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USA - Biotechnologies
Ce que les Américains savent des OGM - Lundi, 11 Avril 2005 - 21:36 - INFO-NEWS
Une étude du Food Policy Institute (FPI) de l'Université Rutgers (New Jersey) montre que les Américains sont en général assez peu conscients de la place des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans leur alimentation. A l'heure actuelle, on estime qu'environ 60 à 70% des produits transformés disponibles à la consommation contiennent des ingrédients dérivés d'OGM. Et pourtant, moins de la moitié (48%) des 1200 personnes interrogées dans le cadre de l'enquête du FPI, financée par le Département de l'Agriculture (USDA), déclarent savoir que ces produits sont vendus en supermarchés et moins d'un tiers (31%) pensent en avoir eux-mêmes consommé. De même, il semble que les Américains confondent assez facilement les aliments effectivement modifiés puisque sur les cinq les plus souvent cités, seuls deux (le blé et le maïs) correspondent à la réalité ; les trois autres (tomates, riz et poulet) ne sont pas ou plus commercialisés mais font l'objet de recherches. Le soja, pourtant transgénique à 80%, n'est pas mentionné parmi les premiers. Même flou pour ce qui est des réglementations nationales en matière d'OGM. Une large majorité ignore que les OGM sont soumis avant autorisation à des tests d'innocuité pour l'homme et l'environnement tandis qu'ils sont à peine un tiers à savoir qu'il n'existe pas d'obligation d'étiquetage des produits génétiquement transformés. Compte tenu de cette ignorance, il n'est pas étonnant selon les auteurs de l'étude que l'opinion de la population sur les OGM soit partagée. Globalement, 47% se déclareraient plutôt pour et 41% plutôt contre. Selon le point de vue défendu par l'industrie américaine concernant le rejet des OGM en Europe, les Européens auraient moins confiance que les Américains dans leurs systèmes nationaux d'autorisation de mise sur le marché. On peut cependant noter qu'une société suisse a récemment révélé avoir livré par erreur des semences de maïs transgénique non approuvées à des fermiers américains, ce qui a conduit à la consommation de quelques tonnes de ce maïs entre 2001 et 2004. De même une société américaine avait dû admettre en 2000 que du maïs non approuvé pour la consommation humaine avait été utilisé par erreur dans des tacos et des chips.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 705 - 4 avril 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
San José Mercury News 24/03/2005 (Genetically modified foods eaten regularly)
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USA - Biotechnologies
La recherche industrielle sur les OGM en stagnation ? - Mardi, 8 Février 2005 - 15:36 - INFO-NEWS
Quasiment absentes des champs il y a dix ans, les cultures d'organismes génétiquement modifiés (OGM) représentent aujourd'hui une part significative de l'agriculture américaine. Ce succès apparent serait toutefois à nuancer selon le Center for Science in the Public Interest (CSPI), une organisation à but non lucratif qui défend une approche prudente en matière d'OGM. En effet, après des années de croissance, le nombre d'OGM soumis à l'approbation de la Food and Drug Administration (FDA) et au Department of Agriculture (USDA) aurait tendance à décliner.
La première a ainsi autorisé en moyenne 9,4 variétés par an entre 1995 et 1999 contre seulement 3 par an entre 2000 et 2004, tandis que le nombre d'accords délivrés par le second est passé de 8,2 par an à 2,6 par an au cours des mêmes périodes. Pour le CPSI, l'industrie des biotechnologies ne jouerait plus son rôle d'innovation, se contentant de présenter des variétés légèrement différentes d'OGM déjà approuvés. L'analyse des données publiques des deux agences gouvernementales faites par l'organisme montre d'ailleurs que les plus récents travaux concernent peu ou prou les mêmes gènes que ceux des années 1990 (principalement pour la résistance aux herbicides et l'expression de pesticides et non pour des qualités nutritives améliorées) et le même type de végétaux cultivés à grande échelle (soja, coton, maïs.). Le processus de recherche serait en effet trop peu rentable pour des cultures plus restreintes, d'autant que la grande distribution reste réticente par crainte des réactions des consommateurs. La Chine en revanche semble encore en plein développement dans ce domaine.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 681 - 07 février 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
USA Today 02/02/2005 (Biotechnology appears to be withering as a food)
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CHINE / BIOLOGIE, BIOTECHNOLOGIES
Un test deux fois moins cher pour détecter les traces d'OGM - Mercredi, 12 Mai 2004 - 14:52 - INFO-NEWS
Après deux années d'étude, le centre de recherche sur les biotechnologies de l'Académie d'Agronomie de Chine (CAAS) à Shanghaï a mis au point son premier kit de détection rapide des OGM dans les produits agricoles. Le test permet de détecter des traces d'ADN modifie dans le soja, le colza et le mais entre autres, a un seuil de 0,1%, en 50 minutes. Cette précision est habituelle pour les produits actuellement sur le marché, mais le coût du kit est moitié moindre. Ce kit est en phase de production (1000 a 2000 kits/mois).
Cette mise au point est d'importance : d'après l'entreprise Soyatech, la Chine a la 4ème plus grande surface d'OGM apres les USA, le Canada et l'Argentine avec plus de 650.000 hectares plantes et 6 espèces d'OGM autorisées. Le service de quarantaine chinois est le premier utilisateur de ce kit car depuis 2001 les produits contenant des OGM doivent être étiquetés en Chine.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE DE CHINE du Service Scientifique à Pékin - Ambassade de France en Chine - Mensuel - numéro 5 - 02 février 2004
Sources : Newsletter du ministère pour la Science et la Technologie de Chine, 20/12/2003, http://www.most.gov.cn/English/newletter/q352.htm
Soyatech société américaine d'information et de conseil specialisée dans le soja et les oléagineux.
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UK / SPÉCIAL OGM
Le point sur les OGM au Royaume-Uni : de la science au débat public - Mardi, 23 Decembre 2003 - 0:56 - INFO-NEWS
L'actualité sur les OGM au Royaume-Uni est très fournie depuis le début de l'été 2003, avec la publication successive des différents rapports demandés dans le cadre du grand débat national sur les plantes génétiquement modifiées : un rapport scientifique, un rapport économique, et un rapport sur le grand débat public sur les OGM. A cela s'est rajouté en octobre 2003 la publication des résultats scientifiques du "Farm Scale Evaluation" (FSE), un programme d'essais de culture en pleins champs d'OGM résistants aux herbicides.
Ce "special" a pour but de faire le point sur ces différents rapports et résultats avant que le gouvernement ne prenne sa décision sur l'eventuelle autorisation de la culture et/ou de la commercialisation des OGM au
Royaume-Uni.
1 - Le rapport économique
Dans le cadre de la réflexion sur l'éventuelle culture et commercialisation des plantes génétiquement modifiées au Royaume-Uni, le "Department for Environment, Food and Rural Affairs" (DEFRA) a demandé à la "Strategy Unit" (SU) du cabinet du premier ministre de faire une analyse générale des coûts et bénéfices des plantes génétiquement modifiées.
La SU a été créée en juin 2002 à la suite de la fusion de la "Performance and Innovation Unit" (PIU), de la "Prime Minister's Forward Strategy Unit" (PLFSU) et d'une partie du "Centre for Management and Policiy Studies" (CMPS). Elle a pour rôle d'analyser la politique et les programmes stratégiques à long terme. Elle travaille avec les différents ministères pour faire la promotion de la pensée stratégique et améliorer les processus de décision au sein du gouvernement. Elle rend directement compte au cabinet du Premier ministre.
Pour son travail de réflexion economique, la SU a considéré que ni les cultures OGM ni leur alternatives ne constituaient une fin en eux-mêmes mais que les cultures OGM peuvent être utiles si elles vont dans le sens d'objectifs à atteindre, qu'ils soient environnementaux, sociaux ou économiques, sans pour autant imposer un coût trop important. Les analystes ont également choisi de s'interesser non seulement aux OGM actuellement disponibles sur le marché mais également aux développements potentiels dans ce domaine dans les quinze années à venir.
Pour faciliter leurs analyses, les responsables de l'étude ont travaillé avec les parties prenantes sur cinq scenarii possibles concernant les OGM en fonction de l'acceptation des OGM par le public et de la mise en place de régulation spécifique. Les deux premiers scenarii envisagent une acceptation large du public pour les OGM. Dans le premier cas une introduction graduelle des OGM, ces introductions étant réglementée par une régulation spécifique avec un système strict d'autorisations de mise sur le marché, d'etiquetage et d'un suivi après l'introduction sur le marché. Dans le second, les OGM sont petit à petit considérées comme des plantes et des nourritures comme les autres. Les deux scenarii suivant considèrent (cas actuel) une opposition importante du public face aux OGM avec, dans un cas, une régulation stricte mise en place et dans le second une rupture entre l'attitude du public et une règlementation lâche qui ne permet pas de séparer efficacement les plantes OGM des non OGM. Le cinquième scenario considère la décision politique de refus de culture commerciale d'OGM au Royaume-Uni.
L'étude économique s'est concentrée sur plusieurs secteurs clés : l'impact sur l'économie agricole, les OGM étant actuellement majoritairement destinées à améliorer la rentabilité ; les avantages pour toute la chaine agro-alimentaire (les nécessités de l'étiquetage, la séparation des linéaires "avec OGM" des linéaires sans) ; les impacts sur l'économie rurale et l'environnement ; l'impact sur la santé humaine ; l'impact sur la recherche et le développement technologique britannique et enfin l'impact international.
Les conclusions de la Strategy Unit ont été publiées en juillet 2003 dans un rapport intitulé "Field Work : Weighing up the costs and benefits of GM crops". Les principaux points sont :
- Les OGM peuvent offrir des avantages en terme de coût et de facilité d'utilisation pour les fermiers britanniques. De plus les développements futurs des OGM pourraient offrir une gamme importante d'avantages aussi bien pour les fermiers que pour les consommateurs. Cependant, au moins à court terme, il faut s'attendre à une faible demande des consommateurs pour des produits contenants des OGM ce qui réduit le potentiel économique de la génération actuelle d'OGM. À long terme, deux éléments seront déterminants pour évaluer les coûts et bénéfices des OGM : l'attitude du public et la capacité du système de régulation à gérer efficacement les incertitudes liées aux OGM.
- Seuls quelques semences et caractéristiques (des souches de maïs, betterave et colza résistantes aux herbicides) sont actuellement disponibles et adaptées aux conditions de culture au Royaume-Uni. Ces OGM offrent certains avantages pour les fermiers mais aucun avantage visible pour les consommateurs. Cependant, dans le futur, de nombreuses semences d'interêet pour le Royaume-Uni pourraient être développées, en particulier des pommes de terre et du blé. De même, les caractéristiques de modification génétique développée dans le futur pourraient être plus adaptées aux besoins des fermiers (résistances aux nuisibles et aux maladies les plus fréquents au Royaume-Uni) ou aux besoins de la société (aliments moins allergènes, aliments avec des nutriments supplémentaires, production de médicaments et vaccins à partir de plantes non alimentaires). Certaines de ces améliorations pourraient également venir de techniques de culture traditionnelles ou biologiques.
- Les futures décisions concernant les semences OGM impliqueront des compromis entre les coûts dans certains domaines et les bénéfices apportés dans d'autres. Par exemple, un système de régulation strict permet de réduire considérablement les risques, ce qui est important pour le consommateur, mais cela implique également une augmentation des coûts financiers, ce qui pourrait décourager tant les compagnies agroalimentaires, pour le développement de nouvelles semences, que les fermiers, pour les cultiver.
- L'impact potentiel de la culture de semences OGM sur les fermiers conventionnels et les adeptes de la culture biologique pourrait également nécessiter la mise en place de compromis. Les règles concernant la culture des OGM détermineront avec quelle efficacité les OGM peuvent être séparés des plantes non-OGM au niveau des fermes elles-mêmes. Ces règles détermineront également le coût auquel devront faire face les fermiers désireux de cultiver des plantes OGM, tout comme celui que les fermiers traditionnels et biologistes auront à supporter pour s'assurer de l'intégrité de leurs cultures.
- Les coûts et les bénéfices des OGM varient en fonction des types de semences et des caractéristiques ajoutées. Il est donc nécessaire de faire une analyse plus approfondie au cas par cas.
- La décision concernant les OGM aura des implications plus larges à l'échelon de toute la recherche industrielle britannique, qui pèse un poids important dans l'économie du pays. De même, cette décision aura une influence sur la compétitivité du Royaume-Uni à l'échelon international et sur les décisions que pourraient prendre les pays en voies de développement concernant la politique en matière d'OGM.
2 - Le grand debat public
Mis en place à la suite des recommandations de l'"Agriculture and Environment Biotechnoloy Commission" (AEBC) dans son rapport de septembre 2001 "Crops on Trial", le grand débat public national a été cofinancé par le DEFRA, le "Department for Trade and Industry" (DTI) et les administrations écossaises, galloises et d'Ulster. Il a été organisé par un comité complètement indépendant du gouvernement britannique.
Selon les recommandations de l'AEBC, ce débat ne devait pas avoir pour but de faire répondre "Oui" ou "Non" aux OGM mais de donner l'occasion à tous les Britanniques de parler et d'exprimer leur point de vue sur les OGM, leur éventuelle culture au Royaume-Uni, les informations qu'ils souhaiteraient avoir et la règlementation qu'ils souhaitent voir mise en place. Ce débat devait également avoir pour but de donner des informations au public sur les OGM. Le débat a officiellement commencé le 3 juin 2003.
Pour arriver à ce résultat, le débat a été divisé en deux parties principales. La première est une série de débats - environ 675 au total de taille très variable - organisés à l'échelon local (par des volontaires), régional ou national et ouverts à tous. Les discussions ont été facilitées par la projection d'un film et la distribution d'informations, en particulier à travers le site internet qui a reçu près de 25.000 visites.
Les opinions du public émises lors de ces débats ont été synthétisées et évaluées par un groupe d'experts indépendants. La seconde partie du débat a consisté en des discussions plus approfondies avec des membres du public afin d'approfondir l'analyse et de vérifier les résultats des débats plus ouverts. Pour cela, 77 personnes représentant la population britannique non impliquée dans les OGM, que ce soit dans le cadre du travail ou d'un militantisme actif pour ou contre. Les dix groupes de discussions ainsi formés se sont rencontrés deux fois, à une semaine d'intervalle, les participants étant invités, entre les deux sessions de discussion a continuer leur reflexion et leur recherche d'informations.
Le comité d'organisation du débat a publié ses conclusions dans un rapport intitulé "GM Nation ? The findings of the public debate". L'analyse des données issues des deux programmes a permis de faire ressortir un certain nombre de points importants concernant l'opinion du public face aux OGM :
- Les personnes ne sont pas à l'aise avec les OGM. Cela ne concerne pas uniquement la technologie elle-même mais également les questions sociales et politiques qui y sont associées. Les opinions lors des débats publics allaient de l'attitude précautionneuse et du doute à la suspicion et au scepticisme. Le public estime que les OGM sont porteurs de risques potentiels importants. Une majorité rejette toute idée de bénéfice possible à partir des OGM (sauf pour les compagnies productrices de semences). Les discussions de groupes ont légèrement inflechi ce résultat, les personnes reconnaissant majoritairement être mal informées et inquiètes.
- Plus les personnes s'engagent dans le sujet, plus leur inquiétude se renforce. De plus, ils expriment en général des idées plus affirmées. Cependant, ils deviennent également plus prêts à reconnaître des bénéfices potentiels pour les OGM.
- Sur les participants au débat, à peine plus de la moitié souhaite que la culture des OGM soit autorisée au Royaume-Uni. Les autres souhaitent qu'au moins une condition supplémentaire soit remplie avant l'autorisation de la culture des OGM. Les conditions concernent essentiellement un délai supplémentaire pour éliminer ou du moins réduire à un niveau acceptable les risques potentiels pour l'environnement et la santé.
- Il y a une méfiance très répandue envers le gouvernement et les compagnies multinationales. En particulier, une idée très répandue était que le gouvernement avait déja pris sa décision et que le débat n'était qu'une manoeuvre de camouflage dont les résultats seraient ignorés. Le débat a également permis de souligner l'idée que le gouvernement n'a pas la possibilité, voire même ne souhaite pas, défendre les intérêts du public.
- Il y a un désir d'en savoir plus et que plus de recherches soient menées. Le public souhaite avoir plus d'information pour pouvoir résoudre lui-même les contradictions et les querelles des pour et des contres. Pour cela, les personnes souhaitent avoir accès à des informations fiables et non biaisées par un camp ou l'autre. Le public a le sentiment que personne, à l'heure actuelle, n'en sait suffisamment et qu'il faut donc poursuivre la recherche.
- Les pays en voie de développement ont des intérêts particuliers. Et, selon certains participants, les OGM peuvent leur apporter des bénéfices. Le public est cependant très divisé sur la question.
- Le débat a été apprécié malgré la suspicion concernant les motifs du gouvernement. Les conclusions du débat public seront prises en compte, ainsi que les autres aspects (scientifiques et économiques). Il faut noter que plus de 100 chercheurs et scientifiques britanniques éminents, qui avaient choisi de s'investir dans le débat national, ont envoyé une lettre à Tony Blair pour critiquer la façon dont le débat a été mené. Ils esperaient que leur participation au débat permettrait de corriger certaines opinions fausses. Ils estiment que le gouvernement, en laissant paraître certaines informations fausses dans les médias et en refusant de les contredire, a saboté leur travail. Concernant le débat lui-même, ils estiment que les débats publics ont souvent été monopolisés (détournés) par des militants anti-OGM. Dans l'ensemble, ils ressentent un hostilité importante concernant leur travail, ce qui décourage les chercheurs et les incitent à partir à l'étranger. Ils estiment enfin que d'autres technologies innovantes pourraient subir le même sort que les OGM. Les signataires ne sont pas uniquement spécialisés dans les OGM, mais couvrent de nombreux domaines de la recherche.
3 - Les resultats des essais de culture en pleins champs
Les premiers résultats de la "Farm Scale Evaluation" (FSE) ont été publiés comme précédemment annoncé dans la revue "Philosophical Transactions : Biological Sciences" de la Royal Society le 16 octobre 2003. Cette étude a 1 été menée par un consortium regroupant le "Centre for Ecology and Hydrology", le Rothamsted Research Institute" et le "Scottish Crop Research Institute". Elle analyse les conséquences sur la biodiversité (les insectes, les mauvaises herbes, invertébrés...) de la modification des méthodes de management des semences génétiquement modifiées par rapport aux semences normales. Les résultats publiés actuellement concerne les 3 semences de printemps (betterave, maïs et colza de printemps). Les résultats de la dernière semence, un colza d'hiver, seront publiés ultérieurement.
La FSE a été réalisée sur environ 180 champs, 60 pour chaque type de semence. Chaque champ a été séparé en deux pour permettre, dans une première moitié, la culture d'une semence génétiquement modifiée résistante à un herbicide et dans l'autre moitié la semence traditionnelle correspondante. La gestion des mauvaises herbes s'est faite à l'aide de l'herbicide correspondant à la résistance pour les semences OGM et en utilisant les techniques habituelles pour les semences traditionnelles. Les comparaisons en terme de biodiversité ont été réalisées en étudiant la quantité et la qualité des mauvaises herbes et des invertébrés, tels que les papillons et les abeilles, aussi bien dans le champ lui-même que dans les bordures.
Sur les huit articles scientifiques publiés, deux concernent les mauvaises herbes dans les champs eux-mêmes, deux se concentrent sur les invertébrés dans les champs, un a analysé les bordures des champs aussi bien pour les mauvaises herbes que pour les invertébrés et un 6eme a analysé les effets des différents types de traitements herbicides sur les animaux se nourrissant d'invertébrés et de mauvaises herbes. Les deux derniers articles discutent de la stratégie adoptée pour réaliser la FSE et des interpretations qu'elle peut permettre et comparent les techniques de gestion des cultures utilisées dans l'étude avec les techniques conventionnelles pour remettre en perspective les résultats.
Les effets sur les mauvaises herbes dans les champs
L'étude montre que la différence de gestion entre les semences traditionnelles et les semences OGM a un impact significatif sur les mauvaises herbes. Dans les champs de betterave et de colza génétiquement modifié, le contrôle des mauvaises herbes est beaucoup plus efficace que dans les semences non résistantes aux herbicides. Cela se traduit par un nombre de graines de mauvaises herbes dans le sol en fin de récolte beaucoup plus faible avec les OGM qu'avec les semences conventionnelles. Cette diminution du nombre de graines de mauvaises herbes est un phénomène qui existe depuis plusieurs décennies au Royaume-Uni, même avec les plantes conventionnelles, mais cette étude montre que certains OGM pourraient accélérer le phénomène. En opposition avec ces résultats, les chercheurs ont observé une augmentation des mauvaises herbes dans le maïs OGM par rapport au maïs normal, indiquant que le régime d'herbicide adopté pour le maïs OGM n'est pas aussi efficace que le régime traditionnel pour limiter la prolifération des mauvaises herbes. Les cultures conventionnelles de maïs ont tendance à utiliser d'avantage d'herbicides
persistants.
Les effets sur les invertébrés dans les champs
Comme dans le cas des mauvaises herbes, l'étude a mis en évidence un impact significatif de la gestion des mauvaises herbes sur la population d'invertébrés dans les champs. De nouveau, les chercheurs ont observé une diminution de certains invertébrés dans les champs de betterave et de colza OGM et une augmentation dans les champs de maïs OGM par rapport à leurs équivalents conventionnels. Les invertébrés supérieurs actifs sur les graines et la couche de litière étaient dans l'ensemble peu affectés par le type de semence cultivée et la gestion des herbicides. Cependant, de petites différences ont été observées, avec une diminution des papillons dans la partie OGM des champs de colza, et d'abeilles, de papillons et d'hétéroptères dans les champs de betterave OGM.
Enfin, dans tous les parties cultivées avec des OGM, les scientifiques ont observé un nombre accru de collemboles, un détritivore qui se nourrit de mauvaises herbes mortes et en décomposition. Ceci est du à l'application plus tardive des herbicides dans les cas des OGM, permettant aux mauvaises de pousser avant d'être éliminées.
Les effets a la bordure des champs
Trois composants de la bordure des champs ont été étudiés : la bordure labourée mais non plantée, l'accotement herbu du champs et la frontière elle-même. Les différences les plus importantes sont observées au niveau de la bordure labourée, beaucoup plus affectée par les herbicides répandus que les parties les plus éloignées. Les résultats sont en accord avec ce qui est observé au niveau des champs eux-mêmes. Ainsi, pour le colza OGM, les scientifiques ont observé une diminution de la couverture, de la floraison et de l'ensemencement de 24, 44 et 39% respectivement par rapport au colza traditionnel dans la bordure labourée. Dans le cas de la betterave, les différences concernent uniquement la floraison et l'ensemencement avec une diminution de 34 et 39% respectivement par rapport aux champs cultivés conventionnellement. Enfin, pour le maïs, on observe une augmentation de la couverture et de la floraison de 28 et 67% respectivement dans les champs de maïs génétiquement modifiés par rapport aux champs plantés de maïs conventionnels.
Concernant les invertébrés, une diminution de 24% des papillons est observée uniquement dans les bordures des champs de colza, reflet de la diminution du nombre de fleurs. Très peu de différences ont été observées pour les abeilles, les limaces et les autres invertébrés.
Impact sur la suite de la chaîne alimentaire
Les effets négatifs de la gestion des mauvaises herbes dans les champs de betterave et de colza OGM sur la biomasse et les invertébrés, ou l'effet positif concernant le maïs, ont des répercussions dans la suite de la chaîne alimentaire. Dans les champs ou la flore est réduite, on retrouve moins d'herbivores, de pollinisateurs et d'insectes qui s'attaques aux herbivores. Cependant, dans l'ensemble les différences sont faibles (moins d'un facteur deux) comparées aux différences observées tout au long d'une année et entre les différentes type de semence. La direction du changement depend de l'efficacité de la gestion des mauvaises herbes dans la partie OGM comparée à la partie conventionnelle.
Justification des modalités de l'étude et interprétation des résultats
L'article justifie la pertinence des résultats obtenus en détaillant les modalités de l'étude qui ont permis d'éviter les biais. Ainsi, des études précédemment menées sur les sols, la végétation et la gestion des champs, ont été utilisées pour sélectionner les sites des essais afin qu'ils soient représentatifs des champs cultivés au Royaume-Uni. De même, les changements historiques et récents dans les mauvaises herbes ont été utilisés pour évaluer la biodiversité initiale dans les différents sites et envisager les possibles modifications à long terme.
Des réinterprétations d'expérimentations en plein champs menées dans les années 90 ont permis d'établir que des changements de pratique de gestion des mauvaises herbes peuvent provoquer des différences importantes dans la biodiversité. La FSE a été mise au point de telle manière que de telles différences entre les cultures conventionnelles et les cultures de plantes résistantes aux herbicides puissent être détectées.
Gestion des cultures et contexte britannique
Pour la validité de l'étude, il était important que le mode de gestion des cultures conventionnelles soit représentatif de la pratique des fermiers britanniques, ce qui a été le cas. De même les localisations et l'intensité des cultures étaient représentatives de la gamme observée normalement au Royaume-Uni. Les quantités d'herbicide utilisées et la date d'administration sont également représentatives de la pratique conventionnelle pour les cultures non OGM et des recommandations des producteurs de semences pour les cultures résistantes aux herbicides. Cela se traduit dans l'ensemble par une diminution de la quantité d'herbicide sur les cultures OGM, mais accompagnée d'une administration plus tardive dans la saison, par rapport aux cultures conventionnelles. La seule exception est le colza pour lequel aucune difference en terme de quantité d'herbicide n'est observée.
Les résultats illustrent les différences que peuvent provoquer des changements dans la gestion des mauvaises herbes, dans ce cas, changements provoqués par l'utilisation de semences résistantes aux herbicides. Ils montrent également que l'impact sur l'environnement est très variable suivant les semences (et donc la gestion associée). Cet essai ne peut donc s'appliquer qu'aux trois semences testées et ne permet aucune extrapolation pour d'autres semences OGM.
Les scientifiques ont beaucoup insisté, en particulier dans les médias, sur le fait que les résultats observés ne sont pas dûs à la façon dont les plantes ont été génétiquement modifiées mais au fait que cette modification permet de changer la gestion du contrôle des mauvaises herbes dans les champs, en particulier en attendant plus longtemps avant la première aspersion et entre chacune.
Les polémiques et les critiques
Avant même la publication des résultats, une polémique est née dans le journal "The Guardian", le journal annonçant, 15 jours avant la publication officielle des résultats, que les scientifiques concluaient que deux des trois semences étaient dangereuses pour l'environnement. Le journal s'appuyait sur le refus par la Royal Society de publier un neuvième article écrit par les chercheurs. L'article du Guardian, très polémique, parle d'échec sévère pour le gouvernement et les industriels et spécule sur les causes des résultats : les herbicides utilisés eux-mêmes et non, comme le rappelle les scientifiques, le mode de gestion des mauvaises herbes. La Royal Society a répliqué en estimant que le journal faisait passer ses propres intérêts avant ceux du public et du devoir d'information en publiant des informations spéculatives.
Pour faire taire tout autre polémique sur la valeur scientifique des articles publiés, la Royal Society, dans la préface du numéro spécial contenant les huit articles scientifiques sur la FSE, a rappelé que le journal "Philosophical Transaction" avait adopté, dès le 1er mars 1664, le systeme de "peer review" (examen par les pairs) qui est un gage de qualitémaintenant utilisé dans tous les journaux scientifiques. Dans le cas des articles sur la FSE, le journal a même renforcé son système d'examen avant publication, avec la mise en place d'un comité consultatif de cinq scientifiques éminents venant de quatre pays différents qui a sélectionné les rapporteurs des articles. Pour ces derniers, le comité a refusé d'inclure toute personne affiliée ou ayant été affiliée à une entreprise ou une institution pouvant avoir un intérêt dans le débat, que ce soit dans un sens ou dans l'autre. De plus, les membres du comité et les rapporteurs ont du signer une déclaration nommant toutes les organisations commerciales auxquelles ils étaient affiliés et explicitant leurs intérêts économiques potentiels et financiers dans des entreprises agroalimentaires. Tous les articles ont été examinés par au moins 3 rapporteurs (la norme est souvent de deux). Aucun des articles scientifiques n'a été accepté dans sa forme originale, le neuvième article (celui repris par le Guardian) étant refusé suite aux commentaires des rapporteurs.
Pour rester dans la polémique sur la FSE, certains groupes souhaitent l'annulation des résultats concernant le maïs car l'herbicide utilisé dans les cultures conventionnelles, l'atrazine, devrait être bientôt interdite par l'Union Européenne. L'herbicide devra donc être remplacé par un autre, ce qui pourrait entrainer une modification des résultats observés.
Enfin, certains groupes critiquent l'étude dans son ensemble. Ils estiment qu'elle était trop limitée, et trop focalisée. Elle n'a pas cherché à évaluer les autres effets dommageables possibles, pour la santé humaine, en matière de pollinisation croisée, de dégats sur les microorganismes du sol et les risques à long terme de transfert des modifications génétiques.
4- L'hybridation croisée
Des chercheurs britanniques se sont intéressés au problème de la pollinisation croisée, une des pierres d'achoppement pour les anti-OGM. Les cultures d'OGM n'existant pas actuellement au Royaume-Uni en dehors de la FSE, les chercheurs du "Biotechnology and Biological Science Research Council" (BBSRC) et du NERC se sont intéressés aux hybrides formes à partir de deux espèces voisines, le colza cultivé (Brassica napus) et le navet sauvage (Brassica rapa) qui poussent majoritairement le long des rivières. Les scientifiques ont mené une étude très approfondie qui devrait permettre d'évaluer à l'avenir le nombre, la fréquence et la localisation des hybrides. Grâce à des images satellite et des données du "Centre for Ecology and Hydrology", les chercheurs ont estimé que 1,8 millions (soit environ 2%) des navets sauvages des rives se trouvent à moins de 30 mètres d'un champ de colza. De façon intéressante aucun navet sauvage n'a été observé le long des rivières écossaises. En fonction de ces données, et des cultures actuelles, les chercheurs estiment à 32.000 le nombre d'hybrides qui apparaissent chaque année dans les populations de navet sauvage sur les rives et à 17.000 les espèces sauvages poussant dans les champs. De plus, selon l'étude, l'isolement des cultures réduit mais n'empêche pas complètement, le flux de gènes même sur de longues distances.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE DU ROYAUME UNI de la Mission pour la Science et Technologie à Londres.
Mensuel - numéro 40 - 05 décembre 2003.
Sources : "Field Work : weighing up the costs and benefits of GM crops", rapport de la Strategy Unit, 07/2003, ; "GM Nation, the findings of the public debate", 09/2003, http://www.defra.gov.uk ; BBC News, 31/10/2003, http://news.bbc.co.uk ; Le supplément éducation du Guardian, 31/10/2003, ; "The Royal Society Philosophical transactions B, 16/10/2003, p1775-913 ; Press Release de la Royal Society, 02/10/2003 et 16/10/2003, ; The Guardian, 02/10/2003 ; BBC news, 12 et 16/10/2003, ; Science, 17/10/2003, , p407-409 ; press release du BBSRC, 09/10/2003
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ALLEMAGNE / BIOTECHNOLOGIES / OGM
Des plantes génétiquement modifiées pour la production de vaccins contre le cancer - Jeudi, 27 Novembre 2003 - 23:43 - INFO-NEWS
Le groupe de travail de physiologie moléculaire du développement, de l'institut de génétique végétale et de recherche sur les plantes cultivées(IPK) de Gatersleben (Basse-Saxe), ont modifié génétiquement des plantes pour la production d'un vaccin contre le cancer de l'utérus. Un virus est responsable du développement des cancers de l'utérus: le Papillom-virus humain (HPV, Type 16). Les chercheurs de l'IPK ont inséré dans le génome de plants de tabac et de pomme de terre un gène codant pour
la protéine L1 de l'enveloppe du virus. Ils espèrent créer un vaccin à base de la protéine L1, exprimée par les plantes dans un prorata de 0,5% (tabac) et 0,2% (pommes de terre) de l'ensemble des protéines. Les protéines d'enveloppe synthetisées par les plantes ont montré la même immunogénité que les protéines L1 obtenues par infection de cellules d'insectes.
La perspective de développer un vaccin oral, qui stimulerait la production d'anticorps anti-protéine L1 par la consommation de ces plantes transgéniques, est neanmoins lointaine. Une expérience sur les souris a montré que seules 3 des 24 souris nourries avec les pommes de terre transgéniques ont développé une réponse immunitaire spécifique anti-L1.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE D'ALLEMAGNE - "Sciences Allemagne" du Service pour la Science et la Technologie de Berlin. Hebdomadaire - N°169 - 26 novembre 2003.
Contacts : J. Rautenstrauch
Sources : Transkript, 11/2003
Rédacteur : Gabrielle Fréhaut
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USA / BIOTECHNOLOGIES / OGM
Un poisson génétiquement modifié dans les aquariums - Jeudi, 27 Novembre 2003 - 23:31 - INFO-NEWS
La société Yorktown Technologies (Texas) peut se targuer d'être la première à proposer au grand public américain un animal de compagnie génétiquement modifié : le poisson-zèbre. Ce petit animal est bien connu des laboratoires de recherche puisque les généticiens ont l'habitude d'en altérer le génome en y introduisant un gène de fluorescence associé à d'autres gènes d'intérêt. En marquant ainsi le poisson, ils peuvent d'un seul coup d'oeil vérifier l'expression du gène d'intérêt par une fluorescence verte, jaune ou rouge. C'est cette dernière couleur qui a intéressé la compagnie texane qui a obtenu auprès de l'Université Nationale de Singapour la licence exclusive de vente aux Etats-Unis de GloFish, une version rouge fluorescente du poisson-zèbre. L'éventuel impact sur la vie sauvage de cette commercialisation préoccupe évidemment nombre d'écologistes qui s'interrogent par ailleurs sur sa légalité. Yorktown Technologies profite en effet d'un vide juridique ; ni la FDA (Federal Food and Administration), ni l'EPA (Environnemental Protection Agency) ni le Département de l'Agriculture ne disposent de réglementation pour la vente d'animaux ornementaux modifiés. Certains industriels promettent déjà d'autres animaux de compagnies de ce type, comme des chats non allergènes.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 526 - 26 novembre 2003
Los Angeles Times 22/11/2003 (From biogenics lab to home aquariums, it's the GloFish)
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INDE / PROGRAMME DE LA RECHERCHE
Programme de cultures transgéniques - Lundi, 3 Novembre 2003 - 21:27 - INFO-NEWS
L'Indian Council for Agricultural Research (ICAR), équivalent indien de l'INRA, envisage de lancer un vaste projet pour mettre au point des variétés transgéniques de plantes résistantes à certaines maladies qui font des ravages dans les cultures du pays. Ce programme de 8 millions d'euros aurait une importante composante de génomique fonctionnelle et concernerait une vingtaine de centres répartis dans le pays. Jusqu'à présent, le seul OGM commercialisé par l'Inde est un coton transgénique mis au point par une société liée à la multinationale Monsanto. Dans ce pays qui n'a réalisé avec succès sa "revolution verte" dans les annees 70 que grâce à l'emploi massif d'insecticides, avec des conséequences sur l'environnement parfois considérables, le recours aux OGM pour lutter contre certains parasites dans les cultures est très tentant. À noter que l'Inde a ratifié le protocole de Cartagène sur la sécurité alimentaire en janvier 2003.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE D'INDE du Service de Coopération et d'Action Culturelle à New Delhi - Ambassade de France en Inde - Mensuel - numéro 1- 01 octobre 2003
Sources : PTI Science Service, 15/09/2003. Rédacteur : Erwan ROBIC
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USA / Agriculture : Le maïs enrichi en acide oléique dans les assiettes en 2007 - Mercredi, 10 Septembre 2003 - 20:00 - INFO-NEWS
Par croisement naturel avec des graminées du type Tripsacum dactyloides, des chercheurs ont obtenu une nouvelle souche de maïs qui pourrait contribuer à diminuer les risques de mauvais cholestérol et d'obstruction des artères parce que riche en acide oléique.
Actuellement, l'huile extraite du maïs classique contient environ 60% d'acides gras polyinsaturés, 10% d'acides gras saturés et 20% d'acide oléique. Mais dix ans de recherche ont conduit Susan Duvick et ses collègues, du Service de Recherche du Département de l'Agriculture (ARS), à développer une nouvelle variété de maïs qui affiche un taux en acide oléique de 70%, tout en gardant un goût semblable à celui de ses cousines. L'équipe attend maintenant la délivrance d'un brevet, probablement le mois prochain, qui ouvrira la voie à la culture et la commercialisation de son produit. Le nouveau maïs pourrait apporter à l'industrie agroalimentaire un marché intéressant de consommateurs soucieux de leur santé, à l'échelle mondiale ; élaboré par croisement, il ne fait en effet pas partie des organismes génétiquement modifiés (OGM), souvent mal perçus par les Européens. Les premiers aliments dérivés devraient être disponibles dans les rayons des supermarchés en 2007.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Trihebdomadaire N°493 - 10 septembre 2003 - Los Angeles Times 06/09/2003 (Heart-Healthy corn to hit stores by 2007)
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ALLEMAGNE / BIOTECHNOLOGIES / OGM : Des plantes génétiquement modifiées pour résister à la sècheresse - Vendredi, 22 Août 2003 - 20:13 - INFO-NEWS
Les chercheurs de l'institut de botanique de l'université de Bonn ont identifié un gène qui renforce la résistance des plantes à la pénurie d'eau. Ils ont ainsi créé une variante génétiquement modifiée, capable de survivre plus longtemps au manque d'eau.
L'espèce sud-africaine Craterostigma plantagineum, de la famille des Scrophulariaceae, est la plante modèle pour l'étude de la résistance au stress hydrique: en cas de sècheresse, elle peut perdre 95% de ses réserves aqueuses, survivre ainsi dans un état d'hibernation pendant plusieurs semaines à plusieurs mois, pour renaître sans séquelles à la première pluie. Ce plan de survie est inscrit dans le patrimoine génétique de la plante. Une série de gènes n'est activée qu'en cas de pénurie d'eau, alors que d'autres sont totalement bloqués.
Les généticiens de Bonn ont trouvé dans la plante modèle Arabidopsis thaliana un gène très proche de celui de Craterostigma plantagineum. Ce gène de la sècheresse prépare la plante à mieux se protéger des substances toxiques synthetisées en plus grande quantité en situation de manque d'eau. Il code pour la synthèse d'une enzyme: l'Aldehyde Dehydrogenase (ALDH). Une variante génétiquement modifiée a alors été créée par l'adjonction d'un "gene Turbo" au gène de l'ALDH, qui accroit sa fréquence d'expression. Les résultats sont positifs : les plantes modifiées résistent non seulement plus longtemps au stress hydrique que la version sauvage (16 jours contre 12 jours), mais elles sont aussi plus à même de survivre dans un sol salin.
À long terme, cette découverte devrait mener à la création d'espèces de maïs, de blé ou de soja résistantes à la sècheresse.
BULLETIN ELECTRONIQUE D'ALLEMAGNE - "Sciences Allemagne" du Service pour la Science et la Technologie de Berlin.
Hebdomadaire - N°154 - 13 août 2003.
Contacts : Prof. Dr. Dorothea Bartels
Rédacteur : Gabrielle Fréhaut - Sources : idw, 11/08/2003
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ALLEMAGNE - BIOTECHNOLOGIE OGM - Une pomme de terre bénéfique pour les yeux - Dimanche, 10 Août 2003 - 20:59 - INFO-NEWS
Karslruhe (Bade Würtemberg). Le projet Amélioration de la qualité sanitaire des produits alimentaires par l'augmentation et la modification de la composition en caroténoïdes, financé depuis 1999 par le BMBF, livre ses premiers résultats. Les caroténoïdes, présents dans de nombreuses légumineuses, ont un effet protecteur contre les maladies dégénératives.
Une pomme de terre a donc été génétiquement modifiée, afin de synthétiser le caroténoïde zéaxanthine à un taux jusque 130 fois supérieur à la normale. La zéaxanthine protège des maladies deégénératives oculaires liées à l'âge, particulièrement de la cécité incurable du grand âge. Les premiers essais de dissémination sont en cours à la station expérimentale de l'université technique de Munich. Les essais en champs comportent moins de risques environnementaux sur la pomme de terre que sur d'autres espèces cultivées, ces risques sont maîtrisés par une série de mesures agronomiques. Les premiers tubercules seront récoltés cet automne, puis analysés, avec en perspective leurs capacités de transformation et la valeur nutritive des produits issus de ces pommes de terre transgéniques.
Dans le cadre de ce même projet, les chercheurs se sont penchés sur une variété de carottes cultivée traditionnellement, riche en lycopine. Il a impliqué cinq universités, un institut fédéral de recherche, un institut Fraunhofer, ainsi que sept entreprises.
BULLETIN ELECTRONIQUE D'ALLEMAGNE - "Sciences Allemagne" du Service pour la Science et la Technologie de Berlin.
Hebdomadaire - numero 149 - 2 juillet 2003.
Contacts : Dr Helmar Schubert
Source : idw, 25/06/2003
Rédacteur : Gabrielle Fréhaut
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JAPON - AGROALIMENTAIRE : Projet de loi sur la culture des OGM - Dimanche, 22 Juin 2003 - 16:18 - INFO-NEWS
Le 18 mars 2003, le Cabinet japonais a approuvé le projet de loi du gouvernement concernant la préservation de la biodiversité par la règlementation de l'utilisation des OGM. Il s'agit d'empêcher la dispersion des OGM dans l'environnement et les croisements avec des espèces endémiques. Le gouvernement souhaite faire voter cette loi au cours de la session actuelle de la Diète, afin de ratifier le Protocole de Cartagène sur la biodiversité conformément à la Convention sur la Diversité Biologique. Selon le projet de loi, toute personne désirant produire ou importer des OGM destinés à une culture en extérieur au Japon devra au préalable obtenir l'autorisation du gouvernement. Le dossier de candidature devra proposer un cadre précis d'utilisation et de règlementation des OGM en question et inclure des études d'impacts de ces OGM sur la diversité biologique.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE DU JAPON du Service pour la Science et Technologie a Tokyo - Ambassade de France au Japon - Hebdomadaire - N° 277 - 10 juin 2003.
Contacts : Rafik Leneguer - Source : Japan Agrinfo Newsletter, 06/2003
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USA : Débat autour des poissons OGM - Samedi, 25 Janvier 2003 - 16:23 - INFO-NEWS
Quand les travaux visant à obtenir des poissons et des crustacés transgéniques ont été lancés, il n'était pas encore question d'utiliser ces animaux à des fins alimentaires. Or Aqua Bounty Farms de Waltham (Massachusetts) a déposé une demande auprès de la Food and Drug Administration (FDA) afin de commercialiser ses saumons d'élevage. La Pew Initiative de Washington, financée par Pew Charitable Trusts, souhaite encourager un débat public sur la question suite à la publication d'un rapport sur les conséquences possibles du développement des OGM (concurrence dangereuse avec les espèces sauvages, taux d'absorption plus élevés de toxines environnementales). La Pew Initiative réitère ainsi quelques craintes déjà exprimées dans un rapport provenant du National Research Council publié en 2002, en ajoutant que les règles envisagées ne permettraient pas à la FDA d'assurer une surveillance suffisante étant donné l'absence d'experts qualifiés pour entreprendre cette tâche. De son côté, Aqua Bounty Farms a fait appel à une équipe de chercheurs à l'Université de Harvard pour évaluer son programme d'élevage et prévoît de rendre publics les résultats de cette enquête.
S&T Presse USA - BULLETIN ELECTRONIQUE DES ETATS-UNIS - Mission Scientifique et Technologique - Ambassade de France à Washington
Quotidien - numéro 406 - 16 janvier 2003 - New York Times 15/01/2003 (Concerns raised over altered fish)
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