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INFOS NEWS

ITALIE - DÉCOUVERTE - SANTÉ
Découverte du secret de la résistance d'une ethnie africaine face à la malaria
- Mardi, 18 Mars 2008 - 14:07 - NEWS-INFO
Un nouveau pas dans la lutte contre la malaria a été fait par des chercheurs des Universités de Florence et de Rome "La Sapienza", avec la collaboration du Centre national de recherche et formation sur la malaria de Ouagadougou, au Burkina Faso. L'étude a été basée sur une comparaison entre certaines cellules du système immunitaire des Fulani, une ethnie présente dans divers pays de l'Afrique subsaharienne et déjà connue pour une majeure résistance à l'infection malarienne, et celles des Mossi, une population vivant dans la même zone mais avec un patrimoine génétique différent.
Les résultats publiés dans "Proceedings of the National Academy of Sciences" suggèrent que les Fulani développent une réponse immunitaire plus efficace contre la malaria, grâce à une inhibition de l'activité des lymphocytes T régulateurs. Ces lymphocytes contrôlent les réactions du système immunitaire contre les agents pathogènes, évitant qu'ils ne puissent endommager l'organisme, en induisant par exemple une réponse inflammatoire excessive. Chez les Fulani, la moindre efficacité des lymphocytes T régulateurs dans cette fonction de contrôle permet une amplification de l'activation du système immunitaire et donc de mieux contenir l'infection. Cette caractéristique expose en revanche cette population à un risque majeur de pathologies autoimmunes (comme le diabète de type 1).
Selon les auteurs de l'étude, la compréhension des mécanismes physiologiques et génétiques expliquant la majeure résistance des Fulani à la malaria ainsi que l'analyse des processus d'interaction entre hôte et parasite qui engendrent la réponse immunitaire pourraient se révéler décisives dans la recherche d'un vaccin contre la maladie. La malaria est la maladie parasitaire la plus fréquente et la plus mortelle dans le monde, en particulier chez les enfants.
Information extraite du BE Italie numéro 63 - 14 mars 2008, rédigé par l'Ambassade de France en Italie. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com


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  • USA - SANTÉ
    200 millions de Dollars pour l'éradication de la polio.
    - Mardi, 27 Novembre 2007 - 13:51 - NEWS-INFO
    EVANSTON, États-Unis. (26 novembre 2007) - 18h CET : le Rotary International annonce un partenariat avec la Fondation Bill & Melinda Gates qui injectera, à un moment crucial, 200 millions de dollars dans la campagne globale d'éradication de la polio.
    La Fondation Rotary a reçu de la Fondation Gates une subvention de 100 millions de dollars, somme qui sera doublée par le Rotary sur 3 ans. L’organisation internationale de service basée à Evanston allouera la première année les 100 millions de dollars initiaux au soutien des activités de vaccination de l’Initiative mondiale d’éradication de la polio, un partenariat entre l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Rotary International, le CDC d’Atlanta et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).
    « Grâce à l’engagement extraordinaire et au rôle crucial des membres du Rotary, la polio est sur le point d’être éradiquée, explique Bill Gates, vice-président de la Fondation Bill & Melinda Gates. Il s’agira d’une des plus grandes réussites de l’histoire en matière de santé publique et nous nous sommes engagés dans cet effort. »
    Il s'agit d'un des dons les plus importants de la fondation Gates et le plus élevé jamais reçu par le Rotary depuis sa création il y a 102 ans.
    Depuis 1985, le Rotary a fait de l'éradication mondiale de la polio sa priorité mobilisant pour ce faire 633 millions de dollars au total.
    "Grâce aux efforts extraordinaires et au rôle crucial des membres du Rotary, la polio est sur le point d'être éradiquée", souligne Bill Gates, le vice-président de la Fondation, dans un communiqué. "Cela représentera l'une des plus grandes réussites dans l'histoire de la santé publique et nous nous sommes engagés pour aider à atteindre cet objectif", a-t-il ajouté.


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  • USA - Médecine / Pharmacie
    Inquiétudes autour du virus de la grippe
    - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 23:15 - INFO-NEWS
    Une étude parue dans la revue médicale The Lancet relance le débat concernant la capacité à juguler une éventuelle épidémie de grippe humaine à l'échelle mondiale. Menée par un chercheur des Centers for Disease Control and Prevention, cette étude révèle la rapide progression des résistances aux antirétroviraux des virus de la grippe de type A, associés aux pandémies d'envergure. Rick Bright et ses collègues ont analysé plus de 7000 isolats de virus récoltés entre 1994 et 2005. Leurs résultats montrent qu'au cours de la dernière décennie, le taux de résistance aux dérivés de l'adamantane (amantadine et rimantadine) utilisés depuis plus de 30 ans pour la prévention et le traitement des infections grippales de type A est passé de 0,4% à 12,3%. Aux Etats-Unis, ce taux a bondi de 1,9% en 2004 à 14,5% en 2005 et certains pays d'Asie, comme la Chine et Hong Kong, affichent des niveaux de résistance supérieurs à 70%. Cette découverte remet évidemment en cause les politiques de stockage de ces médicaments parfois envisagées pour faire face à une future épidémie (en particulier dans les pays moins développés qui ne peuvent assumer le prix élevé des tout derniers antirétroviraux, les seuls encore efficaces à 100% contre la grippe). Par ailleurs, dans le même journal, un autre article signé par des chercheurs du Cochrane Vaccine Fields, un consortium international, questionne l'utilité - qu'ils qualifient de "modeste" - d'une vaccination systématique des personnes âgées pourtant largement pratiquée dans les pays riches. La bataille contre la grippe n'est pas prête d'être gagnée.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 763 - 30 septembre 2005.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    Washington Post 22/09/2005 (Studies find flu vaccines only modestly effective in elderly)
    New York Times 22/09/2005 (2 studies find flu treatments fall far short)


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  • BANGKOK/THAÏLANDE - Santé mondiale
    Grippe aviaire inévitable : des millions morts.
    - Jeudi, 25 Novembre 2004 - 21:33 - INFO-NEWS
    La grippe aviaire provoquera une pandémie de grippe touchant le monde entier et faisant des millions de morts alors qu'aucun vaccin ne sera disponible au plutôt avant mars 2005, a averti l'OMS le jeudi 25 novembre 2004.
    Le virus de la grippe aviaire H5N1 est certainement celui qui sera le plus à même de provoquer la prochaine pandémie, a dit le spécialiste à la presse à l'occasion d'une rencontre de 13 pays asiatiques sur la grippe aviaire organisée par l'OMS.
    La rencontre de Bangkok intervient alors que les pays asiatiques touchés ont été accusées de ne pas avoir suffisamment bien géré la crise.
    Cette réunion ouverte jeudi pour deux jours rassemble les ministres de Santé et experts de 10 pays de l'ASEAN (Association des nations d'Asie du sud-est : Birmanie, Bruneï, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam), ainsi que le Japon, la Corée du Sud et Hong Kong.


    Dispositif national de lutte contre une pandémie grippale en France à télécharger.

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  • SUISSE - SANTÉ MONDIALE
    Grippe aviaire message d'OMS
    - Samedi, 13 Novembre 2004 - 1:16 - INFO-NEWS
    Plus de cinquante experts, de cadres d'entreprises phamaceutiques et de responsables de la santé publique ont demandé vendredi 12 novembre 2004 aux nations riches de financer sur fonds publics la mise au point d'un vaccin contre la grippe aviaire.
    Ils étaient réunis jeudi et vendredi à Genève (Suisse) à l'initaitive de l'OMS qui craint que la progression du virus de la grippe aviaire(H5N1) dans plusieurs pays d'Asie ne débouche, après une mutation du virus, sur une pandémie qui pourrait faire des millions de victimes dans le monde.
    "Nous espérons qu'un des principaux messages de cette réunion,adressé aux gouvernements,la nécessité de soutenir la mise au point d'un vaccin,va être entendu", a déclaré à la presse le Dr Klaus Stöhr, principal responsable de la lutte contre la grippe aviaire à l'OMS.
    Il a souligné que les laboratoires privés ne pouvaient pas à eux seuls investir les quelques 11 millions d'euros nécessaires à court terme pour mettre au point le vaccin.
    "Sans argent, rien ne pourra faire progresser le développement du vaccin", a-t-il ajouté, soulignant que 90% des capacités de production d'un tel vaccin se trouvaient dans les pays industrialisés.
    Seules deux sociétés, Aventis et Chiron sont connues pour rechercher un vaccin et les responsables de l'OMS ont souvent critiqué le manque de travail de recherche dans ce domaine au sein de l'industrie pharmaceutique.
    Durant les dernières grandes épidémies de grippe en 1957 et 1968, les vaccins n'étaient pas disponibles.
    En cas de pandémie de grippe aviare, "pratiquement tout le monde" devra être vaciné. La capacité actuelle de production dans des circonstances normales ne dépasse pas 300 millions de doses de vaccin et peut atteindre au maximum 1,2 milliards par an en cas d'urgence, a-t-il précisé.
    L'OMS estime qu'un virus mutant de la grippe aviaire pourrait faire le tour de la planète dans un delai de 3 à 6 mois, infectant 25 à 30% de la population mondiale. L'infection serait mortelle pour 1% environ des malades.
    Au cours de la pandémie de grippe dite espagnole de 1918, le taux de mortalité était de 2,6% et l'épidémie a tué 21 millions de personnes.
    Les craintes concernant l'éventualité d'une épidémie ont été rehaussées par des cas récents au Vietnam et la Thailande de la grippe aviaire qui a tué 32 personnes jusqu'à présent.


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  • USA - SANTÉ MONDIALE
    Grippe aviaire, le monde menacé
    - Jeudi, 11 Novembre 2004 - 0:20 - INFO-NEWS
    MIAMILe monde est menacé par une nouvelle épidémie mortelle de grippe aviaire mais est mal préparé à la juguler, a averti lundi un haut resposdable de l'OMS lors d'une conférence internationale à Miami (Floride).
    "Nous pouvons estimer que le risque est élevé mais nous ne pouvons pas le quantifier", a indiqué David Heymann responsable de la division des maladies contingieuses à l'OMS.
    "Le monde n'est pas prêt à lutter", a-t-il ajouté,en soulignant que les quelques 300 millions de vaccins contre la grippe aviaire sont bien en-deça des quantités nécessaires.
    Des nombreux responsables de la santé et des fabricants phamaceutiques doivent se réunir à Genève (Suisse) cette semaine pour discuter des moyens de lutter en cas d'épidémie.
    Les risques d'une propagation de cette maladie se sont récemment accrus après que des millions de poulets en Thailande et au Vietnam aient dû être abattus car porteurs de la grippe aviaire.
    Mais le responsable de l'OMS a estimé peu probable une résurgence du SRAS,qui avait tué des centaines de personnes en Asie en 2002-2003.
    EN FRANCE : Présentation résumée du dispositif national de gestion d'une menace grippale d'origine aviaire.
    OMS - Pour suivre les denrières informations vitales : www.who.int/fr/


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  • CANADA - SANTÉ MONDIALE
    Le tiers de la population du globe ou plus pourrait tomber malade au cours de la prochaine pandémie
    - Jeudi, 11 Novembre 2004 - 0:15 - INFO-NEWS
    TORONTO (PC) - La propagation du virus H5N1 de la grippe aviaire en Asie constitue un défi sans précédent pour le monde entier. C'est l'avertissement qu'ont livré des scientifiques, mardi, à l'occasion d'une conférence sur les maladies infectieuses, à Toronto.
    Il existe peu d'outils permettant de contenir ce virus, qui a décimé les stocks de poulets dans de grandes parties de l'Asie, et qui échappe encore aux experts, puisqu'il s'est transmis directement de la volaille à plusieurs espèces de mammifères, y compris les humains, avec des conséquences souvent fatales. Jusqu'à présent, au moins 44 personnes ont contracté le virus; 32 en sont mortes.
    "Nous sommes très limités dans ce que nous pouvons faire", a déclaré le docteur David Heymann, de l'Organisation mondiale de la santé, aux participants à la conférence. D'une durée de deux jours, elle est organisée par l'Université de Toronto et le Centre for Global Health Research de l'hôpital St. Michael's. On craint que le H5N1 aviaire infecte un humain et se reconstitue en virus humain de la grippe, puis se répande rapidement autour du globe et entraîne des décès, a expliqué le Dr Heymann, de la section des maladies transmissibles de l'OMS.
    On assisterait alors à une pandémie d'influenza, que la plupart des spécialistes jugent inévitable. Au cours des 400 ans d'histoire documentée de l'influenza, des pandémies se sont produites régulièrement, tous les 30 à 40 ans, a souligné la docteure Allison McGeer, spécialiste des maladies infectieuses. La dernière pandémie est survenue il y a 36 ans. C'était la grippe de Hong Kong, en 1968.
    Il va y avoir une pandémie de grippe, c'est certain, a affirmé la spécialiste aux délégués. Il n'y a que la mort et les taxes qui soient plus certaines, ajoutait-elle.
    Une pandémie de grippe survient quand une souche d'influenza contre laquelle les humains n'ont aucune immunité naturelle change de nature et acquiert la capacité de se transmettre facilement d'un individu à l'autre. Si on se base sur ce qui s'est produit lors des trois pandémies du 20e siècle, le tiers de la population du globe ou plus pourrait tomber malade au cours de la prochaine pandémie, et des millions de personnes pourraient périr, disent les experts. En 1918-1919, la grave épidémie de "grippe espagnole" a tué entre 20 et 50 millions de personnes dans le monde en 18 mois à peine.
    Un vaccin permettrait de réduire les dégâts et les victimes d'une pandémie, mais la fabrication d'un vaccin requiert plusieurs mois. Et comme l'illustre la pénurie actuelle de vaccins antigrippaux aux Etats-Unis, les réserves de vaccins ne peuvent protéger, au mieux, qu'une fraction de la population mondiale.
    L'OMS a convoqué un sommet des manufacturiers de vaccins cette semaine, dans l'espoir de trouver des moyens d'accélérer la production.


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  • USA - MÉDICINE / PHARMACIE
    Recherche vaccins anti-grippaux désespérément
    - Lundi, 11 Octobre 2004 - 22:07 - INFO-NEWS
    Avec le retrait des vaccins contre la grippe fabriqués par la société californienne Chiron en raison d'un problème de contamination, les États-Unis vont se retrouver en manque de stock. Afin de gérer la pénurie et d'éviter la panique, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) tentent de faire au mieux. L'organisme, qui n'a pas de droit de regard sur les ventes d'Aventis Pasteur - premier fournisseur en vaccins anti-grippaux -, est en contact avec la compagnie pharmaceutique française. Celle-ci a déjà distribué 30 des 54 millions de doses produites et 22 millions de celles demeurant ont été promises à d'autres clients. Parmi ces derniers, certains pourraient être convaincus de retourner ou d'annuler leurs commandes. Mais cela sera sans doute insuffisant pour répondre à la demande et il s'agit donc de veiller à la bonne utilisation des stocks disponibles. Or le gouvernement américain ne contrôle qu'une faible partie de la distribution des vaccins anti-grippaux, la majorité se faisant par le biais du secteur privé. Les autorités ont tout de même tenu à rappeler que le vaccin est en priorité destiné aux personnes à risque (adultes atteints de maladies chroniques, personnes âgées de plus de 65 ans et enfants). Et pour le moment, il semble que la consigne soit assez bien suivie. Plusieurs grandes sociétés, qui par le passé avaient l'habitude de mener des campagnes de vaccination auprès de leurs employés, ont ainsi indiqué qu'elles ne reconduiraient pas l'initiative cette année, ou tout du moins tâcheraient de la limiter.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 635 - 08 octobre 2004.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    Wall Street Journal 07/10/2004 (CDC hopes to redirect limited flu vaccines at some race for shots)


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  • RUSSIE - SCIENCES MÉDICALES
    Un vaccin sans germe vivant contre la tularémie
    - Vendredi, 9 Avril 2004 - 15:00 - INFO-NEWS
    Un vaccin sans germe vivant contre la tularémie -maladie infectieuse transmise par les tiques- vient d'être mis au point par l'équipe du Dr. Vladislav Jemtchougov. Il a été obtenu en développant des idées utilisées dans la recherche de préparations universelles contre un large spectre des maladies infectieuses les plus dangereuses.
    Pour apprécier l'impact de cette découverte, il faut savoir que pour les spécialistes de la microbiologie, les moyens de lutte contre la tularémie présentent la particularité d'être généralisables à un grand nombre de virus. Sur la base de ces résultats ont été créés et brevetés des nouveaux traitements contre l'hépatite virale et certaines maladies urologiques, nettement moins coûteux et plus efficaces que ceux déjà existant.
    BULLETIN ÉLECTRONIQUE DE RUSSIE - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Moscou - Trimestriel - numéro 1 - 08 avril 2004.
    Sources : Rossiskaia Gazeta, 03/03/2004


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  • ITALIE - MÉDECINE
    Le point sur le virus du Sida en Italie
    - Lundi, 9 Février 2004 - 23:56 - INFO-NEWS
    Selon les statistiques de l'Institut Supérieur de la Santé (ISS) révélées lors de la Journée Mondiale contre le Sida du 1er décembre 2003 en Italie, le nombre de nouveaux malades du Sida diminue dans le pays mais le nombre des infections augmente. En effet la vie moyenne des séropositifs a augmenté de 10 ans en comparaison avec les années 90, et le danger de contagion est donc plus grand. Grâce aux nouvelles thérapies, environ 15 ans sont nécessaires pour passer de l'état de séropositivité à la maladie du Sida.
    Selon l'Institut Supérieur de la Santé, les formes de contagions ont également changé : dans le passé les personnes les plus touchées étaient les toxico-dépendants alors qu'aujourd'hui ce sont les rapports sexuels qui sont les premiers porteurs du virus (aujourd'hui, la moitié des personnes infectées est dûe à des rapports homosexuels et 1/5 est dû à la toxico-dépendance). En Italie, dans la région du Latium et de la Lombardie, 5 personnes sur 100.000 sont infectées, 4 sur 100.000 le sont en Ligurie, 3.7 sur 100.000 le sont en Emilie-Romagne et moins d'une personne sur 100.000 l'est dans les régions du sud de l'Italie. En somme, moins de 0.005% de personnes sont infectées dans le pays contre une moyenne de 0.75% dans le monde. Aujourd'hui 110.000 personnes sont recensées comme séropositives en Italie, 1780 nouveaux cas ont été recensés de juillet 2002 au 30 juin 2003. De 3500 a 4000 sont les nouveaux séropositifs estimés chaque année.
    On mise aujourd'hui en Italie et dans le monde sur deux principales techniques de soins : le médicament Fuzeon contre le virus proprement dit et le vaccin des chercheurs de l'ISS pour les séropositifs.
    Le médicament contre le Sida, le Fuzeon, est sur le point d'être lancé sur le marché italien. Réalisé par l'association de la société Roche et de l'americain Trimeris, le médicament a déjà été commercialisé aux États-Unis et dans certains pays européens. Il reste à négocier son prix avec le ministère italien de la santé en charge du dossier. Le médicament a pour effet d'empêcher le virus de pénétrer dans les cellules.
    Concernant le vaccin mis au point par les chercheurs de l'Institut Supérieur de la Santé sous la direction de la biologiste Barbara Ensoli, la première partie des 3 séries de tests a effectuer a été lancée fin novembre 2003 à Rome et à Milan. Ce vaccin, à l'étude depuis 1995, est destiné aux séropositifs et non aux personnes proprement atteintes du virus du Sida. La première partie des tests est effectuée sur 88 volontaires italiens et a pour but de s'assurer que le vaccin n'est pas toxique. Il restera ensuite à le tester concrètement sur des volontaires italiens et étrangers (principalement originaires de pays d'Afrique) dans une deuxième partie. Il faudra attendre 2 ans pour exploiter les premiers résultats et 3 autres années pour le mettre en application, ce qui constituera la troisième et dernière partie des tests. Pratiquement le vaccin a pour but de stopper l'activité de la protéine Tat qui contrôle la duplication du virus dans les cellules. Des tests encourageants sur des singes ont déjà été effectués, mais les premières applications sur l'homme ne devraient arriver qu'en 2007.
    BULLETIN ELECTRONIQUE D'ITALIE du Service Scientifique de l'Ambassade de France a Rome.
    Bimensuel - numero 15 - 18 décembre 2003 - Sources : La Repubblica, 26/11/2003, 01 et 02/12/2003
    Rédacteur :
    Nicolas Perna, Volontaire International


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  • ITALIE - MÉDECINE
    Un vaccin contre les maladies auto-immunes découvert par des chercheurs italiens et étrangers
    - Lundi, 9 Février 2004 - 23:40 - INFO-NEWS
    Un groupe de chercheurs italiens (de Rome, L'Aquila, Chieti, Milan, Sienne et Pise) et étrangers ont mis au point un vaccin contre les maladies auto-immunes, comme le diabète ou l'arthrose, en effectuant des tests sur des souris. Dans ce type de maladies, le système immunitaire ne réagit pas alors que les tissus de l'organisme sont touchés.
    La présence excessive d'Interleukine, une protéine antivirale susceptible de s'adapter au fonctionnement immunitaire qui fait réagir le corps en cas d'infection, est signe d'une maladie auto-immune. Le vaccin mis au point a pour but d'injecter une dose supplémentaire d'Interleukine et de faire réagir le corps qui reconnait les protéines injectées comme étrangères. Il reste encore à mettre en application les tests réalises sur le corps humain.
    BULLETIN ELECTRONIQUE D'ITALIE du Service Scientifique de l'Ambassade de France a Rome.
    Bimensuel - numero 15 - 18 décembre 2003 - Sources : La Repubblica, 20/11/2003
    Rédacteur : Nicolas Perna, Volontaire International


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  • UK / SPÉCIAL OGM
    Le point sur les OGM au Royaume-Uni : de la science au débat public
    - Mardi, 23 Decembre 2003 - 0:56 - INFO-NEWS
    L'actualité sur les OGM au Royaume-Uni est très fournie depuis le début de l'été 2003, avec la publication successive des différents rapports demandés dans le cadre du grand débat national sur les plantes génétiquement modifiées : un rapport scientifique, un rapport économique, et un rapport sur le grand débat public sur les OGM. A cela s'est rajouté en octobre 2003 la publication des résultats scientifiques du "Farm Scale Evaluation" (FSE), un programme d'essais de culture en pleins champs d'OGM résistants aux herbicides.
    Ce "special" a pour but de faire le point sur ces différents rapports et résultats avant que le gouvernement ne prenne sa décision sur l'eventuelle autorisation de la culture et/ou de la commercialisation des OGM au
    Royaume-Uni.

    1 - Le rapport économique
    Dans le cadre de la réflexion sur l'éventuelle culture et commercialisation des plantes génétiquement modifiées au Royaume-Uni, le "Department for Environment, Food and Rural Affairs" (DEFRA) a demandé à la "Strategy Unit" (SU) du cabinet du premier ministre de faire une analyse générale des coûts et bénéfices des plantes génétiquement modifiées.
    La SU a été créée en juin 2002 à la suite de la fusion de la "Performance and Innovation Unit" (PIU), de la "Prime Minister's Forward Strategy Unit" (PLFSU) et d'une partie du "Centre for Management and Policiy Studies" (CMPS). Elle a pour rôle d'analyser la politique et les programmes stratégiques à long terme. Elle travaille avec les différents ministères pour faire la promotion de la pensée stratégique et améliorer les processus de décision au sein du gouvernement. Elle rend directement compte au cabinet du Premier ministre.
    Pour son travail de réflexion economique, la SU a considéré que ni les cultures OGM ni leur alternatives ne constituaient une fin en eux-mêmes mais que les cultures OGM peuvent être utiles si elles vont dans le sens d'objectifs à atteindre, qu'ils soient environnementaux, sociaux ou économiques, sans pour autant imposer un coût trop important. Les analystes ont également choisi de s'interesser non seulement aux OGM actuellement disponibles sur le marché mais également aux développements potentiels dans ce domaine dans les quinze années à venir.
    Pour faciliter leurs analyses, les responsables de l'étude ont travaillé avec les parties prenantes sur cinq scenarii possibles concernant les OGM en fonction de l'acceptation des OGM par le public et de la mise en place de régulation spécifique. Les deux premiers scenarii envisagent une acceptation large du public pour les OGM. Dans le premier cas une introduction graduelle des OGM, ces introductions étant réglementée par une régulation spécifique avec un système strict d'autorisations de mise sur le marché, d'etiquetage et d'un suivi après l'introduction sur le marché. Dans le second, les OGM sont petit à petit considérées comme des plantes et des nourritures comme les autres. Les deux scenarii suivant considèrent (cas actuel) une opposition importante du public face aux OGM avec, dans un cas, une régulation stricte mise en place et dans le second une rupture entre l'attitude du public et une règlementation lâche qui ne permet pas de séparer efficacement les plantes OGM des non OGM. Le cinquième scenario considère la décision politique de refus de culture commerciale d'OGM au Royaume-Uni.
    L'étude économique s'est concentrée sur plusieurs secteurs clés : l'impact sur l'économie agricole, les OGM étant actuellement majoritairement destinées à améliorer la rentabilité ; les avantages pour toute la chaine agro-alimentaire (les nécessités de l'étiquetage, la séparation des linéaires "avec OGM" des linéaires sans) ; les impacts sur l'économie rurale et l'environnement ; l'impact sur la santé humaine ; l'impact sur la recherche et le développement technologique britannique et enfin l'impact international.
    Les conclusions de la Strategy Unit ont été publiées en juillet 2003 dans un rapport intitulé "Field Work : Weighing up the costs and benefits of GM crops". Les principaux points sont :



    2 - Le grand debat public
    Mis en place à la suite des recommandations de l'"Agriculture and Environment Biotechnoloy Commission" (AEBC) dans son rapport de septembre 2001 "Crops on Trial", le grand débat public national a été cofinancé par le DEFRA, le "Department for Trade and Industry" (DTI) et les administrations écossaises, galloises et d'Ulster. Il a été organisé par un comité complètement indépendant du gouvernement britannique.
    Selon les recommandations de l'AEBC, ce débat ne devait pas avoir pour but de faire répondre "Oui" ou "Non" aux OGM mais de donner l'occasion à tous les Britanniques de parler et d'exprimer leur point de vue sur les OGM, leur éventuelle culture au Royaume-Uni, les informations qu'ils souhaiteraient avoir et la règlementation qu'ils souhaitent voir mise en place. Ce débat devait également avoir pour but de donner des informations au public sur les OGM. Le débat a officiellement commencé le 3 juin 2003.
    Pour arriver à ce résultat, le débat a été divisé en deux parties principales. La première est une série de débats - environ 675 au total de taille très variable - organisés à l'échelon local (par des volontaires), régional ou national et ouverts à tous. Les discussions ont été facilitées par la projection d'un film et la distribution d'informations, en particulier à travers le site internet qui a reçu près de 25.000 visites.
    Les opinions du public émises lors de ces débats ont été synthétisées et évaluées par un groupe d'experts indépendants. La seconde partie du débat a consisté en des discussions plus approfondies avec des membres du public afin d'approfondir l'analyse et de vérifier les résultats des débats plus ouverts. Pour cela, 77 personnes représentant la population britannique non impliquée dans les OGM, que ce soit dans le cadre du travail ou d'un militantisme actif pour ou contre. Les dix groupes de discussions ainsi formés se sont rencontrés deux fois, à une semaine d'intervalle, les participants étant invités, entre les deux sessions de discussion a continuer leur reflexion et leur recherche d'informations.
    Le comité d'organisation du débat a publié ses conclusions dans un rapport intitulé "GM Nation ? The findings of the public debate". L'analyse des données issues des deux programmes a permis de faire ressortir un certain nombre de points importants concernant l'opinion du public face aux OGM :
    3 - Les resultats des essais de culture en pleins champs
    Les premiers résultats de la "Farm Scale Evaluation" (FSE) ont été publiés comme précédemment annoncé dans la revue "Philosophical Transactions : Biological Sciences" de la Royal Society le 16 octobre 2003. Cette étude a 1 été menée par un consortium regroupant le "Centre for Ecology and Hydrology", le Rothamsted Research Institute" et le "Scottish Crop Research Institute". Elle analyse les conséquences sur la biodiversité (les insectes, les mauvaises herbes, invertébrés...) de la modification des méthodes de management des semences génétiquement modifiées par rapport aux semences normales. Les résultats publiés actuellement concerne les 3 semences de printemps (betterave, maïs et colza de printemps). Les résultats de la dernière semence, un colza d'hiver, seront publiés ultérieurement.

    La FSE a été réalisée sur environ 180 champs, 60 pour chaque type de semence. Chaque champ a été séparé en deux pour permettre, dans une première moitié, la culture d'une semence génétiquement modifiée résistante à un herbicide et dans l'autre moitié la semence traditionnelle correspondante. La gestion des mauvaises herbes s'est faite à l'aide de l'herbicide correspondant à la résistance pour les semences OGM et en utilisant les techniques habituelles pour les semences traditionnelles. Les comparaisons en terme de biodiversité ont été réalisées en étudiant la quantité et la qualité des mauvaises herbes et des invertébrés, tels que les papillons et les abeilles, aussi bien dans le champ lui-même que dans les bordures.
    Sur les huit articles scientifiques publiés, deux concernent les mauvaises herbes dans les champs eux-mêmes, deux se concentrent sur les invertébrés dans les champs, un a analysé les bordures des champs aussi bien pour les mauvaises herbes que pour les invertébrés et un 6eme a analysé les effets des différents types de traitements herbicides sur les animaux se nourrissant d'invertébrés et de mauvaises herbes. Les deux derniers articles discutent de la stratégie adoptée pour réaliser la FSE et des interpretations qu'elle peut permettre et comparent les techniques de gestion des cultures utilisées dans l'étude avec les techniques conventionnelles pour remettre en perspective les résultats.

    Les effets sur les mauvaises herbes dans les champs
    L'étude montre que la différence de gestion entre les semences traditionnelles et les semences OGM a un impact significatif sur les mauvaises herbes. Dans les champs de betterave et de colza génétiquement modifié, le contrôle des mauvaises herbes est beaucoup plus efficace que dans les semences non résistantes aux herbicides. Cela se traduit par un nombre de graines de mauvaises herbes dans le sol en fin de récolte beaucoup plus faible avec les OGM qu'avec les semences conventionnelles. Cette diminution du nombre de graines de mauvaises herbes est un phénomène qui existe depuis plusieurs décennies au Royaume-Uni, même avec les plantes conventionnelles, mais cette étude montre que certains OGM pourraient accélérer le phénomène. En opposition avec ces résultats, les chercheurs ont observé une augmentation des mauvaises herbes dans le maïs OGM par rapport au maïs normal, indiquant que le régime d'herbicide adopté pour le maïs OGM n'est pas aussi efficace que le régime traditionnel pour limiter la prolifération des mauvaises herbes. Les cultures conventionnelles de maïs ont tendance à utiliser d'avantage d'herbicides
    persistants.

    Les effets sur les invertébrés dans les champs
    Comme dans le cas des mauvaises herbes, l'étude a mis en évidence un impact significatif de la gestion des mauvaises herbes sur la population d'invertébrés dans les champs. De nouveau, les chercheurs ont observé une diminution de certains invertébrés dans les champs de betterave et de colza OGM et une augmentation dans les champs de maïs OGM par rapport à leurs équivalents conventionnels. Les invertébrés supérieurs actifs sur les graines et la couche de litière étaient dans l'ensemble peu affectés par le type de semence cultivée et la gestion des herbicides. Cependant, de petites différences ont été observées, avec une diminution des papillons dans la partie OGM des champs de colza, et d'abeilles, de papillons et d'hétéroptères dans les champs de betterave OGM.
    Enfin, dans tous les parties cultivées avec des OGM, les scientifiques ont observé un nombre accru de collemboles, un détritivore qui se nourrit de mauvaises herbes mortes et en décomposition. Ceci est du à l'application plus tardive des herbicides dans les cas des OGM, permettant aux mauvaises de pousser avant d'être éliminées.

    Les effets a la bordure des champs
    Trois composants de la bordure des champs ont été étudiés : la bordure labourée mais non plantée, l'accotement herbu du champs et la frontière elle-même. Les différences les plus importantes sont observées au niveau de la bordure labourée, beaucoup plus affectée par les herbicides répandus que les parties les plus éloignées. Les résultats sont en accord avec ce qui est observé au niveau des champs eux-mêmes. Ainsi, pour le colza OGM, les scientifiques ont observé une diminution de la couverture, de la floraison et de l'ensemencement de 24, 44 et 39% respectivement par rapport au colza traditionnel dans la bordure labourée. Dans le cas de la betterave, les différences concernent uniquement la floraison et l'ensemencement avec une diminution de 34 et 39% respectivement par rapport aux champs cultivés conventionnellement. Enfin, pour le maïs, on observe une augmentation de la couverture et de la floraison de 28 et 67% respectivement dans les champs de maïs génétiquement modifiés par rapport aux champs plantés de maïs conventionnels.
    Concernant les invertébrés, une diminution de 24% des papillons est observée uniquement dans les bordures des champs de colza, reflet de la diminution du nombre de fleurs. Très peu de différences ont été observées pour les abeilles, les limaces et les autres invertébrés.

    Impact sur la suite de la chaîne alimentaire
    Les effets négatifs de la gestion des mauvaises herbes dans les champs de betterave et de colza OGM sur la biomasse et les invertébrés, ou l'effet positif concernant le maïs, ont des répercussions dans la suite de la chaîne alimentaire. Dans les champs ou la flore est réduite, on retrouve moins d'herbivores, de pollinisateurs et d'insectes qui s'attaques aux herbivores. Cependant, dans l'ensemble les différences sont faibles (moins d'un facteur deux) comparées aux différences observées tout au long d'une année et entre les différentes type de semence. La direction du changement depend de l'efficacité de la gestion des mauvaises herbes dans la partie OGM comparée à la partie conventionnelle.

    Justification des modalités de l'étude et interprétation des résultats
    L'article justifie la pertinence des résultats obtenus en détaillant les modalités de l'étude qui ont permis d'éviter les biais. Ainsi, des études précédemment menées sur les sols, la végétation et la gestion des champs, ont été utilisées pour sélectionner les sites des essais afin qu'ils soient représentatifs des champs cultivés au Royaume-Uni. De même, les changements historiques et récents dans les mauvaises herbes ont été utilisés pour évaluer la biodiversité initiale dans les différents sites et envisager les possibles modifications à long terme.
    Des réinterprétations d'expérimentations en plein champs menées dans les années 90 ont permis d'établir que des changements de pratique de gestion des mauvaises herbes peuvent provoquer des différences importantes dans la biodiversité. La FSE a été mise au point de telle manière que de telles différences entre les cultures conventionnelles et les cultures de plantes résistantes aux herbicides puissent être détectées.

    Gestion des cultures et contexte britannique
    Pour la validité de l'étude, il était important que le mode de gestion des cultures conventionnelles soit représentatif de la pratique des fermiers britanniques, ce qui a été le cas. De même les localisations et l'intensité des cultures étaient représentatives de la gamme observée normalement au Royaume-Uni. Les quantités d'herbicide utilisées et la date d'administration sont également représentatives de la pratique conventionnelle pour les cultures non OGM et des recommandations des producteurs de semences pour les cultures résistantes aux herbicides. Cela se traduit dans l'ensemble par une diminution de la quantité d'herbicide sur les cultures OGM, mais accompagnée d'une administration plus tardive dans la saison, par rapport aux cultures conventionnelles. La seule exception est le colza pour lequel aucune difference en terme de quantité d'herbicide n'est observée.
    Les résultats illustrent les différences que peuvent provoquer des changements dans la gestion des mauvaises herbes, dans ce cas, changements provoqués par l'utilisation de semences résistantes aux herbicides. Ils montrent également que l'impact sur l'environnement est très variable suivant les semences (et donc la gestion associée). Cet essai ne peut donc s'appliquer qu'aux trois semences testées et ne permet aucune extrapolation pour d'autres semences OGM.
    Les scientifiques ont beaucoup insisté, en particulier dans les médias, sur le fait que les résultats observés ne sont pas dûs à la façon dont les plantes ont été génétiquement modifiées mais au fait que cette modification permet de changer la gestion du contrôle des mauvaises herbes dans les champs, en particulier en attendant plus longtemps avant la première aspersion et entre chacune.

    Les polémiques et les critiques
    Avant même la publication des résultats, une polémique est née dans le journal "The Guardian", le journal annonçant, 15 jours avant la publication officielle des résultats, que les scientifiques concluaient que deux des trois semences étaient dangereuses pour l'environnement. Le journal s'appuyait sur le refus par la Royal Society de publier un neuvième article écrit par les chercheurs. L'article du Guardian, très polémique, parle d'échec sévère pour le gouvernement et les industriels et spécule sur les causes des résultats : les herbicides utilisés eux-mêmes et non, comme le rappelle les scientifiques, le mode de gestion des mauvaises herbes. La Royal Society a répliqué en estimant que le journal faisait passer ses propres intérêts avant ceux du public et du devoir d'information en publiant des informations spéculatives.
    Pour faire taire tout autre polémique sur la valeur scientifique des articles publiés, la Royal Society, dans la préface du numéro spécial contenant les huit articles scientifiques sur la FSE, a rappelé que le journal "Philosophical Transaction" avait adopté, dès le 1er mars 1664, le systeme de "peer review" (examen par les pairs) qui est un gage de qualitémaintenant utilisé dans tous les journaux scientifiques. Dans le cas des articles sur la FSE, le journal a même renforcé son système d'examen avant publication, avec la mise en place d'un comité consultatif de cinq scientifiques éminents venant de quatre pays différents qui a sélectionné les rapporteurs des articles. Pour ces derniers, le comité a refusé d'inclure toute personne affiliée ou ayant été affiliée à une entreprise ou une institution pouvant avoir un intérêt dans le débat, que ce soit dans un sens ou dans l'autre. De plus, les membres du comité et les rapporteurs ont du signer une déclaration nommant toutes les organisations commerciales auxquelles ils étaient affiliés et explicitant leurs intérêts économiques potentiels et financiers dans des entreprises agroalimentaires. Tous les articles ont été examinés par au moins 3 rapporteurs (la norme est souvent de deux). Aucun des articles scientifiques n'a été accepté dans sa forme originale, le neuvième article (celui repris par le Guardian) étant refusé suite aux commentaires des rapporteurs.
    Pour rester dans la polémique sur la FSE, certains groupes souhaitent l'annulation des résultats concernant le maïs car l'herbicide utilisé dans les cultures conventionnelles, l'atrazine, devrait être bientôt interdite par l'Union Européenne. L'herbicide devra donc être remplacé par un autre, ce qui pourrait entrainer une modification des résultats observés.
    Enfin, certains groupes critiquent l'étude dans son ensemble. Ils estiment qu'elle était trop limitée, et trop focalisée. Elle n'a pas cherché à évaluer les autres effets dommageables possibles, pour la santé humaine, en matière de pollinisation croisée, de dégats sur les microorganismes du sol et les risques à long terme de transfert des modifications génétiques.

    4- L'hybridation croisée
    Des chercheurs britanniques se sont intéressés au problème de la pollinisation croisée, une des pierres d'achoppement pour les anti-OGM. Les cultures d'OGM n'existant pas actuellement au Royaume-Uni en dehors de la FSE, les chercheurs du "Biotechnology and Biological Science Research Council" (BBSRC) et du NERC se sont intéressés aux hybrides formes à partir de deux espèces voisines, le colza cultivé (Brassica napus) et le navet sauvage (Brassica rapa) qui poussent majoritairement le long des rivières. Les scientifiques ont mené une étude très approfondie qui devrait permettre d'évaluer à l'avenir le nombre, la fréquence et la localisation des hybrides. Grâce à des images satellite et des données du "Centre for Ecology and Hydrology", les chercheurs ont estimé que 1,8 millions (soit environ 2%) des navets sauvages des rives se trouvent à moins de 30 mètres d'un champ de colza. De façon intéressante aucun navet sauvage n'a été observé le long des rivières écossaises. En fonction de ces données, et des cultures actuelles, les chercheurs estiment à 32.000 le nombre d'hybrides qui apparaissent chaque année dans les populations de navet sauvage sur les rives et à 17.000 les espèces sauvages poussant dans les champs. De plus, selon l'étude, l'isolement des cultures réduit mais n'empêche pas complètement, le flux de gènes même sur de longues distances.
    BULLETIN ÉLECTRONIQUE DU ROYAUME UNI de la Mission pour la Science et Technologie à Londres.
    Mensuel - numéro 40 - 05 décembre 2003.
    Sources : "Field Work : weighing up the costs and benefits of GM crops", rapport de la Strategy Unit, 07/2003, ; "GM Nation, the findings of the public debate", 09/2003, http://www.defra.gov.uk ; BBC News, 31/10/2003, http://news.bbc.co.uk ; Le supplément éducation du Guardian, 31/10/2003, ; "The Royal Society Philosophical transactions B, 16/10/2003, p1775-913 ; Press Release de la Royal Society, 02/10/2003 et 16/10/2003, ; The Guardian, 02/10/2003 ; BBC news, 12 et 16/10/2003, ; Science, 17/10/2003, , p407-409 ; press release du BBSRC, 09/10/2003

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  • CHINE / MÉDECINE, SANTÉ
    La Chine va tester un vaccin contre le SRAS
    - Mardi, 9 Decembre 2003 - 0:56 - INFO-NEWS
    La Chine doit commencer d'ici la fin de l'annee 2003 à tester sur des êtres humains un vaccin contre le SRAS après le succès d'essais sur des singes, a rapporté dimanche l'agence Chine nouvelle. Les animaux inoculés ont résisté à une exposition au virus du syndrôme respiratoire aigu sévère et n'auraient présenté aucun effet secondaire grave.
    Si les essais sur l'homme étaient concluants, il s'agirait du premier vaccin contre la pneumonie atypique apparue en Chine il y a un an et qui a tué près de 800 personnes dans 32 pays, essentiellement en Asie. On n'a plus signalé de cas depuis l'été mais les scientifiques craignent une réapparition du virus avec le retour du froid. L'Organisation mondiale de la santé a déclaré récemment qu'il faudrait environ deux ans pour mettre au point un vaccin contre le SRAS.
    Les premiers tests cliniques d'un vaccin expérimental pourraient démarrer en janvier 2004 mais sa mise au point devrait prendre beaucoup plus de temps, a indiqué l'OMS dans une déclaration publiée à la suite d'une réunion d'experts début novembre 2003 au siège de l'organisation à Genève.
    BULLETIN ÉLECTRONIQUE DE CHINE du Service Scientifique à Pékin - Ambassade de France en Chine - Mensuel - numéro 3 - 01 décembre 2003
    Sources : Agence France Presse, Pékin, 23/11/2003


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  • ALLEMAGNE / BIOTECHNOLOGIES / OGM
    Des plantes génétiquement modifiées pour la production de vaccins contre le cancer
    - Jeudi, 27 Novembre 2003 - 23:43 - INFO-NEWS
    Le groupe de travail de physiologie moléculaire du développement, de l'institut de génétique végétale et de recherche sur les plantes cultivées(IPK) de Gatersleben (Basse-Saxe), ont modifié génétiquement des plantes pour la production d'un vaccin contre le cancer de l'utérus. Un virus est responsable du développement des cancers de l'utérus: le Papillom-virus humain (HPV, Type 16). Les chercheurs de l'IPK ont inséré dans le génome de plants de tabac et de pomme de terre un gène codant pour
    la protéine L1 de l'enveloppe du virus. Ils espèrent créer un vaccin à base de la protéine L1, exprimée par les plantes dans un prorata de 0,5% (tabac) et 0,2% (pommes de terre) de l'ensemble des protéines. Les protéines d'enveloppe synthetisées par les plantes ont montré la même immunogénité que les protéines L1 obtenues par infection de cellules d'insectes.
    La perspective de développer un vaccin oral, qui stimulerait la production d'anticorps anti-protéine L1 par la consommation de ces plantes transgéniques, est neanmoins lointaine. Une expérience sur les souris a montré que seules 3 des 24 souris nourries avec les pommes de terre transgéniques ont développé une réponse immunitaire spécifique anti-L1.
    BULLETIN ÉLECTRONIQUE D'ALLEMAGNE - "Sciences Allemagne" du Service pour la Science et la Technologie de Berlin. Hebdomadaire - N°169 - 26 novembre 2003.
    Contacts : J. Rautenstrauch
    Sources : Transkript, 11/2003
    Rédacteur : Gabrielle Fréhaut


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  • JAPON / CHINE / PHARMACOLOGIE, MÉDECINE ET BIOTECHNOLOGIES
    Un vaccin anti SIDA plus efficace en développement
    - Mercredi, 19 Novembre 2003 - 11:54 - INFO-NEWS
    La jeune société de biotechnologie DnaVec souhaite développer un nouveau vaccin contre le SIDA plus efficace et plus sûr que ceux existants, en coopération avec des organismes de recherches chinois, dont la "Beijing University of Technology". Le combat contre l'épidemie est particulièrement pressant en Chine, ou plus de 1 million de personnes ont été testées positives au HIV. Les partenaires vont travailler à perfectionner un vaccin génétique dont la technologie de base a été développée conjointement par Dnavec et le "Japan's National Institute of Infectious Diseases". L'utilisation du vaccin implique l'administration d'une partie d'un gène du virus à une personne de sorte que le gène serve d'antigène, et immunise la personne contre le virus. Début octobre, Dnavec et l'université de Beijing, qui est le principal centre de recherches contre le SIDA en Chine, se sont entendu pour commencer des essais sur animaux et sur des patients, en employant un vaccin fourni par le Japon.
    Dnavec a été fondé par un consortium regroupant le gouvernement japonais et sept sociétés, dont Sankyo, Yamanouchi et Kyowa Hakko Kogyo Co. Dnavec conduit actuellement des recherches sur des médicaments basés sur la thérapie génique avec plus de 10 universités, dont l'Université de Kyushu.
    BULLETIN ÉLECTRONIQUE DU JAPON du Service pour la Science et Technologie à Tokyo - Ambassade de France au Japon - Hebdomadaire - N° 295 - 17 novembre 2003.
    Sources : The Nihon Keizai Shimbun, 07/11/2003
    Rédacteur : Grégoire Fagès


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  • CHINE / Médecine - Santé
    Aventis Pasteur fait don de vaccins contre la grippe aux personnels médicaux de Pékin
    - Vendredi, 10 Octobre 2003 - 0:25 - INFO-NEWS
    Le 12 août 2003, la Société Aventis Pasteur a fait don de 6.000 doses de nouveaux vaccins à activité "éteinte" contre la grippe d'une valeur de 380.000 yuans au Bureau de la santé publique de Pékin et au centre de prévention et de contrôle des maladies de Pékin.
    Cela sera bénéfique aux systèmes d'urgence instaurés par le gouvernement qui fonctionneront normalement cet hiver et au printemps prochain, afin d'éviter les pertes humaines et la psychose causées par la grippe dans le travail de prévention contre le SRAS (syndrôme respiratoire aigu sévère).
    La Société Aventis Pasteur, spécialisée dans les produits biologiques, est le premier producteur de vaccins du monde et aussi le plus grand fournisseur mondial de vaccins contre la grippe. Elle a déclaré au gouvernement chinois son désir de faire bénéficier la Chine de son expérience et ses techniques concernant la production d'envergure de vaccins pour aider la Chine à mettre au point le plus tôt possible le vaccin contre le SRAS.
    BULLETIN ÉLECTRONIQUE DE CHINE du Service Scientifique à Pekin - Ambassade de France en Chine - Mensuel - numéro 1- 01 octobre 2003
    Sources : quotidien du peuple


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  • CHINE / Médecine - Santé
    Des experts chinois mettent en garde contre le retour du SRAS
    - Vendredi, 10 Octobre 2003 - 0:19 - INFO-NEWS
    Plus de 800 experts médicaux venus du continent chinois, de Hong Kong et de Macao se sont réunis à Canton, capitale de la province du Guangdong (sud) pour partager leurs recherches sur l'épidemie qui s'est propagée dans le monde au cours du premier semestre 2003, tuant plus de 900 personnes et rendant plus de 8.400 autres malades.
    "En tant qu'épidemie, le SRAS pourrait réapparaître, on pourrait faire face à l'attaque de cette maladie cet automne ou en printemps 2004, et les gouvernements et le peuple doivent se bien préparer au retour possible de la maladie" a affirmé Ni Daxin, un expert du Centre de Contrôle des Maladies de Chine.
    Bien que des scientifiques aient fait des progrès dans la recherche d'un vaccin contre le SRAS, Zhong Nanshan, un expert sur les maladies respiratoires dans la province et membre de l'Académie de l'Ingenierie de Chine, a déclaré qu'il n'a pas encore été testé sur l'homme. Mais il a affirmé qu'un vaccin experimental pourrait être utilisé si le SRAS réapparait. Zhong, qui a joué un rôle important en Chine pour déterminer que le coronavirus était la cause du SRAS.
    BULLETIN ÉLECTRONIQUE DE CHINE du Service Scientifique à Pekin - Ambassade de France en Chine - Mensuel - numéro 1- 01 octobre 2003
    Sources : quotidien du peuple


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  • AFRIQUE / OMS : L’acces aux services de santé devrait être possible dans tout l’Angola - Jeudi, 4 Septembre 2003 - 16:02 - INFO-NEWS
    Au cours de sa première visite dans un pays, le Directeur général de l’OMS souligne que les bases existent pour desservir toute la population angolaise.
    29 août 2003 | LUANDA (ANGOLA) -- A la suite des succès obtenus par les campagnes nationales de vaccination contre la poliomyélite et la rougeole, il apparaît désormais possible de faire bénéficier tous les Angolais de soins de santé, a estimé aujourd’hui le Dr LEE Jong-wook, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé à Luanda. Il a souligné le fait que, malgré de grandes difficultés, les programmes de lutte contre la polio et la rougeole ont établi les bases pour desservir tous les enfants, même ceux qui se trouvent dans les zones les plus difficiles et les plus inaccessibles.
    "Ces campagnes nationales de vaccination ont couvert l’ensemble du pays, sans exception, et prouvé qu’avec des bénévoles et des agents de santé opiniâtres, soutenus par la ferme volonté et l’engagement des autorités angolaises, les services de santé peuvent desservir toute la population du pays. C’est sur cette plate-forme qu’il faudra s’appuyer pour améliorer le niveau de santé des Angolais a déclaré le Dr Lee.
    “Nous savons que nous pouvons couvrir toute la population et il est urgent de continuer à s’y employer. Dans un pays où l’on observe l’un des plus forts taux de mortalité infantile au monde et où l’on considère qu’environ deux millions de personnes sont extrêmement vulnérables, il y a beaucoup de travail. On ne peut laisser mourir par manque de soins des personnes qui ont survécu à trente années de conflits", s’insurge-t-il.
    Le Dr Lee a rendu visite aux personnes vivant avec le VIH/SIDA à l’Hôpital Cajuero de Luanda, l’un des quelques centres du pays qui proposent le test de dépistage du VIH, un service de conseils et des soins. Les traitements antirétroviraux ne sont toutefois pas encore disponibles. Il a rappelé son engagement pour atteindre l’objectif "3 x 5", en d’autres termes faire en sorte que trois millions de personnes des pays les plus démunis aient accès d’ici 2005 aux médicaments antirétroviraux.
    C’est la première visite du Dr Lee dans un pays depuis qu’il a pris ses fonctions de Directeur général le 21 juillet. Il a choisi l’Angola pour bien montrer sa volonté de travailler avec les pays confrontés à de très graves problèmes de santé, fort taux de paludisme, incidence croissante du VIH et systèmes de santé travaillant avec des ressources très limitées par exemple.
    Le Dr Lee a également pris part au lancement des journées nationales de vaccination contre la poliomyélite, une campagne de trois jours pour vacciner plus de 5 millions d’enfants de moins de cinq ans contre cette maladie. En voiture, à bicyclette, en canoë, en moto, en hélicoptère ou même à pied, des dizaines de milliers d’agents de vaccination ont réussi à administrer trois fois le vaccin antipoliomyélitique à plus de cinq millions d’enfants en 2002. Grâce à ce succès, on n’a plus observé aucun cas de poliomyélite en Angola depuis septembre 2001, alors que ce pays avait enregistré la plus grande flambée épidémique du continent africain en 1999, avec plus de 1 000 enfants paralysés.
    La rougeole, maladie tuant plus d’un demi-million d’enfants chaque année, est aussi mieux maîtrisée cette année grâce à une campagne nationale de “rattrapage” qui a couvert au printemps 7,3 millions d’enfants de moins de 15 ans. A ce jour, on a enregistré 200 cas suspects de rougeole en juin et juillet, contre 2 781 l’année dernière à la même période.
    “Le problème n’est plus d’atteindre les enfants, a expliqué le Dr Lee. Ce qu’il faut faire maintenant, c’est assurer d’autres interventions sanitaires à l’efficacité prouvée : vaccination systématique, amélioration des soins aux mères et aux nouveau-nés, surveillance et traitement des personnes vivant avec le VIH/SIDA. Des millions d’Angolais se réinstallent dans leur région d’origine et il est temps d’assurer les services de santé en reconstruisant les infrastructures au niveau communal.”
    Plus de 4.5 millions d’Angolais ont été déplacés au cours des trois décennies de guerre civile. Aujourd’hui, 2,4 millions sont revenus se réinstaller chez eux. L’OMS a, avec ces partenaires, fourni des kits sanitaires de base, apporté son aide aux services de vaccination, vaccination systématique ou campagnes nationales contre la poliomyélite et la rougeole, envoyé des fournitures de laboratoire ainsi que des médicaments contre le paludisme, la tuberculose, la lèpre, la trypanosomiase et l’onchocercose, alors que les autorités prévoient la réinstallation de deux millions de personnes supplémentaires.
    Le Dr Lee a fait observer que, comme pour la polio pour laquelle un partenariat étendu s’est formé sous la direction du gouvernement angolais et avec l’appui du Rotary International, des Centres de lutte contre la maladie (U.S. Centers for Disease Control), de l’UNICEF et de l’USAID, les autres interventions sanitaires devront être fermement dirigées par les autorités du pays, tandis que l’OMS et d’autres partenaires poursuivront leur assistance.
    “L’OMS emploie 110 personnes en Angola, dans 18 bureaux répartis dans tout le pays. Nous sommes ici pour aider à renforcer le système de santé publique. C’est ma priorité pour l’Angola et pour tous les pays qui ont besoin de notre aide, a déclaré le Dr Lee. L’OMS compte sur ses partenaires pour fournir les services de santé à toutes les populations, même celles qui se trouvent dans les situations les plus difficiles. C’est leur droit et notre responsabilité.”
    Depuis le cessez-le-feu du 4 avril 2002, l’OMS, l’UNICEF, les ONG et d’autres partenaires ont aidé le pays à assurer un service de santé minimal comprenant la vaccination et des actions de lutte contre le VIH, le paludisme, la tuberculose, la trypanosomiase et d’autres maladies. L’Union Européenne, l’USAID, l’Italie, les Centres de lutte contre la maladie et le Japon font partie des partenaires qui ont fourni des services de soins de santé primaires aux centaines de milliers d’Angolais qui retournaient chez eux.
    Au cours de sa visite de deux jours en Angola, le Dr Lee lancera la campagne de vaccination antipoliomyélitique, visitera un centre pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA, un centre d’accueil pour jeunes filles sans domicile et un centre de rééducation physique. Il rencontrera également des partenaires et des membres du gouvernement angolais et, cette après-midi, le Président de l’Angola, M. José Eduardo dos Santos.
    Source OMS OMS. Pour plus d'information sur la poliomyélite et sur la rougeole
    Autres informations : Ms Christine . McNab - Tél.: +41 22 791 4688 - GSM : +41 79 254 6815
    Mr Iain Simpson - Tél. +41 22 791 3215 - GSM : +41 79 475 5534
    Dr Pier Paolo Balladelli - Représentant de l'OMS - Luanda, Angola - Téléphone: +244 91 50 1478

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  • ALLEMAGNE / SCIENCES MÉDICALES : Vers un vaccin contre la leucémie - Vendredi, 22 Août 2003 - 19:50 - INFO-NEWS
    Un vaccin contre le myélome multiple est actuellement en cours de développement au sein de la clinique universitaire de Heidelberg. Il devrait éviter aux patients des thérapies contraignantes et aux effets secondaires lourds comme la chimiothérapie, les rayons ou la transplantation de cellules souches. Le vaccin stimule les lymphocytes tueurs par le biais d'une protéine, gp96.
    Dans un première phase du projet, les chercheurs s'attachent à faire se développer en culture cellulaire des lymphocytes tueurs actifs contre les cellules de myélome, à l'aide du vaccin.
    Le principe de ce vaccin est simple, il utilise des protéines immunogènes présentes dans la cellule cancéreuse pour provoquer une réponse immunitaire. Ces protéines immunogènes induisent la production de cellules sanguines capables de détruire les cellules malignes. Il s'agit ici de protéines de choc thermique, que l'on trouve dans dans le milieu interne des cellules du myélome. Le choix des chercheurs s'est porté sur la protéine gp96. Pour pouvoir l'isoler des cellules malignes, ils ont synthétisé à l'aide du génie génétique un anticorps anti gp96.
    La stratégie thérapeutique consiste à isoler la protéine gp96 à partir des cellules de myélome prélevées dans la moelle osseuse du patient, puis de la lui réinjecter. Les tests cliniques devraient débuter dans un délai de deux à trois ans.
    Dans cet intervalle, les scientifiques espèrent renforcer l'effet du vaccin en associant la protéine gp96 à des cellules dendritiques prélevées chez le patient.

    BULLETIN ELECTRONIQUE D'ALLEMAGNE - "Sciences Allemagne" du Service pour la Science et la Technologie de Berlin.
    Hebdomadaire - numero 153 - 6 août 2003.
    Contacts : Prof Dr Peter Terness
    Rédacteur : Gabrielle Fréhaut - Sources : idw, 04/08/2003

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  • JAPON - SANTÉ : un vaccin anti Alzheimer - Jeudi, 26 Juin 2003 - 22:26 - INFO-NEWS
    Une équipe de recherche d'un institut de la Préfecture d'Aichi a découvert un vaccin pour traiter la maladie d'Alzheimer, une maladie dégénerative provoquée par l'accumulation de quantité excessive de protéines béta-amyloides.
    Le vaccin, qui est un virus dont les gènes ont été recombinés pour produire des protéines de beta-amyloide, a été donné à des souris. En réponse, un anticorps produit dans les muqueuses des intestins s'est déplacé au cerveau pour dégrader les béta-amyloides, les empêchant de s'accumuler.
    L'équipe a utilisé des souris agées de 45 semaines -équivalent aux 70 ans humains- rendues susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer, leur a donné le vaccin et a alors vérifié leur cerveau pendant 11 semaines. Normalement, les béta-amyloides accumulées composent environ 2,5% du cerveau de souris de 56 semaines, mais celles qui ont recu le vaccin ont seulement environ 0,5% de leur cerveau couvert par la protéine.
    Les souris qui ont reçu le vaccin dans leur 15e semaine n'ont montré presque aucune accumulation de la protéine dans leur 56e semaine. L'équipe projette de tester cette méthode sur des singes vers la fin de l'année 2003.
    BULLETIN ÉLECTRONIQUE DU JAPON du Service pour la Science et Technologie a Tokyo - Ambassade de France au Japon - Hebdomadaire - N° 279 - 23 juin 2003.
    Contacts : Grégoire Fages
    Source : JapanToday, 17/06/2003

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  • USA : Le vaccin contre la grippe également efficace contre les problèmes cardiaques ? - Lundi, 28 Avril 2003 - 20:03 - INFO-NEWS
    Les personnes âgées auront désormais plus d'une raison de se faire vacciner contre la grippe. Une vaste étude menée auprès de 286.000 individus de plus de 65 ans montre que les hospitalisations liées à des infarctus ou à d'autres maladies cardiaques ont été nettement moins importantes chez ceux (environ 58%) ayant été vaccinés au cours des épidémies de grippe de 1998-1999 et 1999-2000.
    Selon les résultats publiés dans le New England Journal of Medicine, la vaccination aurait permis de réduire de 19% en moyenne le nombre de séjours à l'hôpital pour problèmes cardiaques. Ce genre de bienfait conjugué est assez rare en médecine pour être souligné ; il renforce l'intérêt qu'il y a à se faire immuniser. Chaque année, la grippe est responsable d'environ 36 000 décès aux Etats-Unis.
    S&T Presse USA - BULLETIN ELECTRONIQUE DES ETATS-UNIS - Mission Scientifique et Technologique - Ambassade de France à Washington.
    Tri-hebdomadaire - n°446 - 9 avril 2003. Houston Chronicle 02/04/2003 (Flu vaccine may prevent heart disease)

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  • ALLEMAGNE : Des entreprises pharmaceutiques s'associent pour tester un vaccin contre le sida - Vendredi, 4 Avril 2003 - 23:39 - INFO-NEWS
    Le groupe américain Merck & Co. et l'entreprise pharmaceutique franco-allemande Aventis-Pasteur partagent le même intérêt pour la recherche de vaccins contre le SIDA. Les firmes ont fait part, le 27 mars 2003, de l'importante réaction immunitaire qu'aurait provoquée l'administration d'une combinaison de leurs préparations chez des singes Rhésus. Une première étude devrait être mène chez l'homme cette année. Il faut généralement attendre plusieurs années entre la réussite de la phase clinique 1 et l'autorisation d'un médicament.
    Selon des informations de l'Initiative internationale pour la Vaccination contre le Sida, dont le siège se situe a New York, il y a en ce moment 19 vaccins differents testes dans 24 cliniques a travers le monde.
    BULLETIN ELECTRONIQUE D'ALLEMAGNE - Sciences Allemagne du Service pour la Science et la Technologie de Berlin - Hebdomadaire - numéro 137 - 2 avril 2003
    Source : Handelsblatt, 28/03/2003. Rédacteur : Antoinette Serban

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  • JAPON : 'Auto-vaccin' contre le cancer - Lundi, 17 Mars 2003 - 23:01 - INFO-NEWS
    La société Cell-Medicine a commencé un travail de fond pour lancer l'auto vaccination contre le cancer. L'auto vaccin est obtenu à partir d'un échantillon de tissu cancéreux, provenant d'une tumeur qui a été chirurgicalement enlevée du patient. Cet échantillon est traité de telle manière qu'il ne soit plus dangereux, puis des cellules sont réinjectées au patient. De ce fait, ces cellules injectées présentent des antigènes de surface qui vont activer une réponse immunitaire, en particulier les lymphocytes T, qui tuent les cellules cancéreuses. Cette activation du système immunitaire permettrait une diminution de la récurrence d'apparition des cancers et des métastases. Des recherches cliniques sont en cours actuellement à l'Université de Tsukuba et la société Cell-Medicine a monte des accords avec d'autres cliniques afin de pouvoir passer aux tests cliniques.
    BULLETIN ELECTRONIQUE DU JAPON du Service pour la Science et Technologie a Tokyo. Hebdomadaire – n° 262 - 24 février 2003. Contacts : Grégoire Fages. Source : The Nikkei Business Daily, 30/01/2003
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  • USA : Un vaccin contre le cancer du col de l'utérus - Mardi, 3 Decembre 2002 - 22:12 - INFO-NEWS
    Le cancer du col de l'utérus affecte 470.000 femmes dans le monde chaque année et en tue 225.000, principalement des femmes des pays pauvres qui ne bénéficient pas de frottis et de soins appropriés. Aux États-Unis, au contraire, entre 50 et 60 millions de frottis sont pratiqués chaque année, révélant des anomalies du col de l'utérus qui, le plus souvent, ne deviennent pas cancéreuses, mais exigent toutefois une surveillance attentive et entraînent des interventions chirurgicales. Puisque le cancer du col de l'utérus est provoqué par la présence des papillomavirus transmis sexuellement, un vaccin préventif pourrait sauver la vie de beaucoup de femmes qui manquent de soins médicaux et permettrait de réaliser des économies de l'ordre de plusieurs milliards de dollars par an aux États-Unis. Le New England Journal of Medicine publie les résultats d'une étude dirigée par les chercheurs de l'Université de Washington à Seattle, et réalisée en collaboration avec des équipes de seize universités et les Merck Research Laboratories, filiale de Merck, qui financent l'étude et fabriquent le vaccin. Les chercheurs indiquent que l'efficacité préventive de ce vaccin a été de 100% chez un groupe de 1.533 femmes suivies pendant une durée de 17 à 27 mois. Les chercheurs soulignent que le vaccin doit encore faire l'objet d'essais à plus grande échelle afin de tester ses effets. Aussi ne devrait-il être disponible que dans plusieurs années.
    S&T Presse USA - BULLETIN ELECTRONIQUE DES ETATS-UNIS - Mission Scientifique et Technologique - Ambassade de France à Washington
    Quotidien - numéro 381 - 2 décembre 2002 - New York Times 21/11/2002 (Vaccine appears to prevent cervical cancer)


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  • ALLEMAGNE : Un vaccin diminue les risques de cancers - Jeudi, 25 Juillet 2002 - 11:43 - INFO-NEWS
    Un vaccin devrait dans l'avenir diminuer les risques de contracter un cancer du foie ou du col de l'uterus. D'après les scientifiques du centre allemand de recherche contre le cancer (DKFZ) à Heidelberg, plusieurs études cliniques menées à travers le monde confirment la capacité d'une combinaison de vaccins à abaisser significativement le nombre de malades.
    Les cibles sont en fait le virus de l'hépatite B et le virus papilloma humain qui sont les responsables présumés de tels cancers. La mise en oeuvre de cette vaccination occasionnerait des coûts plus faibles que les méthodes d'investigations préventives actuelles.
    Source : Handelsblatt, édition du 9 juillet 2002
    Rédacteur : Philippe Gonin - BE Allemagne (n° 105 - 10 juillet 2002) - Ambassade de France a Berlin/Agence pour la Diffusion de l'Information Technologique
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  • ALLEMAGNE : Des carottes transgéniques contre l'hépatite - Jeudi, 30 Mai 2002 - 15:05 - INFO-NEWS
    BIOTECHNOLOGIES - La consommation de carottes pourrait dans l'avenir protéger des hépatites virales. Des scientifiques de l'université de Giessen en Allemagne ont réussi à modifier le génome de la plante afin qu'elle exprime une protéine de surface du virus. De cette manière, il serait possible de produire un vaccin contre l'hépatite B plus facilement et à moindre coût. Les
    chercheurs peuvent augmenter l'expression de la protéine grâce à l'activation d'un "interrupteur génétique" par une hormone.
    Prochainement, des tests cliniques devraient confirmer que le vaccin est actif après son passage à travers l'estomac. La carotte présenterait alors des avantages non negligeables. Elle est effectivement cultivable presque partout dans le monde, peut être consommée crue (la chaleur d'une cuisson détruirait l'effet du vaccin). De plus, elle est transportable et stockable sans
    problème.
    Source : Die Welt, 10/05/2002
    Rédacteur : Philippe Gonin - BE Allemagne (n° 99 - 29 mai 2002) - Ambassade de France a Berlin/Agence pour la Diffusion de l'Information Technologique - ADIT - http://www.adit.fr - Abonnement gratuit par email


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