FRANCE - QUEYRAS - Agroalimentaire
Les boulangers locaux, soucieux de valoriser les productions locales. - Lundi, 29 Août 2005 - 15:46 - INFO-NEWS
Un agriculteur de Ceillac relance l'exploitation de la graine ancienne de seigle (heureusement sauvegardée), à la demande des boulangers du Queyras qui veulent fabriquer le pain du pays. Emile Gauthier a donc fait une plantation expérimentale et va donc faucher le seigle (comme à l'ancienne, à la faux), le battre et le vanner (toujours à l'ancienne). Puis il le fera moudre, (tentative en cours avec le vieux moulin du Queyras restauré auprès du Parc Régional).
La fauche traditionnelle du seigle est prévue ce mercredi 31 août 2005 (si mauvais temps, repoussée à vendredi 2 septembre). À Molines en Queyras, le boulanger a relancé la fabrication de pain à base de farine traditionnelle (seigle, froment, orge et avoine).
Autre particularité, ce même boulanger s'est doté d'un pétrin unique au monde (un prototype de M. Loiselet, créateur des premiers pétrins) qui est horizontal, ce qui signifie qu'il recrée le brassage de la pâte avec le même geste que faisaient les anciens à la main. Cela fourni une aération plus importante à la pâte et donc un pain unique !
Ce projet rentre dans le cadre d'une démarche du Parc Régional du Queyras pour valoriser les nouvelles productions et variétés anciennes.
USA - RECHERCHE & DÉVELOPPEMENT
Le eLearning pour attirer des étudiants étrangers aux États-Unis - Jeudi, 25 Août 2005 - 19:57 - INFO-NEWS
Des universités américaines (UC Berkeley, UC San Diego, Carnegie Mellon University, Cornell University, State University of New York a Buffalo, Case Western Reserve University) et des institutions indiennes (conduites par l'université AMRITA du Tamil Nadu) ont conclu un accord pour améliorer l'enseignement universitaire en Inde, principalement en sciences de l'ingénieur et en informatique. Cet enseignement utilisera les outils de e-learning d'AMRITA et Edusat, un satellite indien dédié à la diffusion de programmes d'enseignement pour la population indienne, répartie sur de grands espaces. Par ailleurs, les professeurs des universités américaines seront encouragés à passer leurs périodes sabbatiques en Inde et rendront leurs supports de cours disponibles. Les universités américaines espèrent à travers ce programme pouvoir attirer les meilleurs étudiants pour des doctorats, et ainsi inverser la tendance à la baisse dans le nombre de candidatures provenant d'Inde et d'autres pays. Aux États-Unis, les doctorants étrangers en ingénierie représentent près de 58% des effectifs ; une baisse de la venue de tels étudiants a des lors des consequences inquietantes pour les universites et les industriels américains, or l'UC San Diego indique avoir constaté une baisse de 33% des recrutements par rapport au maximum atteint en 2002. Le financement de ce projet du cote américain sera assuré par des entreprises : QUALCOMM, Microsoft et Cadence Design Systems.
Flash TIC 102 - 01/08/2005 - Mission pour la Science et Technologie - Ambassade de France aux Etats-Unis 4101 Reservoir road NW - DC 20007 - Washington
USA - Biologie moléculaire
Des cellules humaines datées au carbone 14 - Jeudi, 25 Août 2005 - 19:48 - INFO-NEWS
Une équipe américano-suédoise propose une nouvelle technique pour suivre la régénération cellulaire chez l'homme : la datation au carbone 14. Actuellement, on utilise des marqueurs moléculaires pour connaître le nombre de cellules engagées dans chacune des différentes phases d'un cycle de division à un temps donné, ou encore des nucléotides radioactifs (H3-thymidine) ou modifiés (bromodésoxyuridine) pour marquer les cellules nouvellement créées et suivre leur intégration dans les tissus. Mais aucune de ces techniques n'offre la possibilité de déterminer rétrospectivement le taux de renouvellement cellulaire dans un prélèvement de tissu humain. C'est pourtant ce que sont parvenus à faire Bruce Buchholz, du Lawrence Livermore National Laboratory, et ses collègues suédois. Et cela grâce aux essais nucléaires atmosphériques.
En effet, durant les années 1950 à 1963, date de leur interdiction, les expériences d'explosions nucléaires ont provoqué un pic du niveau de carbone 14 (C14) dans l'air qui a pu s'intégrer dans l'ADN humain, la concentration en C14 étant ensuite revenue à la normale. Ainsi, les chercheurs ont analysé l'incorporation de C14 dans le génome des tissus des échantillons post mortem de deux régions du cerveau de dix Suédois nés avant et après les tests nucléaires. La quantité de C14 dans les cellules post mortem étant lié à celle dans l'atmosphère au moment de la dernière division cellulaire, ils ont pu établir l'âge des cellules et notamment celui des neurones corticaux.
Or il existe un débat pour savoir si le phénomène de neurogenèse se poursuit ou non au cours de la vie d'un homme. Les données apportées par cette nouvelle méthode d'analyse - dans les limites de sa sensibilité - révèlent que les cellules de la région du cortex occipital sont aussi âgées que l'individu, ce qui indique qu'il n'y a pas eu de nouvelles cellules formées après la naissance. Il faudra cependant étendre l'étude à l'ensemble des zones cérébrales pour trancher définitivement la question.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 752 - 22 juillet 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Boston Globe 18/07/2005 (Carbon-dating may work for human cells, too)
USA - Médecine / Santé publique
L'amiante près de chez vous : le risque de mésothéliome existe - Jeudi, 25 Août 2005 - 19:41 - INFO-NEWS
Une équipe de l'Université de Californie Davis a pu mettre en évidence une association entre le fait de vivre près d'une source naturelle d'amiante et le risque de développer un mésothéliome malin. Ce cancer de la plèvre mortel est caractéristique d'une exposition à l'amiante, majoritairement dans le milieu professionnel.
L'étude de Marc Schenker et de ses collègues est la plus large jamais conduite sur la question des dangers liés à la proximité d'habitations avec des dépôts rocheux ultramafiques (principale source du minéral de la famille des silicates). Les chercheurs ont comparé les données de 2908 cas de mésothéliome déclarés entre 1988 et 1997 auprès du California Cancer Registry avec les cartes géologiques de la Division of Mines and Geology (DMG) recensant les dépôts ultramafiques principalement concentrés au Nord et au Centre de l'Etat (Sierra Nevada, Coast Ranges et Klamath Mountains). Ils ont ainsi découvert que la probabilité pour un individu de développer un mésothéliome malin est directement proportionnelle à la distance entre son lieu de résidence et la plus proche source d'amiante naturelle, les chances diminuant de 6,3% tous les dix kilomètres, jusqu'à atteindre la valeur marginale de un cas pour 100 000 individus. A titre de contrôle, les scientifiques ont analysé de la même manière un nombre égal de cas de cancer pancréatique (indépendant de l'amiante) et n'ont trouvé aucun lien. Selon Marc Schenker, le risque dû à l'exposition naturelle quotidienne au matériau fibreux, bien que faible, est réel et doit être pris au sérieux. L'étude paraîtra cet automne dans l'American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 752 - 22 juillet 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Los Angeles Tiles 17/07/2005 (Natural asbestos, cancer linked) / SJMN 13/07/2005 (Study suggests rare cancer is linked to asbestos in soil)