qu'aucune application ou découverte clinique n'a été faite.
Les journalistes scientifiques présents sont d'ailleurs décidés à orienter leur communication en conséquence avec des massages abordables (clairs et simples). Cette orientation a été choisie afin de se prémunir d'un effet d'annonce de type "séquençage du génome" ou "thérapie génique" dont les découvertes n'ont pas été suivies par les applications escomptées.
Les objectifs à développer pour atteindre l'objectif final, qui est d'adapter les conseils nutritionnels à l'individu, seraient d'informer la population sur les besoins nutritionnels, les besoins des producteurs, d'améliorer la qualité des nutriments. Cependant, les premiers résultats ne sont pas escomptés avant une quinzaine d'années.
Cependant, la solution pour prévenir les maladies à court terme passerait par une meilleure éducation nutritionnelle, notamment à l'école.
Cette information est un extrait du BE États-Unis numéro 38 du 08/06/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux États-Unis. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur
USA - SCIENCES DE LA VIE
Un remède de grand-mère dangereux - Lundi, 29 Mai 2006 - 11:57 - INFO-NEWS
La boule de naphtaline, que l'on utilise depuis nos grand-mères pour protéger les vêtements des mites, pourrait provoquer des cancers.
Le laboratoire de Ding Xue de l'université de Boulder, Colorado était envahi de mites et pour protéger leurs nématodes Caenorhabditis elegans, les scientifiques ont mis de la naphtaline contre les mites. Le bilan s'est avéré largement négatif puisque le développement des nématodes s'est trouvé largement modifié.
Cette découverte chanceuse a été conduite chez le ver Caenorhabditis elegans, qui est un modèle pour les scientifiques pour ce qui est du développement animal (voir BE Etats-Unis 31). Son développement très court, de l'ordre de trois jours, et son faible nombre de cellules ont permis de connaître parfaitement son développement.
Pour comprendre le rôle précis de la naphtaline, les chercheurs ont isolé le produit actif, le Naphtalène et l'ont mis en contact avec les vers en croissance. Le développement du nématode est alors modifié avec la présence de cellules additionnelles. A l'échelle moléculaire, le naphtalène inhibe aussi bien les caspases du ver que les caspases humaines. Cette modification intervient, par oxydation, au niveau du site actif des caspases, facteurs impliqués dans l'apoptose cellulaire.
En modifiant la voie apoptotique, la naphtalène modifie le développement classique de C. elegans. Les signaux cellulaires qui induisent la mort cellulaire superflue sont donc inefficaces et le développement biologique est modifié. Même si la caspase humaine a son activité inhibée par le naphtalène, Carl Johnson, spécialiste de la biologie du nématode à la " Hereditary Disease Foundation " à New York City pense que l'extrapolation du nématode à l'homme est prématurée.
Cette information est un extrait du BE États-Unis numéro 36 du 26/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux États-Unis. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur
ITALIE - MÉDECINE
Médicaments anti-tumeurs à partir des cellules immunitaires - Mercredi, 19 Avril 2006 - 13:25 - INFO-NEWS
On pourrait l'appeler l'autodéfense des anticorps. Il s'agit d'un mécanisme complexe étudié par les chercheurs du San Raffaele de Milan, grâce auquel les cellules qui produisent les anticorps indispensables pour combattre les infections, meurent après trois voire quatre jours, intoxiqués par leurs propres scories. Et heureusement, car si les cellules continuaient à produire des anticorps, elles produiraient de graves dégâts, tels que l'apparition de tumeurs ou de maladies auto-immunes. Quand l'organisme est attaqué par des virus ou des bactéries, le système immunitaire produit des milliers d'anticorps par seconde. Quatre jours plus tard, la cellule cesse de produire les anticorps et meurt selon un mécanisme de mort programmée que l'on appelle apoptose. Si l'infection persiste, d'autres cellules fraîches produisent d'autres anticorps. Il faut dire que l'apoptose se produit quand les cellules ont produit un certain nombre d'anticorps nécessaires pour combattre une éventuelle infection. Si les cellules meurent trop tôt, l'organisme est touché par la maladie ; si l'apoptose ne se produit pas au bon moment, cela peut entraîner des maladies auto-immunes ou des cancers. "Comprendre ce mécanisme - affirme Roberto Sitia, coordinateur du groupe de recherche et enseignant de biologie moléculaire et cellulaire de l'Université Vita-Salute du San Raffaele- représente non seulement un pas en avant pour comprendre le fonctionnement du système immunitaire, mais ouvre aussi de nouvelles voies dans le traitement des tumeurs et des maladies neurodégénératives. En bref, réduire ou bloquer par des médicaments la procédure de nettoyage, signifie induire artificiellement l'apoptose dans les cellules tumorales : les scories s'accumulent et la cellule meurt.
Source : Il Sole 24 Ore - 09/03/2006
Cette information est un extrait du BE Italie numéro 44 du 18/04/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Italie. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
USA - SCIENCES DE LA VIE
Une vessie développée en laboratoire implantée chez un patient - Mercredi, 19 Avril 2006 - 13:10 - INFO-NEWS
Des médecins ont réussi à implanter avec succès de nouvelles vessies développées en laboratoire à sept enfants victimes de troubles congénitaux. Ces vessies sont les premiers organes internes développés en laboratoire et implantés par voie chirurgicale. Il s'agit d'un pas en avant important pour le traitement des troubles urinaires, cette recherche est publiée dans la revue The Lancet.
La vessie est un organe qui peut s'étirer comme un ballon et une fois pleine, un signal est envoyé au cerveau pour signaler le besoin d'uriner. Chez certains patients, la vessie n'est pas assez élastique ou le signal n'arrive pas au cerveau. Ceci cause des problèmes d'incontinence, de coliques néphrétiques ou bien des pressions trop élevées qui peuvent endommager les reins.
Pendant plus d'un siècle, les urologistes ont essayé de développer des substituts de vessie avec des morceaux d'intestin. Bien que élastiques et de la forme d'un sac, ils se sont avérés être mal adaptés car ils sécrètent du mucus qui peut bloquer le transit urinaire, et réabsorbent certains déchets pouvant provoquer de nombreux problèmes (coliques néphrétiques, problèmes osseux, cancers). Depuis quelques années, des tests avec d'autres tissus ou matériaux synthétiques ont été développés mais aucun ne s'est avéré réellement concluant.
L'équipe d'Anthony Atala basée à la Wake Forest University School of Medecine à Winston-Salem en Caroline du Nord vient de développer une nouvelle approche. Ils ont réalisé une biopsie de la taille d'une pièce de monnaie contenant à la foie des cellules musculaires et les cellules spécialisées de la vessie. Ils ont fait se développer ces cellules sur une architecture biodégradable de la forme d'une vessie. Après le développement de la vessie en laboratoire, celle-ci est placée grâce à une intervention chirurgicale chez des enfants victimes de spina bifida. La spina bifida est une maladie neurologique qui se développe au cours de l'état embryonnaire. Il en résulte de nombreux problèmes neurologiques dont l'incapacité de percevoir que la vessie est pleine.
Les vessies fonctionnent normalement chez les trois premiers patients réduisant leur incontinence mais ne réduisant que partiellement la pression interne. Les chirurgiens ont donc tenté d'améliorer leur système en utilisant un tissu nourricier permettant de mieux nourrir la vessie. Dans ce cas la pression est divisée de moitié et l'incontinence est réduite considérablement.
Le Docteur Atala prévoit d'élargir ces test aux adultes assez rapidement et même aux patients atteints de cancer de la vessie.
Pour Steve Chung, urologiste à l'Advanced Urology Institute of Illinois à Spring Valley, il s'agit d'un travail fantastique mais qui n'a été développé que sur un petit nombre d'enfants. Il admet cependant que dans le futur cette technologie pourra être appliquée aux maladies de la vessie. Quant à étendre cette technique à d'autres organes, David Mooney, spécialiste d'ingénierie tissulaire à l'Université d'Harvard, tempère en faisant remarquer qu'une vessie est un organe très simple comparée, par exemple, à un coeur.
Cette information est un extrait du BE États-Unis n°30 du 13/04/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux États-Unis. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com
USA - Santé publique
Le mélanome malin toujours en progression - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 23:08 - INFO-NEWS
Le mélanome malin, le plus mortel des cancers de la peau (même s'il reste bien moins létal que d'autres types de cancers), continue de progresser aux Etats-Unis. D'après les chiffres de l'American Cancer Society, 7700 Américains décèderont cette année de ce type de tumeur qui touche les mélanocytes, les cellules productrices de mélanine. Depuis 1973, le taux de mortalité due au mélanome a augmenté de 50%. Son incidence a triplé entre 1980 et 2003, selon l'American Academy of Dermatology. Et si la proportion de personnes concernées par ce cancer était d'une sur 1500 en 1935, elle est aujourd'hui d'une sur 60. Le responsable de cette tendance est bien connu : les rayons ultraviolets du soleil. Le succès des loisirs en plein air, hiver comme été, et des cabines de bronzage apparues dans les années 1980 ont multiplié les occasions d'exposition aux UV, tout aussi néfastes qu'ils soient naturels ou artificiels. Chez les jeunes femmes de 20 à 29 ans, le mélanome malin constitue la première cause de décès par cancer.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 762 - 28 septembre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Baltimore Sun 23/09/2005 (More than skin deep)
USA - Médecine
La mammographie numérique plus efficace chez certaines femmes - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:39 - INFO-NEWS
Selon une large étude parue dans le New England Journal of Medicine, la mammographie numérique serait plus à même de dépister un cancer du sein chez certaines patientes. Lancé par le National Cancer Institute pour un coût de 26 millions de dollars, le Digital Mammographic Imaging Screening Trial (DMIST) avait pour but de comparer les performances de la mammographie argentique avec celles de quatre systèmes digitaux. Près de 50000 femmes réparties sur 33 sites américains et canadiens ont participé au programme. Les résultats ont mis en évidence une meilleure détection des tumeurs cancéreuses en faveur de la mammographie numérique chez les femmes de moins de 50 ans (+28%), celles en pré ou péri-ménopause (+21%) et celles présentant une densité mammaire importante (+15%) - trois catégories qui regroupent tout de même la moitié de la population féminine. Sur la base de ces conclusions, le National Cancer Institute et l'American Cancer Society ont officiellement recommandé aux femmes concernées de privilégier la mammographie numérique lorsque cela leur est possible. Certains experts doutent toutefois que l'avantage statistique de la technique (nettement plus onéreuse) ne se traduise pas dans les faits par une baisse de mortalité par cancer du sein. De fonctionnement similaire à la mammographie analogique, la technologie numérique permet de retraiter les images (luminosité, contraste) et facilite ainsi leur interprétation. Elle réduit également les doses d'irradiation et rend plus aisés le stockage et les transferts d'images.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 759 - 21 septembre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Washington Post 17/09/2005 (New mammogram finds more cases) / Wall Street Journal 17/09/2005 (Digital mammograms excel in study)
USA - Chimie / Santé
Identification d'une molécule anti-inflammatoire dans l'huile d'olive - Samedi, 10 Septembre 2005 - 19:56 - INFO-NEWS
Paul Breslin, du Monell Chemical Senses Center de Philadelphie, et ses collègues ont identifié, dans l'huile d'olive extra vierge de première pression, la structure d'une molécule présentant des propriétés anti-inflammatoires. La substance baptisée oleocanthal (un deacetoxy-ligstroside aglycone), qui peut provoquer des irritations de la gorge à fortes doses, offre les mêmes caractéristiques que l'ibuprofène, un membre de la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Malgré leurs différences structurales, les deux composés agissent de la même façon sur l'organisme en inhibant l'activité des cyclooxygénases COX-1 et COX-2. Le régime alimentaire dit méditerranéen à base d'huile d'olive est connu pour ses effets bénéfiques sur la santé, notamment en termes de réduction des risques de maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Pour les auteurs des travaux publiés dans la revue Nature, l'ingestion quotidienne de 50 g d'huile d'olive fournirait 200 microgrammes/l d'oleocanthal, soit l'équivalent de 10% de la dose d'ibuprofène nécessaire pour calmer la douleur chez l'adulte.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 754 - 09 wseptembre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Los Angeles Times 01/09/2005 (Waiter, extra olive oil please, I have a headache)
USA - Médecine / Santé publique
L'amiante près de chez vous : le risque de mésothéliome existe - Jeudi, 25 Août 2005 - 19:41 - INFO-NEWS
Une équipe de l'Université de Californie Davis a pu mettre en évidence une association entre le fait de vivre près d'une source naturelle d'amiante et le risque de développer un mésothéliome malin. Ce cancer de la plèvre mortel est caractéristique d'une exposition à l'amiante, majoritairement dans le milieu professionnel.
L'étude de Marc Schenker et de ses collègues est la plus large jamais conduite sur la question des dangers liés à la proximité d'habitations avec des dépôts rocheux ultramafiques (principale source du minéral de la famille des silicates). Les chercheurs ont comparé les données de 2908 cas de mésothéliome déclarés entre 1988 et 1997 auprès du California Cancer Registry avec les cartes géologiques de la Division of Mines and Geology (DMG) recensant les dépôts ultramafiques principalement concentrés au Nord et au Centre de l'Etat (Sierra Nevada, Coast Ranges et Klamath Mountains). Ils ont ainsi découvert que la probabilité pour un individu de développer un mésothéliome malin est directement proportionnelle à la distance entre son lieu de résidence et la plus proche source d'amiante naturelle, les chances diminuant de 6,3% tous les dix kilomètres, jusqu'à atteindre la valeur marginale de un cas pour 100 000 individus. A titre de contrôle, les scientifiques ont analysé de la même manière un nombre égal de cas de cancer pancréatique (indépendant de l'amiante) et n'ont trouvé aucun lien. Selon Marc Schenker, le risque dû à l'exposition naturelle quotidienne au matériau fibreux, bien que faible, est réel et doit être pris au sérieux. L'étude paraîtra cet automne dans l'American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 752 - 22 juillet 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Los Angeles Tiles 17/07/2005 (Natural asbestos, cancer linked) / SJMN 13/07/2005 (Study suggests rare cancer is linked to asbestos in soil)
CANADA - SANTÉ
Le premier anti-douleur à base de cannabis est enfin approuvé. - Mercredi, 20 Avril 2005 - 9:51 - INFO-NEWS
Toronto, Canada - 19 avril 2005 - La société britannique GW Pharmaceuticals a annoncé le 19 avril2005 à Londres que le SATIVEX®, le premier médicament anti-douleur à base de cannabis au monde, avait été définitivement approuvé au Canada.
GW, qui s'est associé avec la société allemande BAYER pour commercialiser le SATIVEX®, avait obtenu en décembre 2004 un avis de conformité de l'Agence Santé Canada (Health Canada), première étape de l'autorisation de mise sur le marché de ce médicament pour le traitement de la douleur des patients atteints de sclérose en plaque. "Nous sommes très heureux que le Sativex® ait reçu le feu vert des autorités de régulation au Canada. Cet événement marque la première approbation au monde d'un médicament dérivé du cannabis", s'est réjoui le Dr Geoffrey Guy, PDG de GW Pharmaceuticals, un petit laboratoire pharmaceutique du sud de l'Angleterre.
Le médicament, appelé THC/CBD, du nom de ses deux principaux composants, le tetrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD), devrait être distribué au Canada avant l'été 2005 par Bayer HealthCare..
Environ 50.000 personnes sont atteintes de sclérose en plaque au Canada et cette maladie provoque d'intenses douleurs dans 80% des cas. GW Pharmaceuticals attend que l'Agence du médicament britannique (MCA) autorise la mise sur le marché de son nouveau médicament, mais le processus a pris du retard.
Le Canada devient ainsi le premier pays à approuver le Sativex®, un médicament d'appoint, administré par vaporisations dans la bouche, pour le soulagement de la douleur neuropathique chez les adultes atteints de sclérose en plaques.
La douleur neuropathique, ou douleur accompagnant une lésion nerveuse, peut survenir spontanément ou peut être provoquée par le toucher, la température ou le mouvement. On estime que 50% des personnes atteintes de sclérose en plaques souffrent de douleur neuropathique chronique. Nombre de ces personnes ne répondent pas bien aux traitements actuellement offerts.
Il n'existe aucun traitement permettant de guérir définitivement la sclérose en plaques et jusqu'au Sativex aucun soulagement pour de nombreux patients contre pour la douleur neuropathique. Le Canada est donc le premier pays au monde à approuver ce 1er médicament à base de cannabis.
ALLEMAGNE - BIOTECHNOLOGIE
Puces à ADN pour le diagnostic de maladies complexes - Vendredi, 15 Avril 2005 - 1:10 - INFO-NEWS
Du 15 au 17 Avril 2005, une rencontre d'experts, de scientifiques et d'entreprises se tiendra au château de Tübingen (Bade-Würtemberg), avec pour thématique les bases techniques, les premières applications, les perspectives mais aussi les problèmes liés au diagnostic de maladies humaines par les puces à ADN (Genchips ou Microarrays).
Les puces à ADN vont révolutionner le diagnostic de maladies complexes comme le cancer ou le diabète. Elles permettent en effet de détecter les variations dans la séquence des gènes du patient qui sont liées à la maladie. On peut, grâce aux puces, visionner en une fois différents gènes de grande taille, une partie du génome, voire même le génome entier. Il est donc technologiquement possible d'observer et d'estimer les variations du patrimoine génétique. Ces différences entre êtres humains peuvent être à l'origine d'une prédisposition au développement d'une certaine maladie ou à une réaction à un médicament.
À titre d'exemple, le Prof. Olaf Riess et le Dr. Michael Bonin de l'Institut de génétique humaine de Tubingen présenteront une puce de reséquencage pour le diagnostic de la mucoviscidose. Cette puce permet de reconnaître les 600 mutations génétiques connues qui mènent à cette maladie.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE DE L'ALLEMAGNE "Sciences Allemagne" du Service pour la Science et la Technologie de Berlin - Hebdomadaire - numero 231 - 6 avril 2005
Contacts :
Sources : Dépêche idw, communiqué de presse de l'Université de Tübingen, 01/04/2005 - Rédacteur : Sophie Fourmond
ALLEMAGNE - SCIENCES MÉDICALES
Des scientifiques ont identifié une protéine responsable de la formation des métastases - Lundi, 11 Avril 2005 - 20:43 - INFO-NEWS
La présence d'une protéine d'adhésion à la surface des cellules cancéreuses influencerait la malignité de la tumeur. Dans une culture cellulaire, lorsque la densité des cellules est élevée (ce qui est le cas dans une tumeur), la concentration de la protéine d'adhésion L1 à la surface des cellules est très faible.
L'équipe du Dr. Peter Altevogel (DKFZ - Centre Allemand de la Recherche contre le Cancer) a découvert qu'il existait néanmoins une concentration significative de protéine L1 dans les cellules se trouvant à la périphérie des tumeurs et que l'inactivation de cette protéine interrompait la propagation des cellules tumorales. De la même manière, l'expression du gène-L1 dans des cellules ne produisant pas de L1 à l'état physiologique confère à ces cellules toutes les caractéristiques des cellules cancéreuses. Il est donc clair que cette protéine L1 joue un rôle important dans le développement des cellules tumorales et en particulier dans la formation des métastases.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE DE L'ALLEMAGNE "Sciences Allemagne" du Service pour la Science et la Technologie de Berlin - Hebdomadaire - numero 230 - 30 mars 2005
Contacts : Prof. Peter Altevogt, DKFZ - tel : + 49 6221 42 3714, fax : +49 6221 42 3702
Sources : Transkript (Life Science-Magazin), 04/2005 - Rédacteur : David Boucard
JAPON - PHARMACOLOGIE, MÉDECINE ET BIOTECHNOLOGIES
Analyse de la présence protéique - Lundi, 11 Avril 2005 - 19:59 - INFO-NEWS
Conjointement avec le Biology Research Center de l'AIST, NEC a mis au point une technologie permettant d'identifier rapidement des protéines responsables des maladies comme le cancer.
Il s'agit d'une bio puce de 1,5 cm x 1,5 cm sur laquelle sont gravés, par nanotechnologies, des microsillons qui identifient, à partir d'un échantillon sanguin de faible dose, des protéines dont la quantité augmente chez les malades. Cette invention a été réalisée grâce à la méthode d'ionisation de protéine par laser, mise au point par M. Koichi TANAKA, Prix Nobel de Chimie.
Seule une très faible quantité d'échantillon sanguin est nécéssaire, environ 1 micro litre, (1/20e de la quantité requise habituellement) et donne des résultats d'analyse en environ 70 minutes, alors que jusqu'à présent il fallait un ou deux jours.
NEC envisage de mettre en oeuvre cette méthode d'ici 3 ans dans les domaines du traitement médical sur mesure et du développement de nouveaux médicaments en utilisant ses avantages : la rapidité d'analyse et la facilité de diagnostic en même temps de plusieurs organes.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE DU JAPON du Service pour la Science et Technologie à Tokyo - Ambassade de France au Japon - Hebdomadaire - numéro 356 - 30 mars 2005.
Sources : Nikkei, 18/02/2005 - Rédacteur : Chamira Issoufaly
UK - MÉDECINE - ANTI-DOULEURS
GW Pharmaceuticals veut aussi proposer le Sativex® aux cancéreux - Jeudi, 20 Janvier 2005 - 0:01 - INFO-NEWS
Le laboratoire pharmaceutique britannique GW Pharmaceuticals a fait état mercredi 19 janvier 2005 de tests cliniques positifs pour l'utilisation sur des patients atteints de cancers avancés de son Sativex, le premier médicament anti-douleur à base de cannabis au monde.
Le Sativex® n'est pas encore commercialisé, mais la société britannique espère obtenir en 2005 le feu vert des autorités sanitaires britannique et canadienne.
GW, qui s'est associé avec l'allemand Bayer pour commercialiser le Sativex, a publié dans un communiqué les résultats d'essais cliniques en phase III --la dernière avant la soumission d'un produit aux autorités sanitaires-- réalisés sur 117 patients atteints de cancers à un stade avancé.
Ces tests ont montré que 40% des patients dont les douleurs n'étaient pas calmés par un opioïde existant, du genre de la morphine, avaient ressenti une amélioration supérieure à 30% avec le Sativex.
"Les patients dans cet essai souffraient de douleurs intenses du fait de leur cancer, malgré la prise d'opioïdes forts, et leurs besoins cliniques étaient donc très élevés", a souligné Stephen Wright, directeur de la Recherche et du Développement (RD) de GW.
"Les résultats de cette importante étude démontrent encore le large potentiel du Sativex, non seulement pour les douleurs liées à la sclérose en plaques mais aussi pour le cancer et d'autres douleurs chroniques", a-t-il ajouté.
GW Pharmaceuticals envisage maintenant de soumettre aux autorités sanitaires de nouvelles indications pour son médicament, après d'éventuelles études supplémentaires.
La société, qui a été créée en 1998 pour développer des médicaments à base de cannabis, espère commencer cette année à vendre ses premiers produits sur les marchés canadien et britannique.
GW a obtenu en décembre un "avis de conformité" de l'agence Santé Canada pour l'utilisation du Sativex dans le traitement de la douleur des patients atteints de sclérose en plaque.
Un feu vert définitif est "imminent", a précisé le laboratoire dans un communiqué.
GW Pharmaceuticals attend en outre à l'été le feu vert définitif de l'Agence du médicament britannique (MCA).
GW PHARMACEUTICALS
BAYER
ALLEMAGNE / BIOLOGIE
Le corps humain est capable, comme le pavot, de fabriquer de la morphine - Samedi, 16 Octobre 2004 - 13:07 - INFO-NEWS
Contrairement à ce que l'on pensait jusqu'à présent, les cellules humaines sont capables de produire de la morphine et des substances de la même famille. La synthèse se déroulerait de la meme façon que celle de l'opium (dont l'une des substances actives est la morphine) chez le pavot, comme le rapportent des scientifiques allemands dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences)
"Si cette morphine humaine était capable de réagir avec les récepteurs opiacés, de grands changements pourraient être induits dans les pratiques médicales", selon Mainhart Zenk de l'universite de Halle-Wittenberg. La morphine pourrait être employée pour lutter contre la douleur, influencer le système immunitaire et le comportement humain. Les recherches s'appliquent maintenant à savoir si les molécules morphiniques découvertes dans les tissus humains se lient aux récepteurs opiacés.
À ce jour, les médecins savaient seulement que l'endorphine, substance agissant pour l'apaisement de la douleur, était produite par le corps humain. Mais seules les molécules de morphine seraient capables de calmer les douleurs les plus aigües. Ainsi la morphine d'origine végétale est utilisée par exemple pour lutter contre les douleurs dans les cas de cancer.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE DE L'ALLEMAGNE "Sciences Allemagne" du Service pour la Science et la Technologie de Berlin - Hebdomadaire - numero 207 - 29 septembre 2004
Sources : Die Welt, 21/09/2004 - Rédacteur : Antoinette Serban
USA - MÉDECINE / NANOTECHNOLOGIES
L'avenir des nanotechnologies dans la lutte contre le cancer - Lundi, 20 Septembre 2004 - 20:26 - INFO-NEWS
Le National Cancer Institute (NCI) vient d'annoncer la mise en place d'un programme de 144 millions de dollars sur 5 ans destiné à développer l'emploi des nanotechnologies dans la lutte contre le cancer. L'objectif est de mettre au point, à l'échelle de la molécule, des structures capables de détecter et détruire les cellules cancéreuses. Aux États-Unis, différentes approches sont en cours d'évaluation, parmi lesquelles trois que certains médecins considèrent comme particulièrement prometteuses.
Le Massachusetts General Hospital travaille ainsi sur des nanoparticules magnétiques susceptibles, une fois injectées au malade, de renforcer l'efficacité des examens d'Imagerie par résonance magnétique (IRM). Dans les laboratoires de la Rice University (Texas), on cherche à produire des particules à base d'or capables de se fixer sur des tumeurs et, sous l'action d'une lumière proche de l'infrarouge, de chauffer et d'éliminer les cellules environnantes. Enfin, la dernière approche fait intervenir de petites particules qui progresseraient jusqu'aux tumeurs malignes pour y délivrer les principes actifs des médicaments et augmenter ainsi l'efficacité des chimiothérapies classiques. Mais malgré les espoirs suscités, certains spécialistes appellent à la vigilance. Les nanoparticules ne semblent en effet pas sans danger ; deux récentes études sur la souris ont notamment révélé qu'elles pouvaient être à l'origine de lésions dans les poumons et le cerveau.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 625 - 15 septembre 2004.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
USA Today 12/09/2004 (Pinpointing cancer fight)
USA - SANTÉ PUBLIQUE
Le suivi sanitaire des victimes du World Trade Center en question - Dimanche, 12 Septembre 2004 - 23:16 - INFO-NEWS
Trois ans après l'attaque terroriste contre le World Trade Center, la gestion sanitaire au niveau fédéral de l'après 11 septembre fait l'objet de sévères critiques de la part du Government Accountability Office (GAO). Six programmes ont en effet été mis en place au lendemain du drame afin de suivre l'état de santé des pompiers, des équipes de déblaiements et des résidents. Mais les efforts consentis sont loin d'être suffisants, notamment du point de vue financier, a estimé le GAO dans un rapport envoyé au Sous-comité de la Maison Blanche sur la Sécurité nationale, les menaces émergentes et les relations internationales. Ainsi, les quelques 74 millions de dollars de fonds fédéraux accordés ne permettront sans doute pas d'aller au-delà de 2009 alors qu'un certain nombre d'affections sont susceptibles de se déclarer plus tard (cancers) ou de durer plus longtemps (maladies chroniques). Par ailleurs, les six programmes soumis à l'examen du GAO manqueraient de cohérence ; dirigés par des organismes séparés, ils varieraient beaucoup dans leur méthodologie (catégories de personnes suivies, type d'information recherchée) et leur rôle de soutien auprès des victimes. Selon le GAO, près de 400.000 individus ont été exposés aux poussières de béton, fibres de verre, amiante et autres matériaux disséminées après l'effondrement des deux tours new-yorkaises.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 623 - 10 septembre 2004.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Wall Street Journal 09/09/2004 (Plan to track 9/11 effects falls short)
USA - MÉDECINE - PHARMACIE
Mieux détecter les cancers de la prostate - Mardi, 31 Août 2004 - 18:10 - INFO-NEWS
Une fois un diagnostic de cancer de la prostate posé, les médecins suivent chez le patient le taux d'antigènes spécifiques de la prostate (ASP) dans le sang, reflet de l'évolution de la tumeur. Actuellement, on considère qu'un taux inférieur à 4 ng/ml est acceptable et ne nécessite pas d'opération lourde de type prostatectomie. Mais les recherches d'Anthony D'Amico, du Brigham and Women's Hospital (Massachusetts), et de ses collègues, suggèrent le contraire. Les cancérologues ont examiné plus de 1000 hommes atteints d'un cancer de la prostate et ayant été opérés. Ils ont mis en évidence un risque de décès dans les sept ans suivant l'intervention chirurgicale 10 fois supérieur chez ceux montrant une augmentation du niveau d'ASP d'au moins 2 ng/ml dans l'année du diagnostic. Ainsi, il semble plus important de surveiller les variations de la concentration d'ASP que de rechercher un seuil critique. Selon l'équipe, les patients qui présentent ce type augmentation du taux d'ASP après une opération devraient se voir proposer des traitements complémentaires, hormones ou radiations. Par ailleurs, les scientifiques estiment que des mesures précoces de l'ASP, effectuées à 35 ans par exemple, pourraient permettre plus tard de mieux détecter la maladie, qui représente aujourd'hui la deuxième mortalité par cancer aux Etats-Unis.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 615 - 9 juillet 2004.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Boston Globe 08/07/2004 (Screening seen key to predict tumor growth)
USA - RECHERCHE MÉDICALE
Des particules de silice pour combattre le cancer - Mercredi, 7 Juillet 2004 - 20:13 - INFO-NEWS
Des chercheurs de la Rice University (Texas) ont indiqué dans les Cancer Letters avoir réussi à réduire des tumeurs cancéreuses grâce à des particules de silice chauffées par rayon laser. Ils ont en fait fabriqué des "microbilles" constituées d'un noyau de silice recouvert d'une fine couche d'or. Cette structure, trente fois plus petite qu'une cellule sanguine, possède la particularité d'absorber les rayons infrarouges pour les convertir en chaleur. Pour son expérience, l'équipe a commencé par injecter les particules de silice dans le sang de souris présentant des tumeurs de 3 à 5,5 millimètres. Comme ces dernières possèdent des vaisseaux sanguins plus perméables, les billes ont eu tendance à s'accumuler dans leur voisinage. Six heures après l'injection, les souris ont été soumises pendant 3 minutes à un rayonnement infrarouge qui pénètre sans dommage dans les tissus sains ; celui-ci a provoqué une élévation de la température de 50°C dans les zones de concentration, détruisant les cellules cancéreuses. Trois mois plus tard, les souris traitées semblent en parfaite santé tandis que les souris témoins ont toutes succombé à la maladie.
Une licence a été accordée à la société Nanospectra Biosciences pour entreprendre des études de toxicité du procédé et évaluer son intérêt chez l'homme.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 612 - 2 juillet 2004.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Washington Post 28/06/2004 (Heat on cancer)
ALLEMAGNE / SCIENCES MÉDICALES - CANCÉROLOGIE
Une molécule pousse les cellules cancéreuses au suicide - Vendredi, 9 Avril 2004 - 15:15 - INFO-NEWS
Le groupe de recherche du Pr. Bernd Groner, du NGFN (National Genomforschungsnetz - Réseau national de recherche sur le génôme), a synthetisé une protéine qui provoque le suicide des cellules cancéreuses. La molécule perturbe une voie de signalisation nécessaire à un grand nombre de cellules cancéreuses pour leur survie.
Stat3 fonctionne dans la cellule comme un minuscule interrupteur. Quand Stat3 est activé, le programme "croissance, survie et multiplication" de la cellule se met en route. Dans le cas de cellules cancéreuses, Stat3 est le plus souvent continuellement activé, ce qui aboutit à une multiplication incontrôlée des cellules. La petite protéine artificielle des chercheurs du NGFN interrompt la voie de signalisation de Stat3, et par la même, la croissance anarchique des cellules cancéreuses.
Les scientifiques ont isolé parmi les millions de petites molécules synthétiques d'une banque de données celle qui pouvait se fixer de manière spécifique à Stat3. Elle bloque un site de Stat3, qui intervient dans l'accrochage de la molécule avec l'ADN. Les gènes concernés ne peuvent plus être transcrits, et le programme de multiplication des cellules s'en trouve bloqué. Les cellules cancéreuses amorcent alors leur propre mort. Les petites molécules du type de celle developpée par les scientifiques du NGFN sont appelées aptamères, et représentent un espoir dans la lutte contre le cancer. Elles doivent cependant être adaptées dans une forme médicamenteuse, et optimisées dans leur action.
Ces résultats ont fait l'objet d'une publication dans le journal spécialisé "Molecular Cancer Research" du mois de mars 2004.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE D'ALLEMAGNE - "Sciences Allemagne" du Service pour la Science et la Technologie de Berlin.
Hebdomadaire - N°185 - 07 avril 2004
Contacts : Management du projet NGFN, pm-ngfn@dlr.de
Sources : Dépêche IDW - Communiqué de presse de la DLR, 05/04/2004
Rédacteur : Gabrielle Fréhaut
RUSSIE - SCIENCES MÉDICALES
Un médicament de troisème type, unique contre la douleur - Vendredi, 9 Avril 2004 - 14:14 - INFO-NEWS
Des scientifiques de l'institut peterbourgeois d'étude des molécules complexes ont mis au point un nouveau médicament à base de calcitonine du saumon, beaucoup plus efficaces que ceux déjà existants, efficace à très faible dose et relativement peu coûteux.
Jusqu'à présent il existait surtout deux types d'analgésiques : les préparations narcotiques comme la morphine et celles comme l'analgine.
Un autre type, à base de calcitonine extraite du saumon était utilisé dans les cas extrèmes (comme la phase terminale du cancer), avec de très lourds effets secondaires et un coût élevé. La nouveauté introduite par l'équipe de Guenada Vlassova consiste à avoir identifié et séparé les molécule de calcitonine qui ont un effet analgésique. Le produit obtenu neutralise les effets secondaires, tout en etant efficace à très faible dose, 100 voire 1000 fois plus faibles que celles utilisées pour les analgésiques classiques. Il supprime la douleur pour 10 à 12 heures.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE DE RUSSIE - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Moscou - Trimestriel - numéro 1 - 08 avril 2004.
Sources : Rossiskaia Gazeta, 10/03/2004
USA - MÉDECINE/PHARMACIE
Le venin d'un cône contre la douleur - Mardi, 10 Février 2004 - 1:43 - INFO-NEWS
Une forme synthétique du venin d'un gastéropode marin pourrait soulager les douleurs de patients atteints de cancer ou de Sida réfractaires aux opioïdes conventionnels, selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association. Le médicament expérimental inhibiteur des canaux calciques, appelé ziconotide, qui constitue l'équivalent d'un composé du venin du cône Conus magus, a révélé des effets analgésiques chez 53% des patients traités, contre 17,5% dans le groupe contrôle. Selon la compagnie Elan Pharmaceuticals qui fabrique le ziconotide, les effets secondaires fréquents, tels que vertige et confusion, peuvent être réduits en adaptant la dose de médicament. Une demande d'autorisation commerciale fédérale a été déposée ; celle-ci pourrait intervenir dès cette année.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 541 - 16 janvier 2004.
Boston Globe 13/01/2004 (Sea snail venom kills stubborn pain)
TALIE - MÉDECINE
Déceler une tumeur grâce à une simple analyse de sang - Lundi, 9 Février 2004 - 23:37 - INFO-NEWS
Selon l'étude menée par le Prof. Pastorino de l'Institut des tumeurs de Milan, il est possible de déceler une tumeur à partir d'une simple analyse de sang. L'hypothèse s'est en effet vérifiée dans le cas des cancers du poumon, une des maladies les plus meurtrières puisque les chances desurvie sont seulement de 5%.
En comparant la quantité de fragments d'ADN présents dans le sang d'un groupe de personnes saines et d'un groupe de malades atteints d'un cancer du poumon, les chercheurs ont observé une quantité de fragments d'ADN très supérieure chez les personnes atteintes d'une tumeur. Selon l'hypothèse avancée, les tissus atteints libèreraient des fragments inertes d'ADN qui circuleraient donc librement dans le plasma. Une simple analyse de sang permettrait donc dans le futur de déceler un cancer aux poumons. La difficulté est donc de réussir à identifier la maladie assez tôt grâce à une analyse sanguine, qui permettra ensuite de connaître l'avancement de la maladie.
BULLETIN ELECTRONIQUE D'ITALIE du Service Scientifique de l'Ambassade de France a Rome.
Bimensuel - numero 15 - 18 décembre 2003 - Sources : La Repubblica, 24/11/2003
Rédacteur : Nicolas Perna, Volontaire International