FRANCE - SPORT EQUESTRE
Karielle, mère de Dollar du Mûrier s'est éteinte - Jeudi, 27 Octobre 2005 - 13:45 - INFO-NEWS
Haras du Mûrier 26 octobre 2005 - Le 26 octobre 2005 au matin, Karielle, qui aurait eu 30 ans en janvier 2006, mère de Dollar du Mûrier, étalon de légende, s'est éteinte paisiblement dans son pré rejoignant ainsi les grandes plaines célestes...
Karielle a été la souche du Haras du Mûrier et a transmis ses immenses qualités à sa descendance jusqu'à ses 22 ans. La relève de Karielle est assurée par ses filles présentes au Haras du Mûrier qui transmettent actuellement les mêmes qualités fondamentales.
Dollar du Mûrier, né en 1991, Champion du Monde de CSO par Équipes à Jerez Espagne en 2002 et Vice Champion du Monde Individuel à Jerez Espagne en 2002.
Haras du Mûrier élève des chevaux exclusivement pour la compétition. Son propriétaire, Philippe Bodinier, développe depuis plus de trente ans, un art de l’élevage et du croisement des lignes de sang fondamentales qui le mettent au rang des touts meilleurs élevages français et européens, même si sa modestie naturelle lui interdit généralement d’en faire état. Le Haras du Mûrier s'étend sur 60 Ha d'herbages de première qualité, sans céréales.
USA - NECROLOGIE
Rosa Parks, la Mère du mouvement des droits civiques, disparaît. - Mardi, 25 Octobre 2005 - 10:33 - INFO-NEWS
Rosa Lee Parks, la dame qui refusa en 1955 de se déplacer au fond d'un bus que la ségrégation le lui obligeait, qui lanca ainsi le lancement de la révision des Droits Civils par son combat cont la ségrégation, vient de mourir à l'age de 92 ans.
USA / STIC - ESPACE
Worldview I et II, les nouveaux atouts de DigitalGlobe - Samedi, 22 Octobre 2005 - 12:26 - INFO-NEWS
La société DigitalGlobe prévoit le lancement de deux nouveaux satellites d'observation Worldview en 2006 et 2008 et considère que cette nouvelle génération de satellites lui donnera un avantage concurrentiel majeur en particulier sur le marché commercial. Son concurrent direct, Orbimage, a récemment annoncé l'acquisition de la société Space Imaging, ce qui exacerbe la compétition entre les deux acteurs. Selon les estimations actuelles Orbimage devrait absorber 60% du marché de l'imagerie spatiale aux États-Unis une fois la fusion effective. Worldview I, avec une résolution de 50 centimètres, une période orbitale de 1,7 jour et une fauchée de 16 kilomètres, devrait être le système commercial le plus performant au moins jusqu'en 2007. Il est développé essentiellement pour répondre aux besoins de la National Geospatial-intelligence Agency dans le cadre du contrat Nextview et sera lancé par une Delta 2 de Boeing.
Le projet Worldview II, qui contrairement à Worldview I ne sera pas développé sur les fonds du contrat Nextview, est motivé par la volonté de DigitalGlobe de consolider sa position sur le marché commercial. Le satellite sera construit sur le modèle de Worldview I afin de limiter les coûts de production, mais permettra une observation supplémentaire multi spectrale. La fourniture d'imagerie satellitaire en couleurs répondrait à une demande d'acteurs privés tels Google ou Yahoo, mais pourrait également intéresser des utilisateurs militaires et gouvernementaux.
Bulletin Electronique N° 5 - 13 octobre 2005 - Hebdomadaire de de la Mission pour la Science et la Technologie de l'Ambassade de France aux États-Unis.
Rédactrice :Clémence Le Fevre
USA / STIC - ENVIRONNEMENT
Les produits "bio" réduisent l'exposition des enfants aux pesticides - Samedi, 22 Octobre 2005 - 12:16 - INFO-NEWS
De l'aveu du Department of Agriculture, les pesticides organophosphorés, fortement soupçonnés d'induire des effets neurologiques chez l'humain, sont présents dans de nombreux produits alimentaires courants. L'Environmental Protection Agency a financé une étude confiée à un groupement associant Emory University (Atlanta), l'Université de Washington et les Centers for Disease Control and Prevention, afin d'évaluer l'exposition des enfants à ces produits indésirables. Les résultats de cette étude viennent d'être publiés dans l'édition en ligne de Environmental Health Perspectives, revue éditée par le National Institute of Environmental Health Sciences.
L'étude a consisté à doser pendant deux semaines, dans des échantillons urinaires prélevés sur 23 enfants de la région de Seattle, les concentrations de métabolites de deux pesticides particulièrement répandus : le malathion et le chlorpyrofos. Les enfants ont été soumis pendant la période d'observation à trois régimes alimentaires successifs : aliments conventionnels, aliments "bio", puis retour aux aliments conventionnels.
La phase bio s'est traduite par une chute spectaculaire des concentrations dans les urines (en moyenne d'un facteur 5 pour les métabolites du malathion et d'un facteur 3 pour ceux du chloropyrifos). Le retour à une alimentation conventionnelle s'est accompagné en revanche d'une remontée des concentrations dans des proportions semblables. Cette étude apporte un fondement scientifique supplémentaire à ceux qui prônent la consommation de produits bio comme moyen de réduire le degré d'exposition des organismes humains aux pesticides agricoles et domestiques.
Bulletin Electronique N° 5 - 13 octobre 2005 - Hebdomadaire de de la Mission pour la Science et la Technologie de l'Ambassade de France aux États-Unis.
Rédacteur :Philippe Jamet
USA / STIC - AGRONOMIE
Vers une autorisation imminente des produits issus d'animaux clonés - Samedi, 22 Octobre 2005 - 11:51 - INFO-NEWS
La FDA pourrait statuer très prochainement sur l'innocuité du lait issu d'animaux clonés et de la viande provenant de leur descendance. De nombreux animaux clonés (porcs et vaches essentiellement) sont élevés à titre expérimental aux USA et les producteurs attendent la décision de la FDA depuis près de 3 ans. Jusqu'à présent, l'industrie a observé le moratoire de la FDA sur l'usage de ces produits mais il est probable que certains produits soient déjà arrivés dans les assiettes. L'usage d'animaux clonés apparaît pour beaucoup comme un moyen d'améliorer les performances des troupeaux, en particulier celui de géniteurs clonés. La plupart des études montrent qu'en matière de sécurité sanitaire les produits issus de clones sont comparables aux produits classiques. Cependant, des études plus approfondies sont certainement nécessaires, en particulier pour voir les effets sur plusieurs générations. Lors d'un récent sondage de l'International Food Information Council, 63% des américains ne déclaraient pas prêts à acheter des produits issus d'animaux clonés s'ils étaient autorisés. Cependant, la FDA ne compterait pas imposer d'étiquetage particulier, ce qui ne donnerait pas au consommateur la possibilité de choisir...
En savoir plus, contacts : Rapport de l'AFSSA : Bénéfices et risques liés aux applications du clonage des animaux d'élevage, septembre 2005.
Bulletin Electronique N° 5 - 13 octobre 2005 - Hebdomadaire de de la Mission pour la Science et la Technologie de l'Ambassade de France aux États-Unis
Rédactrice :Claire Notin
FRANCE - INDUSTRIE DU BATIMENT
VINCI construira le pas de tir et les infrastructures au sol de Soyouz en Guyane - Vendredi, 14 Octobre 2005 - 0:49 - INFO-NEWS
VINCI Construction Grands Projets vient d’être choisi par le CNES pour être mandataire du groupement qui réalisera les travaux d’infrastructures au sol et de construction mécanique du projet Soyouz en Guyane. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du Programme Soyouz en Guyane dont la Maîtrise d'Ouvrage est assurée par l’Agence Spatiale Européenne.
Ce marché, d’un montant de 135 millions d’euros, porte sur la construction d’une zone de préparation, d’un pas de tir et d’un centre de lancement, représentant 20 000 m2 de surface bâtie et 86 000 m2 de surfaces de voiries, sur un site de 120 hectares.
Le groupement dont VINCI Construction Grands Projets est mandataire comprend, outre Nofrayane (filiale guyanaise de VINCI), l’allemand MT Aerospace (structures métalliques), le français Clemessy (Courants Forts), le belge Axima, le français Krystal et l’autrichien Intemann (climatisation), le suisse Apco (ponts roulants).
Les travaux devront être achevés en 33 mois, afin de permettre un premier lancement de fusée Soyouz fin 2008.
Rappelons que depuis 1966, VINCI a réalisé de nombreux travaux sur le site de Kourou dont plusieurs ensembles de lancement pour les fusées Ariane, une usine de propergols (carburant pour Ariane V), ainsi que l’ensemble de préparation de charges utiles (satellites) d’Ariane V.
JAPON - MATÉRIAUX / NANOTECHNOLOGIES
Un lave-vaisselle utilisant des nanotechnologies - Lundi, 10 Octobre 2005 - 20:41 - INFO-NEWS
Hitachi Home & Life solutions, un leader japonais en électroménager, commercialise depuis le 1er Juillet 2005 un lave-vaisselle qui utilise des nanotechnologies. Avant d'envoyer de l'eau à haute pression, ce lave-vaisselle projette en effet de la vapeur ultra-fine dont les gouttes ont un Ø de 1,5 nanomètre afin de détâcher les résidus de la vaisselle. Laver 7 couverts ou 60 assiettes ne requiert que 9,8 litres d'eau. Il consomme également moins d'électricité ou de gaz. Cette économie d'énergie induit une réduction des émissions en CO2 de 65% par rapport à un lave-vaisselle traditionnel.
Les parois intérieures de l'appareil sont recouvertes d'une couche d'ions argent de taille nanométrique. Les bactéries, dont la taille est de l'ordre du micron, ne survivent que quelques minutes au contact des charges électriques de grains d'argent mille fois plus petits qu'elles.
Enfin, du nano-titane a été introduit, car il possède la propriété d'éliminer les odeurs.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE DU JAPON du Service pour la Science et Technologie à Tokyo - Ambassade de France au Japon - Hebdomadaire - numéro 376 - 04 octobre 2005.
Sources : Japan for Sustainability
Rédacteur : Olivier Lazzari
JAPON - ENERGIE
Un réverbère économe en énergie - Lundi, 10 Octobre 2005 - 20:32 - INFO-NEWS
Epsel Co., une start-up japonaise spécialisée dans les équipements consommant peu d'énergie, a développé un réverbère utilisant 300 DEL (diodes électro-luminescentes) blanches. Celui-ci consomme seulement 20 Watts, soit 10% de l'énergie consommée par une ampoule traditionnelle à base de mercure. L'intensité lumineuse générée est de 20 lux à une distance de 10 mètres. La durée de vie de ces DEL est de 70.000 heures contre 12.000 pour les ampoules à base de mercure, dont le remplacement coûte 500 € pièce. Le nouveau réverbère coûte 1800 €, soit 200% de plus que les modèles concurrents. Il est cependant plus rentable sur le long terme au vu des économies d'énergie réalisées ainsi que de sa plus grande durée de vie.
BULLETIN ÉLECTRONIQUE DU JAPON du Service pour la Science et Technologie à Tokyo - Ambassade de France au Japon - Hebdomadaire - numéro 376 - 04 octobre 2005.
Sources : The Nikkei Business Daily
Rédacteur : Olivier Lazzari
USA - Télécommunications
Sans fil gratuit à San Francisco ? - Lundi, 10 Octobre 2005 - 20:19 - INFO-NEWS
La ville de San Francisco a lancé il y a peu, dans le cadre de son programme TechConnect, un appel d'offre visant à fournir à ses administrés un service de connexion sans fil universel et abordable.
Si les candidatures d'opérateurs comme SBC ou Eartlink étaient attendues, celle de la société Google, plus connue pour son moteur de recherche que comme fournisseur d'accès Internet (FAI), paraît a priori plus étonnante. Alors que ses concurrents, comme Yahoo ou Microsoft, voient dans l'accès à Internet un service supplémentaire à proposer à leurs clients, Google semble vouloir créer un nouveau modèle économique, qui viendrait bousculer les opérateurs traditionnels de téléphone et de câble dans leurs métiers de base.
Selon les spécialistes du secteur, l'offre d'accès à Internet sans fil (ASFI) de la compagnie, totalement gratuite, pourrait atteindre un débit moyen de 300 kbps. Les revenus seraient issus des liens de publicités ciblés grâce aux données collectées lors des connexions (l'internaute verra s'afficher par exemple une annonce pour une enseigne proche de son lieu de connexion). L'investissement de départ pour Google pourrait rester relativement faible, de l'ordre de 10 à 20 millions de dollars, correspondant au déploiement d'une trentaine de points d'accès de type 802.11 b et g (avec, par la suite, une possibilité de migration vers le 802.11 n) pour couvrir 95% de la ville en extérieur et 90% en intérieur. Google prétend ne pas avoir de plans pour déployer un réseau gratuit national mais compterait utiliser le réseau de San Francisco comme expérience pour l'offre de services et de publicité localisés. La décision de la municipalité de San Francisco est attendue dans les prochains mois. Une autre actualité à suivre sera celle des éventuelles mesures législative, de l'Etat de Californie ou de l'Etat fédéral, qui conduirait à restreindre la capacité des autorités locales à faire mettre en place des services de haut débit.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 765 - 05 octobre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Wall Street Journal (03/10/2005) Google's wireless plan underscores threat to telecom
USA - Médecine
Lien entre maladie d'Alzheimer et baisse de l'indice de masse corporelle - Lundi, 10 Octobre 2005 - 20:16 - INFO-NEWS
Il est fréquent que les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer perdent du poids une fois malades. Or pour la première fois, une étude américaine suggère que cette perte de poids pourrait commencer bien avant l'apparition des premiers symptômes. Les travaux, conduits par des chercheurs du Rush University Medical Center (Illinois) dans le cadre de l'étude Religious Orders Study (financée par le National Institute on Aging et qui consiste à étudier les pathologies liées à l'âge au sein d'une population de religieux), ont été publiés dans la revue Neurology. Huit cent vingt participants, tous âgés de plus de 65 ans et ne présentant pas de démence, ont été suivis pendant une moyenne de 5,5 années. Au cours de ce suivi, 151 d'entre eux (soit 18,4%) ont développé une maladie d'Alzheimer et la moitié ont enregistré une baisse de leur indice de masse corporelle (IMC) - calculé en divisant le poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres. Aron Buchman et ses collègues ont pu montrer que la baisse de l'IMC d'une unité par rapport au chiffre de départ était associé à un risque d'Alzheimer plus élevé de 5%. Plus marquant encore, la diminution d'une unité par an de l'IMC serait associée à un risque plus élevé de 35%. Selon les chercheurs, la maladie pourrait attaquer des régions du cerveau impliquées dans la régulation de la prise alimentaire et du métabolisme, provoquant une perte de poids antérieure au déclin des fonctions cognitives. Si cela était confirmé, l'indice de masse corporelle - aisément mesurable - pourrait aider les médecins à repérer les personnes à risque.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 765 - 05 octobre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Washington Post 27/09/2005 (Weight loss may precede Alzheimer's
USA - Océanologie
Toujours moins de glaces en Océan Arctique - Lundi, 10 Octobre 2005 - 20:14 - INFO-NEWS
L'analyse par des chercheurs de l'Université du Colorado à Boulder, de la NASA et de l'Université de Washington de données satellitaires remontant jusqu'en 1978 montre une diminution toujours plus importante de l'étendue des glaces de mer arctiques, probablement liée au réchauffement climatique. Ainsi entre 1979 et 2000, la surface minimale des glaces (mesurée autour du 19 septembre, à la fin de la période de fonte estivale) a été en moyenne de 7 millions de kilomètres carrés ; en 2005, à la même date, cette couverture n'était plus que de 5,32 millions de kilomètres carrés, soit 20% de moins.
Depuis que ces observations ont commencé on n'avait pas observé de minima aussi bas pendant quatre années consécutives. En fait, depuis le début des années 1970, le déclin des glaces océaniques polaires est croissant, représentant environ 6,5% par décennie pendant le quart de siècle commençant en 1970, pour atteindre 7,3% par décennie en 2002 et environ 8% maintenant. Les scientifiques pensent que l'oscillation arctique (OA), un important cycle de circulation atmosphérique en Arctique, peut avoir joué un rôle dans la fonte glaciaire jusqu'au milieu des années 1990. Mais l'influence de ce phénomène est aujourd'hui moindre et il faut donc plutôt chercher la cause du recul des glaces polaires du côté du réchauffement climatique. En 2005, les températures de l'air au-dessus du Pôle Nord ont été, entre janvier et août, de 2 à 3°C plus chaudes qu'au cours de ces 50 dernières années et la période de fonte estivale a commencé près de 17 jours avant la date habituelle, un nouveau record qui prolonge quatre années de début de fonte très précoce. La réduction de la surface de la banquise risque de s'amplifier dans le futur, du fait de la rétroaction positive qu'exerce le phénomène de fonte sur lui-même, par perte d'une partie de l'effet d'albedo des zones englacées, ce qui conduit à un réchauffement des eaux. Toutefois certains chercheurs préfèrent rester prudents quant aux enseignements à tirer de ces données et soulignent toute la complexité du fonctionnement du climat polaire.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 764 - 03 octobre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
New York Times 29/09/2005 (In a melting trend, less Arctic ice to go around)
USA - Recherche
Google et la NASA se disent oui - Lundi, 10 Octobre 2005 - 20:12 - INFO-NEWS
La société Google et la NASA viennent d'annoncer leur intention de collaborer dans plusieurs domaines de recherche, même si pour le moment, aucun contrat définitif n'a été signé. Le coeur de ce partenariat repose sur la construction d'un centre de recherche et de développement sur un terrain de l'Ames Research Center de la NASA, en pleine Silicon Valley. Dans les nouveaux locaux, d'une superficie de plus de 90000 mètres carrés, les équipes des deux organisations travailleront ensemble dans plusieurs disciplines, comme les calculs distribués, le traitement et la gestion des bases de données et les nanotechnologies, voire la "bioinfo-nano" et l'aide à l'essaimage. L'expertise technologique de Google dans la recherche, la hiérarchisation et l'organisation de l'information sera sans doute d'une aide précieuse pour la NASA qui, du fait de ses activités, doit traiter chaque jour des masses de données. Par ailleurs, les ingénieurs de Google, s'ils ne pourront pas accéder directement au projet Columbia de développement d'un superodinateur, resteront néanmoins en contact avec les chercheurs de l'agence spatiale et pourront ainsi confronter leurs visions des architectures informatiques. Dernier exemple de collaboration : les services Google Maps et Google Earth qui utilisent actuellement les images satellites pour la géolocalisation auront accès aux données spatiales de la NASA qui viendront renforcer les capacités de ces outils.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 764 - 03 octobre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Wall Street Journal 29/09/2005 (Google to build huge facility at NASA's Ames Research Center)
USA - Médecine / Pharmacie
Inquiétudes autour du virus de la grippe - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 23:15 - INFO-NEWS
Une étude parue dans la revue médicale The Lancet relance le débat concernant la capacité à juguler une éventuelle épidémie de grippe humaine à l'échelle mondiale. Menée par un chercheur des Centers for Disease Control and Prevention, cette étude révèle la rapide progression des résistances aux antirétroviraux des virus de la grippe de type A, associés aux pandémies d'envergure. Rick Bright et ses collègues ont analysé plus de 7000 isolats de virus récoltés entre 1994 et 2005. Leurs résultats montrent qu'au cours de la dernière décennie, le taux de résistance aux dérivés de l'adamantane (amantadine et rimantadine) utilisés depuis plus de 30 ans pour la prévention et le traitement des infections grippales de type A est passé de 0,4% à 12,3%. Aux Etats-Unis, ce taux a bondi de 1,9% en 2004 à 14,5% en 2005 et certains pays d'Asie, comme la Chine et Hong Kong, affichent des niveaux de résistance supérieurs à 70%. Cette découverte remet évidemment en cause les politiques de stockage de ces médicaments parfois envisagées pour faire face à une future épidémie (en particulier dans les pays moins développés qui ne peuvent assumer le prix élevé des tout derniers antirétroviraux, les seuls encore efficaces à 100% contre la grippe). Par ailleurs, dans le même journal, un autre article signé par des chercheurs du Cochrane Vaccine Fields, un consortium international, questionne l'utilité - qu'ils qualifient de "modeste" - d'une vaccination systématique des personnes âgées pourtant largement pratiquée dans les pays riches. La bataille contre la grippe n'est pas prête d'être gagnée.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 763 - 30 septembre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Washington Post 22/09/2005 (Studies find flu vaccines only modestly effective in elderly)
New York Times 22/09/2005 (2 studies find flu treatments fall far short)
USA - Environnement
La législation sur les espèces en danger : une espèce en voie de disparition ? - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 23:13 - INFO-NEWS
Le récent vote Comité des Ressources Naturelles de la Chambre des représentants en faveur d'une nouvelle loi encadrant la protection des espèces menacées pourrait bien signifier la mort de l'Endangered Species Act de 1973. Selon le comité, cette loi vieille de 30 ans aurait complètement échoué dans ses objectifs et nécessiterait donc une profonde "remise à jour". Le nouveau Threatened and Endangered Species Recovery Act (TESRA) de 2005 propose notamment de favoriser, par l'attribution de subventions fédérales, les démarches volontaires de protection des espèces en danger par les propriétaires terriens qui seraient par ailleurs indemnisés par le gouvernement en cas d'interdiction d'activités sur leurs sols. Le secrétaire de l'intérieur pourrait également être autorisé à mettre en place des normes scientifiques permettant d'attribuer le label "menacé" sans avoir recours à des consultations externes au cas par cas. Le texte voté par le comité devrait être adopté sans problème par la Chambre des Représentants mais pourrait subir encore des modifications avant passage devant le Sénat, courant 2006. Toutefois le projet TESRA suscite d'ores et déjà de vives critiques, y compris de la part des pêcheurs et des agriculteurs.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 763 - 30 septembre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Washington Post 23/09/2005 (Rewrite of endangered species law approved)
USA - Espace
Mars, une planète changeante - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 23:12 - INFO-NEWS
Loin d'être figée, Mars est "vivante". C'est en tout cas ce que suggèrent les indices recueillis par Mars Global Surveyor (MGS), le satellite d'observation de la NASA en orbite autour de la planète rouge depuis 1997. Grâce à lui, Michael Malin, responsable du programme d'étude de MGS, et ses collègues ont relevé des traces de coulées de sables qu'aurait créées la fonte de neige carbonique. Sous l'effet des vents durant l'hiver martien, le dioxyde de carbone congelé, mélangé aux sables, se serait rapidement vaporisé en été, provoquant des éboulements à l'origine des coulées observées. Une centaine de sites présentant ce phénomène ont été répertoriés mais c'est la première fois qu'on a pu en visualiser les changements dans le temps en comparant des clichées d'une même zone prises à trois ans d'intervalle (entre 2002 et 2005). Le traitement des données de MGS a également permis aux scientifiques de repérer, au bord du volcan Ulysses Patera, un jeune cratère formé entre 1980 et 1985 - une datation rendue possible par l'analyse de l'évolution des éjecta (couronne de débris autour d'un petit cratère). Absente sur les images de 1976 prises par la sonde Viking, cette couronne a été photographiée par MGS en 1999 ; en 2005 son cône de déjection s'était quelque peu estompé. En raison de la proximité avec la ceinture d'astéroïdes, les astronomes pensaient trouver beaucoup plus de nouveaux cratères mais il n'en a rien été (peut-être en raison de variations entre des périodes d'intense et de faible bombardements météorites, mais aussi parce que seuls 4% de la planète ont été couverts à ce jour). Autre signe de la dynamique de Mars : entre novembre 2003 et décembre 2004, dans une autre région, MGS a pris des images de ce qui ressemblent à des marques de chutes de pierre depuis une colline. L'origine de ces mouvements (activité sismique ou vents forts) demeure incertaine. Toutes ces données dessinent en tout cas l'image d'une planète bien active qui n'a pas encore livré tous ses secrets.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 763 - 30 septembre 2005.
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USA Today 20/09/2005 (Mars probe finds new gullies, crater on Red Planet)
USA - Recherche médicale
Toujours plus d'argent pour la recherche médicale - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 23:11 - INFO-NEWS
D'après une étude publiée du Journal of the American Medical Association (JAMA), les dépenses dans le domaine de la recherche médicale aux Etats-Unis ont été multipliées par deux entre 1994 et 2003. Hamilton Moses, du Alerion Institute (Virginie), et ses collègues ont analysé sur une décennie le financement de la recherche biomédicale au niveau du gouvernement fédéral, des régions et des Etats, des organisations et fondations privées à but non lucratif et de l'industrie. Il en ressort que ce financement est passé d'un total de 37,1 à 94,3 milliards de dollars (soit un doublement une fois l'inflation prise en compte). La proportion secteur privé/public est restée stable durant cette période (57% pour le privé et 28% pour les National Institutes of Health, le plus grand pourvoyeur en subventions publiques). Alors que la répartition de l'investissement fédéral entre recherche appliquée et fondamentale est demeurée la même, le secteur industriel a accru ses dotations à la recherche clinique (passée de 4 milliards à 14,2 milliards de dollars).
Les chercheurs constatent ainsi une très grande disparité entre la recherche à long et court terme. Si le pays consacre 5,6% de la totalité de ses dépenses de santé dans la recherche, il ne débourse que 0,1% pour les évaluations de l'efficacité sur la durée des molécules et des traitements. La hausse des dépenses paraît donc surtout destinée aux essais cliniques et au marketing, ce qui se traduit notamment par une baisse de la productivité du secteur pharmaceutique. Qui plus est l'industrie renonce souvent à finaliser des médicaments jugés trop peu rentables. Entre 1994 et 1997, il y a eu en moyenne 35,5 nouvelles molécules approuvées par la FDA par an, contre seulement 23,3 entre 2001 et 2004. Les auteurs de l'étude appellent les bailleurs de fonds à la patience, en soulignant que la recherche médicale est un secteur à risque et qu'il faut de nombreuses années de travaux pour aboutir à une nouvelle molécule. Autre sujet de souci : les investissements destinés aux recherches qui doivent permettre de mieux évaluer les nouvelles pistes thérapeutiques restent de loin insuffisantes.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 763 - 30 septembre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Houston Chronicle 22/09/2005 (Spending on medical research doubles)
USA - Santé publique
Le mélanome malin toujours en progression - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 23:08 - INFO-NEWS
Le mélanome malin, le plus mortel des cancers de la peau (même s'il reste bien moins létal que d'autres types de cancers), continue de progresser aux Etats-Unis. D'après les chiffres de l'American Cancer Society, 7700 Américains décèderont cette année de ce type de tumeur qui touche les mélanocytes, les cellules productrices de mélanine. Depuis 1973, le taux de mortalité due au mélanome a augmenté de 50%. Son incidence a triplé entre 1980 et 2003, selon l'American Academy of Dermatology. Et si la proportion de personnes concernées par ce cancer était d'une sur 1500 en 1935, elle est aujourd'hui d'une sur 60. Le responsable de cette tendance est bien connu : les rayons ultraviolets du soleil. Le succès des loisirs en plein air, hiver comme été, et des cabines de bronzage apparues dans les années 1980 ont multiplié les occasions d'exposition aux UV, tout aussi néfastes qu'ils soient naturels ou artificiels. Chez les jeunes femmes de 20 à 29 ans, le mélanome malin constitue la première cause de décès par cancer.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 762 - 28 septembre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Baltimore Sun 23/09/2005 (More than skin deep)
USA - Informatique
Bientôt la fin des PC classiques - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 23:06 - INFO-NEWS
L'ordinateur PC, tel que lancé par IBM en 1981, a rapidement dominé le marché en fournissant une solution bon marché fabriquée en très grande série. Toutefois de nouvelles formes sont apparues. L'ordinateur portable, qui garde encore un lien très étroit avec le PC classique en est la principale. Si le portable était encore il y a peu de temps l'apanage de quelques privilégiés, il devient de plus en plus un choix concurrent du PC classique, y compris pour les achats de particuliers. En effet, d'une part les portables ont vu leur puissance (et dans une moindre mesure autonomie) augmenter rapidement et, d'autre part, la différence de prix avec les PC classiques a fortement diminué. Cette différence existe cependant toujours sur le marché américain où un PC classique sera souvent proposé à environ 500 dollars, contre 800 à 1000 dollars tout au plus pour des portables très compétitifs. Même si elles sont moins puissantes, ces machines sont largement suffisantes pour des applications bureautiques basiques et séduisent donc de plus en plus de monde. Par ailleurs, l'arrivée sur le marché de modèles plus performants permet leur utilisation comme postes de développement informatique. L'engouement pour les portables s'est accéléré depuis l'apparition du sans fil (Wi-Fi) qui offre une plus grande mobilité de travail que les PC classiques. La situation évolue rapidement, à tel point que l'on passera d'ici peu le seuil des 50% de portables parmi les acquisitions annuelles (certains secteurs professionnels ont déjà nettement franchi ce cap). Les implications de cette tendance forte sont également sociales puisque ces outils induisent de nouvelles méthodes de travail.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 762 - 28 septembre 2005.
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Computer World 26/09/2005 (Decline of the Desktop)
USA - Ecologie
L'arbre et la fourmi - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 23:03 - INFO-NEWS
Dans les forêts tropicales amazoniennes, on trouve de vastes terrains entièrement peuplés d'une seule espèce d'arbre, le Duroia hirsuta. Celui-ci vit en symbiose avec la fourmi Myrmelachista schumanni qui niche dans ses souches. Jusqu'à présent, les recherches concernant cette étroite relation avaient suggéré que l'absence de tout autre arbre au sein des populations de D. hirsuta était liée à l'inhibition, par D. hirsuta lui-même, de la croissance de ses concurrents (un phénomène désigné sous le nom d'allélopathie). Mais on se trompait de coupable. Des scientifiques de l'Université Stanford (Californie) et de l'Université du Colorado à Denver viennent en effet de montrer que, ce sont bien les fourmis et non l'arbre qui éliminent de manière sélective les autres végétaux. La méthode est simple et efficace : l'insecte injecte de l'acide formique, dans les feuilles des indésirables qui commencent à se nécroser au bout de 24 heures. M. schumanni s'assure ainsi un habitat abondant - un avantage certain pour des colonies qui peuvent vivre quelques 800 ans. Selon les auteurs de l'étude, parue dans la revue Nature, de nombreuses espèces de fourmis secrètent de l'acide formique (connu pour ses propriétés bactéricides et fongicides), mais c'est la première fois que l'on rapporte son utilisation en tant qu'herbicide.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 762 - 28 septembre 2005.
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Financial Times 23/09/2005 (Killer ants solve plants mystery)
USA - Télécommunications
Verizon à l'attaque des cablo-opérateurs - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 23:02 - INFO-NEWS
L'opérateur de télécommunications Verizon a déployé un nouveau service de télévision baptisé Fiber Optic TV Service (FiOS TV). Pour 39,95 dollars par mois, les abonnés pourront recevoir quelques 180 stations de radio et de télévision, 20 chaînes haute définition et de la vidéo à la demande (VOD). Cette offre, pour l'instant limitée aux 9000 clients de la ville de Keller au Texas, n'est que la première étape d'une stratégie nationale. Les opérateurs télécoms traditionnels comme Verizon ou SBC Communications doivent en effet tenter de répondre à la concurrence du câble en proposant eux aussi des prestations 3 en 1 (triple play) regroupant la téléphonie, la télévision et l'Internet haut débit. Mais selon les entreprises, les approchent divergent. Tandis que Verizon mise sur le tout fibre optique pour remplacer les fils classiques de cuivre (la société dépense actuellement des milliards pour la pose et la connexion des maisons individuelles), SBC - tout en déployant son propre réseau de fibres optiques - a choisi de conserver les fils de téléphone pour les derniers mètres de raccordement. Pour cela, la société compte sur une nouvelle technologie - l'IPTV - qui n'a pas encore fait ses preuves ce qui explique sans doute le report pour 2006 du lancement de son offre "triple play". Quant à Verizon, elle espère couvrir avec son FiOS TV 3 millions de foyers d'ici la fin de l'année, notamment dans les Etats de Floride, de Virginie et de Californie. Les opérateurs du câble sont furieux : alors qu'ils se voient appliquer des contraintes légales de service universel et doivent à chaque fois obtenir des licences des autorités locales, les opérateurs de l'Internet jouent sur les règles plus souples applicables à ce secteur.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 762 - 28 septembre 2005.
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Houston Chronicle 21/09/2005 (Verizon ready to challenge cable companies)
USA - Médecine / Pharmacie
Neuroleptiques : les médecins ne savent plus où donner de la tête - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:56 - INFO-NEWS
Les neuroleptiques de seconde génération, dits "atypiques", ne seraient pas plus efficaces ni mieux tolérés que les anciens médicaments utilisés dans le traitement de la schizophrénie. Telle est la surprenante conclusion, parue dans le New England Journal of Medicine, de l'étude CATIE (Clinical Antipsychotic Trials of Intervention Effectiveness), financée par le National Institute of Mental Health (NIMH). Une équipe, dirigée par Jeffrey Lieberman de l'Université Columbia (New York), a comparé pour la première fois les performances d'une molécule de première génération (la perphenazine) et de quatre anti-psychotiques atypiques (olanzapine, quetiapine, risperidone et ziprasidone) au cours d'un essai en double-aveugle incluant près de 1500 patients schizophrènes. En dix-huit mois, les trois-quarts des sujets ont changé le médicament qui leur avait été attribué au départ, soit par manque d'efficacité, soit en raison d'effets secondaires intolérables. Seule l'olanzapine obtient un taux de réussite légèrement supérieur, avec en contrepartie une prise de poids plus importante associée à un dérèglement du métabolisme glucidique et lipidique. L'action de la perphenazine, l'ancien médicament connu depuis les années 1950, s'est avérée comparable à celle de la quetiapine, du risperidone et du ziprasidone et ses effets secondaires pas plus nombreux, avec toutefois une prédominance particulière des effets extrapyramidaux (tremblements, mouvements involontaires, etc.). C'est d'ailleurs sur l'argument d'une réduction de ce type d'effets que s'est bâtie la réputation des neuroleptiques atypiques qui dominent aujourd'hui le marché à 90%. Les révélations de CATIE amèneront peut-être les médecins à revoir leur manière de traiter la schizophrénie mais ce n'est pas certain. La pression marketing exercée par les compagnies pharmaceutiques pour cette classe de produits est en effet très forte. Les fabricants de chaque molécule engagée dans l'essai ont déjà commenté les résultats publiés en insistant sur le point fort de leur produit (meilleure performance pour les Laboratoires Lilly, faible pourcentage de prise de poids côté Pfizer, bon rapport efficacité/tolérance pour AstraZeneca, etc.).
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 761 - 26 septembre 2005.
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Wall Street Journal 20/09/2005 (Generic fares well in big psychiatry study)
Washington Post 20/09/2005 (New antipsychotic drugs criticized)
USA - Biotechnologies
Nouveau pas vers la régénération de la moelle épinière par les cellules souches - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:54 - INFO-NEWS
Une nouvelle étude dans les Proceedings of the National Academy of Science (PNAS) vient renforcer l'espoir d'un traitement des lésions de la moelle épinière par les cellules souches. Des chercheurs de l'Université de Californie à Irvine ont injecté des neurosphères issues de cultures de cellules souches neurales de foetus humains chez des souris, 9 jours après lésion de leur moelle. Ils ont ensuite pu observer la différenciation de ces cellules souches en oligodendrocytes (qui ont restauré la gaine de myéline autour d'axones endommagés), et en nouveaux neurones capables d'établir des connexions synaptiques avec leur environnement. Cette régénération du tissu spinal s'est accompagnée, 4 mois après le traitement, d'une récupération partielle de la mobilité des souris. De tels résultats ne sont pas les premiers à démontrer le potentiel des cellules souches dans ce domaine (voir S&T Presse USA n°724). Trois compagnies américaines espèrent bientôt commencer des expérimentations chez l'homme. La société StemCells (Californie), ayant fourni le matériel utilisé dans l'étude qui vient d'être publiée, a demandé à la Food and Drug Administration (FDA) l'autorisation de tester ses cellules chez des enfants atteints de la maladie de Batten qui détruit le système nerveux central. Geron Corp. (Californie) et NeuralStem Inc. (Maryland), respectivement engagée dans des recherches auprès des universités de Californie à Irvine et à San Diego, se déclarent également prêtes à passer de l'animal à l'homme. Mais des obstacles restent encore à lever. On ne sait en effet pas si les cellules souches une fois injectées sont susceptibles de se différencier en d'autres types de cellules non souhaitées. Par ailleurs, les expériences menées sur les souris nécessitent la destruction du système immunitaire pour éviter tout rejet, ce qui pose évidemment problème chez l'homme, a fortiori dans le cas d'une condition non létale.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 761 - 26 septembre 2005.
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Washington Post 20/09/2005 (Stem cell injections repair spinal cord)
Sun José Mercury News 19/09/20 05 (Study : stem cells may repair cord damage)
USA - Agroalimentaire
Renforcement des règles de sécurité alimentaire animale - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:51 - INFO-NEWS
A l'instar du Canada, les Etats-Unis s'apprêtent à modifier leur législation sur l'alimentation en protéines animales des animaux pour prévenir tout risque d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Depuis 1997, le pays interdit à l'industrie agroalimentaire de transformer les tissus à risque des bovins (cerveau, moelle épinière, ganglions, etc.) pour nourrir les troupeaux de vaches, une pratique qui a sans doute contribué par la passé à la propagation de l'ESB en Europe. Cependant, suite à l'apparition du premier cas d'ESB sur le sol américain en 2003, la Food and Drug Administration (FDA) envisage de suivre l'exemple canadien (dont la nouvelle loi n'est pas encore entrée en vigueur) et d'étendre cette interdiction à l'alimentation des poulets, cochons et animaux domestiques. Il existerait en effet un risque de contamination "secondaire" ; d'après certains scientifiques, des éléments pathogènes de l'ESB présents dans la nourriture issue de bovins pourraient résister au passage dans l'estomac d'un poulet et se retrouver dans les matières fécales, mélangées aux restes d'aliments - une litière qui, elle-même utilisée pour le ravitaillement des vaches, ne serait pas sans danger. La FDA pourrait même, sous la pression des experts, aller encore plus loin dans ses recommandations en interdisant également le sang, les déchets alimentaires des restaurants et les déjections de volailles comme source de protéines animales pour les bovins.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 761 - 26 septembre 2005
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Wall Street Journal Post 20/09/2005 (US will expand mad-cow rules to all animal feed)
USA - Astronomie
De la vapeur d'eau sur Encelade - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:49 - INFO-NEWS
Les images du survol d'Encelade, une lune de Saturne, par la sonde de la NASA Cassini le 14 juillet dernier, ont de quoi surprendre. Pris à 175 km d'altitude, les clichés ont révélé au pôle Sud du satellite l'existence de stries et d'émanations formant une atmosphère composée à 65% de vapeur d'eau, à 20% d'hydrogène ainsi que de dioxyde de carbone et d'une combinaison de monoxydes de carbone et d'azote. Les stries observées sont en fait des fissures géologiques "chaudes" atteignant parfois des températures de 110 K ou -160 °C (alors que l'équateur est à 80 K). La persistance d'une telle atmosphère sur un aussi petit satellite (500 km de diamètre) à faible gravité suppose une activité géologique suffisamment importante pour renouveler de manière continue les gaz qui s'échappent dans l'espace. Pour l'instant, les astronomes s'interrogent sur l'origine d'une telle chaleur interne (peut-être causée par des marées gravitationnelles) et sur la localisation de ces points chauds présents uniquement au pôle Sud de la lune. Ils ont néanmoins pu, grâce à l'analyseur de particules cosmiques de Cassini, identifier Encelade comme la source principale des particules de l'anneau E de Saturne.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 760 - 23 septembre 2005.
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Washington Post 19/09/2005 (Water vapor discovered on tiny moon of Saturn)
USA - Environnement
Du mercure dans l'assiette - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:47 - INFO-NEWS
Une partie du poisson (thon et espadon) vendu dans les supermarchés de 22 Etats américains serait contaminée par du mercure, parfois même au-delà de la limite autorisée. Le constat est tiré d'une étude menée par plusieurs groupes écologistes, dont Oceana et le Mercury Policy Project. Entre le 7 juillet et le 11 août dernier, 55 échantillons de thon et d'espadon ont été collectés dans des points de vente de différents Etats et envoyés pour analyse au laboratoire de l'Environmental Quality Institute de l'Université de Caroline du Nord à Ashville. Les résultats ont mis en évidence une concentration moyenne de mercure de 1,11 partie par millions (ppm) pour l'espadon (et jusqu'à 2,32 ppm, avec une côte Est particulièrement touchée) et de 0,33 ppm pour le thon, sachant que la limite légale fixée par la Food and Drug Administration (FDA) pour cette neurotoxine est de 1 ppm. Les actions de ladite FDA sont d'ailleurs vigoureusement critiquées dans les conclusions de l'étude. Selon celle-ci, l'agence fédérale ne pratiquerait que très peu de contrôles, n'infligeant presque jamais de sanctions - pourtant prévues - en cas de dépassement du seuil de concentration en mercure. L'information du public serait également négligée, aussi bien au niveau fédéral que régional. La FDA et l'Agence pour la Protection de l'Environnement (EPA) se contentent en effet de messages de prévention pour les jeunes enfants et les femmes enceintes, sans information systématique sur les lieux de vente. Et si certains Etats (45) déconseillent la consommation de plusieurs espèces de poissons, la Californie est à l'heure actuelle la seule à imposer aux commerçants l'affichage d'avertissements sur les risques sanitaires liés à la contamination au mercure.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 760 - 23 septembre 2005.
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San José Mercury News 15/09/2005 (Tests find high mercury levels in some storebought fish)
USA - Energie
Un partenariat pour de nouvelles centrales nucléaires - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:46 - INFO-NEWS
Le groupe nucléaire français Areva et la compagnie d'électricité américaine Constellation Energy (qui opère 5 réacteurs dans l'Est du pays) ont annoncé la création d'UniStar Nuclear, une compagnie commune pour le développement, la construction, la commercialisation et l'entretien des centrales nucléaires. Aux Etats-Unis, la multiplication des intervenants dans le développement des sites de production nucléaires (infrastructure, mise au point du réacteur, exploitation) a longtemps plombé les coûts de revient (parfois d'un facteur de 8 à 10). Une autre pratique contribuait également aux dépassements de budgets et de délais : celle consistant à s'enquérir auprès du législateur des licences et autorisations nécessaires une fois la construction d'une unité commencée. Dans ce cas, toute modification demandée aboutissait à revoir les plans d'origine, entraînant une perte de temps et donc d'argent. UniStar Nuclear compte bien changer tout cela. La société mise en premier lieu sur la standardisation et la production en série d'un modèle unique de réacteur de 1600 MW de type EPR (réacteur européen à eau pressurisée) afin de diminuer les prix. Ces nouveaux réacteurs seront évolutifs et permettront des mises à jour et améliorations plus aisées et plus sûres (doublements des circuits de secours et réduction du nombre de valves de 47% et de pompes de 16%). La compagnie souhaite enfin associer la Nuclear Regulatory Commission aux différentes étapes de développement afin d'obtenir l'aval de l'administration avant le début de travaux. Deux réacteurs sont prévus à Calvert Cliffs (Maryland) et deux autres à Nine Mile Point (New York). Tous les quatre devraient être opérationnels d'ici 2015.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 760 - 23 septembre 2005.
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New York Times 16/09/2005 (Partnership formed to build nuclear plants)
USA - Médecine
Le marché du stent carotidien protégé prend de l'ampleur - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:44 - INFO-NEWS
La Food and Drug Administration (FDA) a délivré aux Laboratoires Abbott une autorisation de mise sur le marché d'un produit désigné sous le terme de "stent carotidien protégé" (SCP) pour le traitement de la sténose carotidienne. Le dispositif en question, principalement recommandé comme alternative à l'endartérectomie chez les patients à haut risque chirurgical, combine deux systèmes : un "stent" - sorte de petit manchon métallique introduit par angioplastie et qui permet de maintenir ouverte l'artère rétrécie - et un filtre de prévention du risque embolique, déployé avant la pose du stent puis retiré, permettant de bloquer les caillots éventuellement libérés pendant l'intervention avant qu'ils ne causent des dégâts au cerveau. Le matériel qui vient d'être approuvé par la FDA est le second du genre à accéder au marché américain après celui de la compagnie Guidant il y a un an. D'autres sociétés, comme Boston Scientific, Johnson & Johnson et Medtronic, convoitent ce secteur qui ne représente pour l'instant qu'une petite part du marché des stents mais semble prometteur. Un certain nombre d'études cliniques sont actuellement en cours afin de comparer les performances du SCP et de la chirurgie, dont bénéficient chaque année près de 200 000 personnes aux Etats-Unis. Si les résultats sont convaincants, la prise en charge de ces dispositifs, aujourd'hui limitée aux patients inopérables, et donc leur utilisation pourraient être élargies.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 760 - 23 septembre 2005.
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New York Times 16/09/2005 (Abbott gets F.D.A. approval for neck stent with a filter)
USA - Télécommunications
Repenser l'infrastructure à la Nouvelle-Orléans - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:41 - INFO-NEWS
La reconstruction de la Nouvelle-Orléans après le passage de l'ouragan Katrina est l'occasion pour de nombreux spécialistes et industriels de repenser l'infrastructure des réseaux de communication de la ville. Au lieu de restaurer à l'identique les lignes de téléphones actuelles, certains préconisent des solutions technologiques plus modernes qui feraient de la Nouvelle-Orléans une cité à l'avant-garde des télécommunications. Plusieurs pistes sont avancées. Tout d'abord, il pourrait être intéressant de renforcer le réseau des relais de téléphones mobiles en les associant à des bornes WiFi et WiMax.
Le coût d'une telle approche apparaît relativement faible dans le cadre d'un programme de reconstruction et présenterait l'avantage d'offrir l'accès à l'Internet haut débit et ses services associés (télévision et téléphonie) à des populations pauvres, délaissées par les opérateurs traditionnels (un projet de loi pourrait même les aider à acquérir des ordinateurs). Un autre choix possible serait le déploiement à grande échelle de câbles en fibres optiques. Cette solution, coûteuse en temps normal, deviendrait abordable dans un processus de travaux publics de réalisation des tranchées par exemple. Certains enfin envisagent l'installation de systèmes de communication satellitaire, en plus du réseau classique, à destination de services d'urgence (police, pompiers et hôpitaux), ce qui permettrait de répondre plus rapidement après un sinistre de l'envergure de Katrina. Reste toutefois la question de la distribution de l'énergie et des capacités de tous ces équipements, qui dépendent de l'électricité, à résister à de telles catastrophes.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 759 - 21 septembre 2005.
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Washington Post 16/09/2005 (New lines of communication)
USA - Médecine
La mammographie numérique plus efficace chez certaines femmes - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:39 - INFO-NEWS
Selon une large étude parue dans le New England Journal of Medicine, la mammographie numérique serait plus à même de dépister un cancer du sein chez certaines patientes. Lancé par le National Cancer Institute pour un coût de 26 millions de dollars, le Digital Mammographic Imaging Screening Trial (DMIST) avait pour but de comparer les performances de la mammographie argentique avec celles de quatre systèmes digitaux. Près de 50000 femmes réparties sur 33 sites américains et canadiens ont participé au programme. Les résultats ont mis en évidence une meilleure détection des tumeurs cancéreuses en faveur de la mammographie numérique chez les femmes de moins de 50 ans (+28%), celles en pré ou péri-ménopause (+21%) et celles présentant une densité mammaire importante (+15%) - trois catégories qui regroupent tout de même la moitié de la population féminine. Sur la base de ces conclusions, le National Cancer Institute et l'American Cancer Society ont officiellement recommandé aux femmes concernées de privilégier la mammographie numérique lorsque cela leur est possible. Certains experts doutent toutefois que l'avantage statistique de la technique (nettement plus onéreuse) ne se traduise pas dans les faits par une baisse de mortalité par cancer du sein. De fonctionnement similaire à la mammographie analogique, la technologie numérique permet de retraiter les images (luminosité, contraste) et facilite ainsi leur interprétation. Elle réduit également les doses d'irradiation et rend plus aisés le stockage et les transferts d'images.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 759 - 21 septembre 2005.
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Washington Post 17/09/2005 (New mammogram finds more cases) / Wall Street Journal 17/09/2005 (Digital mammograms excel in study)
USA - Robotique
Le plus petit robot contrôlable au monde - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:37 - INFO-NEWS
Une équipe du Dartmouth College a mis au point un prototype de robot mobile téléguidé d'à peine 60 micromètres de large pour 250 de long, plus fin qu'un cheveu. La minuscule machine comporte une alimentation électrique, des fonctions de locomotion et de communication ainsi qu'un système de contrôle à distance - une combinaison de performances inédite à une échelle aussi petite.
L'engin, élaboré dans le laboratoire de Bruce Donald avec un financement du Department of Homeland Security, est capable de se déplacer sur n'importe quelle surface plane grâce à deux micro-actionneurs indépendants : un pour la marche avant, qui s'inspire des rampements de la chenille, et un pour la rotation, qui s'effectue par pivotement autour d'un "pied" de silicium. Selon ses concepteurs, dont un article sur le sujet paraîtra prochainement dans le Journal of Microelectromechanical Systems, ce micro-robot pourrait accomplir plusieurs dizaines de milliers de pas de 10 nanomètres à chaque seconde et donc avancer de 0,25 mm en une minute. L'énergie est apportée par la grille d'électrodes sur laquelle se meut la machine et qui permet également la transmission des ordres de téléguidage.
Les applications envisagées pour ce type de micro-systèmes électromécaniques (MEMS) sont nombreuses et variées, depuis la sécurisation de l'information jusqu'à la réparation de circuits intégrés, en passant par le contrôle de pollution en milieux toxiques ou encore la manipulation de cellules ou tissus humains.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 759 - 21 septembre 2005.
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New York Times 15/09/2005 (Tiny robots imitates caterpillar)
USA - Ecologie
Les alligators à l'attaque - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:35 - INFO-NEWS
Une étude parue dans le journal Wilderness & Environmental Medicine indique que les contacts entre alligators et humains (et les blessures qui peuvent en résulter) ne cessent d'augmenter aux Etats-Unis. Les Etats les plus touchés sont la Floride (15.000 rencontres en 1998) et la Louisiane (4.000), suivis de la Géorgie et du Texas (450) puis de l'Alabama (250) et de l'Arkansas (100). Selon les chiffres du North Carolina Department of Health and Human Services, en Floride seule, le nombre d'attaques d'alligators est passé de 5 par an en moyenne entre 1948 et 1986 à 14 par an depuis 1987.
Le phénomène a pour origine à la fois l'installation toujours plus importante de populations humaines sur les côtes américaines et l'accroissement continu du nombre d'alligators. Placés sur la liste des espèces en danger dans les années 1960 jusqu'en 1987, ces reptiles sont aujourd'hui plus de 3 millions à travers le pays. Pour les auteurs de l'étude, la situation nécessiterait la mise en place d'un système commun à tous les Etats permettant le recensement des nuisances générées par l'animal dont les morsures peuvent être mortelles.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 758 - 19 septembre 2005.
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Washington Post 12/09/2005 (Fla. Gator encounters triple)
USA - Robotique
Grand Challenge, le retour - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:34 - INFO-NEWS
Les participants au premier Grand Challenge en 2004 s'étaient perdus dans les sables de Las Vegas et aucun n'avait réussi à franchir la ligne d'arrivée. Cette année, tous espèrent mieux faire, notamment les équipes de Stanford et Carnegie Mellon. Le concours Grand Challenge, initié par la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), a pour but de récompenser l'équipe qui parviendra à faire parcourir une distance prédéfinie à un véhicule entièrement autonome (sans conducteur et sans téléguidage). Pour l'édition 2005, la récompense a été doublée, passant à deux millions de dollars. Autre nouveauté, les 43 concurrents devront faire face à des obstacles jalonnant les 230 kilomètres de désert du parcours. Ces objets qui peuvent être facilement évités par un être humain sont destinés à tester l'efficacité des systèmes de navigation des véhicules. L'objectif de ce genre de manifestation est de favoriser et de stimuler la recherche et le développement dans un domaine cher à l'Armée américaine : les appareils sans pilote. La mise au point de véhicules autonomes nécessite en effet des innovations dans de nombreuses disciplines scientifiques (robotique et contrôle automatique évidemment, mais aussi logiciels de reconnaissance et de traitement des images). Le nom du vainqueur sera connu le 8 octobre prochain.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 758 - 19 septembre 2005.
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New York Times 14/09/2005 (Robotic vehicles race, but innovation wins)
USA - Energie
Besoin d'énergie ? Cherchez la vache ! - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:32 - INFO-NEWS
Lors du congrès de l'American Chemical Society (ACS), à Washington le mois dernier, une équipe de l'Ohio State University a présenté une approche originale pour produire de l'électricité à partir de la panse ou rumen des vaches. Les ruminants possèdent un système digestif particulier qui se caractérise notamment par un estomac divisé en 4 compartiments, dont la panse. Cet ensemble constitue un bouillon de culture bactérienne favorisant les processus de dégradation de la cellulose en produits assimilables par l'organisme. Hamid Rismani-Yazdi et ses collègues ont donc eu l'idée d'extraire le liquide du rumen d'une vache pour construire un petit générateur électrique. Le dispositif se compose de deux enceintes.
D'un côté, on trouve une anode remplie du fluide de fermentation et de cellulose dans laquelle les réactions biochimiques libèrent un excès d'électrons ; de l'autre, une cathode remplie de ferricyanide de potassium qui assure la réaction d'oxydation. Deux pièces de graphiques plongés dans ces deux milieux ont permis à l'équipe d'obtenir un courant de 0,58 V. Ce voltage, passé à 0,2 V au bout de 4 jours, a pu être restauré à l'aide d'un supplément de cellulose.
L'ambition des chercheurs est d'offrir à terme aux agriculteurs des solutions capables d'assurer leur autonomie énergétique à partir des déchets de la ferme. En effet, la bouse (riche en cellulose - le carburant - et en bactéries) pourrait être utilisée en lieu et place du rumen. Mais d'autres travaux seront nécessaires pour dire si ce type de générateur est capable de fournir plus d'électricité et identifier, avec précision, toutes les bactéries en jeu.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 758 - 19 septembre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
USA Today 14/09/2005 (Need Energy ? Get a cow)
USA - Information médicale
Partage de données électroniques médicales des victimes de Katrina - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:28 - INFO-NEWS
Sur une initiative du gouvernement fédéral après l'ouragan Katrina, les bases de données informatiques de différentes pharmacies et fournisseurs de soin ont été rassemblées dans une base de données centralisée. Les secours aux victimes peuvent accéder à cette base de données à la recherche des prescriptions de médicaments concernant plus de 800.000 sinistrés, pour lesquels ils ne disposeraient sinon d'aucune information. C'est une étape dans la
reconstruction des dossiers médicaux de ces personnes, actuellement séparées de leur médecins et de leur pharmacies habituels. Beaucoup craignent en effet que les dossiers médicaux, et en particulier ceux qui n'étaient pas informatisés, aient été perdus lors de la tempête. Il a fallu une dizaine de jours pour organiser le système, en réunissant une soixantaine d'officiels gouvernementaux, de représentants de compagnies de soins, d'assurance et de logiciel médical, des pharmacie et des conseillers juridiques. Le respect de la vie privée a évidemment suscité des questions lors de la mise en place du système et des Etats ont suspendu certaines lois pour rendre possible ce partage de données.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 757 - 16 septembre 2005.
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Washington Post 14/09/2005 (Health records of evacuees go online)
USA - Cardiologie
Un mal pour un bien - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:26 - INFO-NEWS
Selon une étude parue dans le journal Chest, l'anévrysme de l'aorte thoracique ascendante (une affection relativement rare caractérisée par une dilatation de l'aorte) pourrait protéger contre une autre maladie beaucoup plus fréquente : l'athérosclérose. Cette hypothèse pour le moins surprenante est avancée par une équipe des universités Yale (Connecticut) et Stony Brook (New York) sur la base d'une analyse multivariable comparative incluant 64 patients atteints d'anévrysme aortique (dont 33 dissections) et de 86 sujets témoin.
Pour les chercheurs, l'association inverse entre dilatation anévrysmale de l'aorte thoracique et asthérosclérose pourrait avoir pour origine une même mutation génétique prédisposant pour la première tout en assurant un effet protecteur contre la seconde. L'importance de cette découverte, qui reste à confirmer étant donné le faible nombre de participants à l'étude, dépendra de la capacité des chercheurs à mettre en évidence le mécanisme de protection en jeu et à l'appliquer à une large population. L'athérosclérose, à l'origine de la plupart des maladies cardio-vasculaires, constitue la première cause de mortalité dans les pays occidentaux.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 757 - 16 septembre 2005.
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Wall Street Journal 13/09/2005 (Aneurysms' intriguing silver lining
USA - Astronomie
Un sursaut gamma venu du fond de l'Univers - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:24 - INFO-NEWS
Le télescope spatial Swift a repéré le 4 septembre 2005 une gigantesque explosion caractérisée par un sursaut gamma de 200 secondes d'une rare intensité. Une fois l'alerte donnée, les télescopes du monde entier se sont tournés vers la région du phénomène pour mesurer sa lumière rémanente, perceptible pendant plusieurs jours.
Selon les estimations des astronomes tenant compte du décalage du spectre dans l'infrarouge, l'événement se serait produit à 13 milliards années-lumière de la Terre, dans l'enfance de l'Univers. Un précédent objet encore plus ancien avait bien été identifié par les chercheurs mais il s'agissait d'un quasar, un trou noir extrêmement massif contenant des milliards d'étoiles. Cette fois, le phénomène aurait pour origine une étoile unique, sans doute super massive étant donné l'énergie dégagée. Cette découverte va dans le sens de certaines théories prédisant l'existence d'étoiles de très grande envergure dès le début de leur formation (vers 600 millions d'années après le Big Bang), déjà impliquées dans un processus de naissance et de mort des étoiles. De futures observations de Swift, en particulier dans les régions reculées de l'Univers, devraient permettre de confirmer ou non ces hypothèses.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 757 - 16 septembre 2005.
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Los Angeles Times 13/09/20 5 (Exploding star is said to be oldest ever observed) / Washington Post 13/09/2005 (Satellite detects massive explosion)
USA - Environnement
Les conséquences écologiques de Katrina - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:22 - INFO-NEWS
Alors que se poursuit le pompage des eaux qui ont inondé la Nouvelle-Orléans au passage du cyclone Katrina il y a deux semaines, les scientifiques s'interrogent sur les conséquences pour l'environnement de ce nettoyage. Les flots aujourd'hui redirigés vers le Lac Pontchartrain voisin sont en effet chargés de toutes sortes de pesticides, métaux lourds et produits chimiques toxiques. Il faut dire que les sources de pollution ne manquent pas, depuis les quelques 140.000 à 160.000 foyers submergés (voitures comprises) jusqu'aux 200 usines de traitement des déchets et plusieurs centaines de petites entreprises touchées en Louisiane, Mississipi et Alabama. Les autorités locales, bien que conscientes du problème, ont expliqué ne pouvoir faire grand-chose, un filtrage à si grande échelle étant irréalisable. Elles comptent donc surtout sur la capacité d'auto-épuration du milieu naturel. Certains scientifiques non gouvernementaux partagent d'ailleurs cet "optimisme" ; ils estiment que les risques à long terme pour les écosystèmes côtiers sont limités dans la mesure où le lac, alimenté par plusieurs fleuves tout le long de son parcours jusqu'au Golfe du Mexique, est soumis en outre au lessivage périodique des marées. Les polluants devraient ainsi être dilués et perdre progressivement leur pouvoir toxique (certains étant pour une part éliminés par les bactéries). En attendant, une surveillance du lac a été mise en place, faute de mieux.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 756 - 14 septembre 2005.
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New York Times 07/09/2005 (Water returned to lake contains toxic material)
USA - Energie
Un kilomètre à pied, ça use... et ça produit - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:20 - INFO-NEWS
Lawrence Rome, de l'Université de Pennsylvanie, et ses collègues ont mis au point un nouveau dispositif de production d'électricité fondé sur la marche. D'autres avant eux avaient pensé utiliser les chaussures comme générateur. A l'aide de cristaux piézoélectriques intégrés aux souliers, on avait déjà pu produire une puissance de 10 à 20 mW.
Mais les nouveaux travaux des chercheurs, publiés dans Science, ont permis d'obtenir de bien meilleurs résultats, de l'ordre de 7 W, largement suffisants pour le fonctionnement d'appareils de géolocalisation et de téléphonie. Pour cela, ils ont développé un genre de sac à dos constitué d'un cadre rigide et associé à un balancier capable de transformer le mouvement vertical d'une charge en courant électrique. Lors d'une locomotion terrestre normale, un individu transportant un paquetage dans le dos effectue à chaque pas un déplacement vertical de 5 cm. C'est donc l'énergie mécanique de ce phénomène qui est mise à profit comme source électrique avec une un rendement relativement constant de 30 à 40%. D'après les estimations des auteurs de ces travaux, l'énergie métabolique supplémentaire que requiert ce type de procédé est faible et peut être fournie par un supplément marginal de nourriture dont le poids est négligeable. Grâce à lui, l'Office of Naval Research espère diminuer la quantité de batteries à emporter pour les militaires en mission en Afghanistan. Il pourrait également servir à alimenter les équipements des secouristes en cas de sinistre.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 756 - 14 septembre 2005.
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USA Today 08/09/2005 (New backpack puts the juice in power walking)
USA - Evolution
Le cerveau humain, toujours en évolution ? - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:18 - INFO-NEWS
Deux études menées par la même équipe et parus dans la revue Science suggèrent que l'évolution du cerveau humain pourrait s'être poursuivie après l'avènement de l'Homo sapiens. Bruce Lahn, de l'Université de Chicago (Illinois), et ses collègues ont séquencé l'ADN d'environ 90 cellules humaines tirées des collections du Coriell Institute for Medical Research de Camden, dans le New Jersey. Ils ont ainsi mis en évidence, pour deux gènes particuliers dont on pense qu'ils régulent la croissance cérébrale, deux allèles dont la fréquence statistique ne devrait rien au hasard, indiquant l'intervention d'une sélection naturelle. Selon les estimations des chercheurs, ces deux allèles favorables auraient émergé il y a 37 000 ans pour l'un (avec un intervalle de confiance allant de 14 000 à 60 000 ans) et 5800 ans pour l'autre (avec un intervalle possible de 500 à 14 100 ans). La sélection naturelle aurait donc maintenu son influence sur le cerveau jusqu'à très récemment. Toutefois cette conclusion est encore loin de faire l'unanimité. Si les allèles découverts par l'équipe de Bruce Lahn semblent bien portés la marque de la sélection naturelle, il n'est pas prouvé que celle-ci se soit exercée sur le cerveau (les gènes concernés sont exprimés dans d'autres tissus du corps humain) ni même que l'avantage cognitif conféré, s'il existe, soit très marqué. De plus amples recherches devraient permettre de répondre à ces questions.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 756 - 14 septembre 2005.
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New York Times 09/09/2005 (Brain may still be evolving, studies hint)
USA - Climatologie
La couche d'ozone reprend du poil de la bête - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:16 - INFO-NEWS
Selon l'analyse de mesures satellitaires et terrestres réalisée par un groupe de statisticiens et de climatologues au CISES (Center for Integrating Statistical and Environmental Science) de l'Université de Chicago, le déclin de la couche d'ozone qui protège la Terre des rayons UV serait désormais endigué. En certains endroits du globe, l'épaisseur de la couche aurait même légèrement augmenté ces dernières années. Financée par la NASA, la NOAA et l'EPA, cette étude publiée dans le Journal of Geophysical Research est la première à mettre en évidence un arrêt de la perte d'ozone total depuis l'adoption il y a 18 ans du Protocole de Montréal. L'accord international visant à éliminer les substances délétères pour la couche d'ozone comme les chlorofluorocarbones (CFC) aurait donc rempli son office. Cependant, on aurait tort de crier victoire trop tôt. Les produits chimiques incriminés migrent lentement vers les hautes couches de l'atmosphère et persistent pendant plusieurs décennies, en conservant leur potentiel de décomposition de l'ozone stratosphérique. D'autres facteurs sont également susceptibles d'affecter la reconstitution de la couche d'ozone (températures, particules volcaniques, vapeur d'eau, méthane, etc.). Le retour à des concentrations normales d'ozone, s'il a lieu un jour, n'est donc pas pour demain.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 755 - 12 wseptembre 2005.
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USA Today 07/09/2005 (Brakes put on ozone depletion ?)
USA - Médecine / Ethique
Les étudiants en médecine dans le collimateur des compagnies pharmaceutiques - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:14 - INFO-NEWS
Chaque année, l'industrie pharmaceutique dépense de 12 à 18 milliards de dollars en actions de marketing à destination des médecins. Mais ce type de promotion commence en fait bien en amont, alors même que les dits médecins sont encore sur les bancs de l'école. Une équipe dirigée par Frederick Sierles, de l'Université Rosalind Franklin (Illinois), vient de publier dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) une enquête anonyme menée auprès de 1143 étudiants en troisième année de médecine au sein de 8 facultés américaines. Les résultats révèlent que la plupart des élèves ont accepté de petits cadeaux ou participé à des manifestations (déjeuner, conférence, etc.) organisées par des sociétés privées. Leur attitude vis-à-vis de ces pratiques est ambiguë : ils reconnaissent le caractère intéressé de la démarche et estiment à 69% ne pas être dupes mais ils ne sont que 58% à penser que leurs collègues ne se laissent pas non plus influencer. De même, si les cadeaux ou les déjeuners leur paraissent souvent inappropriés, cela ne les empêche pas de les accepter. Pour les auteurs de l'étude, cette dualité indique que les étudiants constituent un groupe vulnérable dans un environnement où la frontière entre médecine et industrie devient plus perméable (et pas toujours au profit du patient). A l'heure actuelle, très peu de facultés réglementent les relations entre leurs élèves et les compagnies pharmaceutiques.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 755 - 12 wseptembre 2005.
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Washington Post 07/09/2005 (Medical students get industry gifts)
USA - Energie
Énergie : quinze États se retournent contre le gouvernement - Dimanche, 2 Octobre 2005 - 22:13 - INFO-NEWS
La ville de New York et 15 Etats américains (Californie, Connecticut, Illinois, Iowa, Maine, Massachusetts, New Hampshire, New Jersey, Nouveau Mexique, Caroline du Nord, Pennsylvanie, Rhodes Island, Vermont et Wisconsin) ont décidé d'intenter une action civile en justice contre le Département de l'Energie (DoE) pour n'avoir pas su imposer auprès des industriels l'adoption de mesures plus strictes d'économie d'énergie sur 22 types d'appareils ménagers (chauffe-eau, lave-vaisselle, air conditionné, lave linge, sèche linge, lampe etc.).
En effet, une fois les standards de consommation établis par le Congrès, il revient au DoE de les faire appliquer et de les réviser périodiquement, en général dans le sens d'un renforcement étant donné les progrès technologiques. Or, les dernières mises à jour du DoE remontent à 2001 ; pour certains appareils le DoE a pris de 3 à 13 ans de retard par rapport à la limite légale. Selon les calculs des responsables de la poursuite judiciaire, si le DoE avait fait son travail, cela aurait permis une baisse de la consommation d'électricité, de gaz et de pétrole équivalente aux besoins énergétiques annuels de 3 à 12 millions de foyers américains ou à la production de 13 à 42 centrales !
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 755 - 12 wseptembre 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Wall Street Journal 08/09/2005 (U.S. is sued over appliances)